• Climat de classe,  Covid-19 2020,  Espaceprof,  Nadia Bélanger

    Ma classe réelle est tellement plus…

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    Nadia Bélanger Espaceprof

    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    Ma classe réelle n’a rien à envier à ma classe virtuelle. Elles sont tellement différentes. 

    Ma classe réelle a ses odeurs que les élèves reconnaissent à leur arrivée. Elle sent parfois le produit au citron que j’utilise pour laver mes bureaux juste parce qu’il sent tellement bon! D’autres fois, elle sent le thé chaï, qui est sur mon bureau, et d’autres, ma crème à main à la lavande que je partage avec mes élèves.

    Ma classe réelle a ses couleurs. Elle a une belle nappe fleurie, un joli faux pot de fleurs, des photos souvenirs de mes débatteurs épinglées sur un tableau, des dessins réalisés par mes élèves sur la nature de l’être humain.

  • Alexandra Coutlée,  Apprentissage,  Climat de classe,  Covid-19 2020,  Enseignement positif,  Espaceprof,  relation d'aide

    La pression disparue des évaluations

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Fondatrice, conseillère pédagogique en intégration du numérique au primaire et au secondaire

    www.alexandracoutlee.com

    Les débats sont bien présents sur les réseaux sociaux. Beaucoup de questionnements restent sans réponse et sans solution. Les enseignants sont présentement bombardés de ressources, d’articles sur des activités à faire à la maison, sur des outils autrefois payants qui offrent présentement une gratuité. Pour plusieurs, tout ça est très angoissant… On ne sait pas par où commencer.. ou même si on doit commencer! Rien n’est clair. Nos repères sont flous. 

    Les examens du ministère ayant été annulés, on peut souffler un peu. Nous n’avons pas cette pression de devoir à tout prix “couvrir la matière” qui se retrouvera à l’examen. Et si cette pression de résultats et d’examens disparue nous aidait, en tant qu’enseignant, à découvrir une autre façon de faire? Je ne sais pas pour vous, mais ce que j’aimais le plus dans mon rôle d’enseignant n’était pas la surveillance des examens de fin d’année… Trois heures à marcher dans les rangées… Ce n’était pas non plus cette correction de fin d’année interminable où mes commentaires ajoutés ne servaient à rien d’autre qu’à justifier ma note si jamais on la contestait…puisque les élèves ne reverraient jamais cette copie.

  • Alexandra Coutlée,  Climat de classe,  Gestion de classe

    Agir au lieu de réagir

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Ah les jeunes aujourd’hui! Ils ne savent plus écouter, n’est-ce pas qu’on l’entend souvent, celle-là? Il semble que plusieurs enseignants vivent des frustrations face aux jeunes qui ne sont pas attentifs. Ils aimeraient être capables de donner leur cours sans être interrompus par les élèves… mais est-ce qu’on veut vraiment d’une classe assise… passive, à l’écoute pendant 55 ou encore 75 minutes de temps? Serions-nous capables nous-mêmes de maintenir cette écoute pendant tout ce temps pendant, disons, une formation ou une réunion? Si les élèves ne sont pas engagés et à l’écoute 100 % du temps, est-ce que c’est toujours notre faute en tant qu’enseignant? Est-ce que nos cours sont mal préparés? Nos activités, ennuyantes?

    Il est tout à fait normal de ne pas être toujours attentif. Je suis certaine que vous avez répondu qu’il vous est impossible de maintenir votre attention 100 % du temps pendant une formation de 75 minutes, par exemple, même si la formation est pertinente et bien présentée. Même bien planifié, un cours ne rejoindra jamais 100 % des élèves. Les dérangements que les élèves peuvent apporter dans un cours sont donc tout à fait normaux et prévisibles. Par contre, nuances ici, je ne parle pas des élèves qui dérangent la classe de façon excessive ou même de façon dangereuse. Je parle de petites distractions, comme l’élève dans la lune ou l’élève qui parle à son voisin en chuchotant.

  • Climat de classe,  Espaceprof,  Gabriel Gaudreault,  Gestion de classe

    Le groupe difficile

    Image par rawpixel de Pixabay

    Gabriel Gaudreault

    Enseignant en formation professionnelle

    https://leblogueduprof.com


    Tous les enseignants de ce monde finissent par le rencontrer et le redouter; le groupe difficile. Vous savez bien, ce groupe qui arrive à remettre en doute nos compétences de bon enseignant. Ce groupe qui met notre motivation à rude épreuve tous les matins avant d’aller travailler. Celui qui nous force à chercher des éléments positifs auxquels se raccrocher pour éviter de se mettre en boule dans un coin et pleurer.

    Ça reste des étudiants… des élèves… Ne pensez pas que je les dégrade en disant cela, au contraire; je les accueille. Parce que non, ils ne m’écoutent pas, non, ils ne respectent pas la plupart des règles établies en classe, mais ils restent mes étudiants et je les aime, sans jugement… Derrière leur petite carapace de rebelle répressif, il y a souvent un individu qui souhaite seulement se faire une petite place dans l’univers. Je ne m’avancerais certainement pas à dire que de venir à bout de cette foutue carapace est chose simple. C’est qu’ils tentent tant bien que mal de se défendre, ces étudiants rebellés. Ne perce pas la coquille qui le veut bien…

  • Climat de classe,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Gestion de classe,  Nadia Bélanger,  relation d'aide

    Faisons tomber les étiquettes


    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    Dès la première rencontre de niveau, les premières étiquettes sont données aux élèves: « bavard », « trop d’attitude », « paresseuse ».

    Dès la première semaine, les nouveaux enseignants ne sont pas épargnés, étiquetés rapidement: « va être bon », « veut se faire aimer » , « prend beaucoup de place ». On ne tarde pas non plus à leur faire part des étiquettes des anciens: « les élèves l’adorent », « a l’air bête ».

    Il y a des étiquettes qui sont utiles pour l’enseignant(e), car elles permettent d’éviter des situations embarrassantes ou des réactions inadéquates envers certains élèves ou des collègues qui ont des problématiques particulières.