• Espaceprof,  Formation,  Nouveaux enseignants

    Le TECFÉE, un cauchemar collectif

    Image par athree23 de Pixabay

    Jade Boudreau Espaceprof

    Jade Boudreau

    Étudiante en enseignement


    C’est le test de certification en français pour l’enseignement que nous appelons affectueusement (ou pas) le TECFÉE. C’est le cauchemar de plusieurs élèves au BAC. Pour éclairer les humains qui n’ont pas à subir ce test, je vous explique. Que tu sois en enseignement au préscolaire et en éducation primaire, en enseignement de l’éducation physique, en enseignement de l’éthique et culture religieuse au secondaire ou encore en éducation en anglais langue seconde, tu dois passer ton TECFÉE. Il ne faut pas oublier que tu dois l’avoir réussi avant de pouvoir faire ton 3e stage. Si tu l’échoues, je suis bien désolée, mais tu ne vas pas en stage. Attends et recommence. De l’aide est fournie, comme le CARÉ à l’UQAM, mais pas assez utilisée. Certes, ce n’est pas au même degré que nous utilisons la langue, mais tous les programmes en enseignement ont un double seuil de réussite de 70 % (mis à part anglais langue seconde qui a un seuil à 55 %). Par double seuil, je parle qu’il y a deux volets à cet examen. Une partie sur les codes linguistiques : toutes les notions de la langue française peuvent être abordées, soit la syntaxe, la ponctuation, la morphologie (la morpho-quoi?), les verbes, les accords, les définitions et sans oublier les fameuses expressions. Ensuite, après le questionnaire de 60 questions à choix de réponses, tu dois faire une rédaction. Tu écoutes une entrevue portant sur un sujet relié à l’éducation et tu dois écrire un texte de 350 mots minimum (petit conseil : n’en fais pas plus) en ajoutant un commentaire personnel pertinent (Selon qui? On ne le sait pas). En moins de temps pour le dire, tu payes 70 $ à ta première passation et 80 $ pour la seconde, la troisième, la quatrième et ça peut continuer longtemps comme ça…

  • Enseignant connecté,  Espaceprof,  Formation,  Santé mentale

    Apprendre comme moyen pour gérer son stress au travail

    Image par Evgeni Tcherkasski de Pixabay

    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Le métier d’enseignant n’est pas facile et comprend son lot de stress au travail. Il existe plusieurs solutions pour gérer son stress au quotidien.  On nous parle par exemple d’aller faire une marche sur notre heure de dîner, de faire jouer de la musique pendant notre pause ou au début des cours pour détendre l’atmosphère. Les discussions avec des collègues peuvent aussi être une source de réconfort et nous aider à gérer notre stress. Par contre, toutes ces solutions sont des solutions à court terme. Elles aident à gérer le stress du moment ou encore à mettre un baume sur le trop-plein de stress que nous vivons ce jour-là.

    Pour s’assurer d’être bien à long terme dans notre métier d’enseignant,  il faut donc trouver des solutions à plus long terme. Une étude de l’Université de Michigan a testé l’impact de l’apprentissage sur le stress de deux groupes d’employés.  Un premier groupe utilisait les méthodes nommées précédemment pour gérer son stress (des respirations, des marches, de la méditation, etc.). Le 2e groupe était activement engagé dans l’apprentissage de quelque chose de nouveau. Le groupe qui a participé à des activités d’apprentissage ressentait moins d’émotions négatives au travail que le groupe qui avait utilisé des stratégies de gestion de stress plus temporaires.

  • Espaceprof,  Formation,  Gestion de classe,  Nouveaux enseignants,  Suppléance

    La suppléance n’est pas juste une paye, c’est la meilleure école.

    Image par Pexels de Pixabay

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    J’ai fait mon baccalauréat au début 2000. C’était l’époque où nous devions encore aller chercher l’information puisqu’elle ne venait pas directement à nous via notre téléphone. C’était aussi l’époque où nous devions encore appeler pour avoir de l’information. Malgré que la majorité d’entre nous avions un courriel, la norme était de répondre dans les 3-4 jours ouvrables, loin du 2-3 heures que nous connaissons aujourd’hui. La majorité de notre information venait non pas d’un ordinateur ou d’une tablette, mais bien de sources humaines. 

    C’est donc à cette époque archaïque que j’ai entendu parler, par des collègues étudiants, qu’en tant qu’étudiante en enseignement, je pourrais faire de la suppléance. J’ai alors sauté sur l’occasion et je suis allée rencontrer les secrétaires d’école près de chez moi pour leur offrir mes services de suppléance (oui, c’est comme ça que ça fonctionnait à l’époque!). 

  • Enseignement positif,  Formation,  Motivation,  Passion

    La formation continue : une avenue à plusieurs voies


    Alex-Anne Flambert

    Enseignante au secondaire

    https://labibliomaniaque.wordpress.com


    Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours eu une soif intarissable d’apprendre. C’est probablement une des raisons pour lesquelles je suis une lectrice aussi inconditionnelle. Je suis avide de connaissances, affamée de nouveauté. Je me considère également comme une personne qui cherche sans cesse à s’améliorer. C’est d’ailleurs pourquoi, dès mon entrée à l’université, j’ai su que mes cours ne seraient pas suffisants pour me satisfaire. 

    Dans mon parcours universitaire, j’ai fait beaucoup de bénévolat lors de congrès. Je me rappelle avoir découvert l’Association québécoise des professeur.e.s de français (AQPF) grâce à une de ces journées de bénévolat, de même que le congrès De mots et de craie. Autant ai-je adoré me sentir utile et aider au bon déroulement de ces journées enrichissantes que j’ai eu la piqûre pour ces occasions de formation. Cela m’a d’ailleurs donné envie de créer une journée de conférences sur un sujet qui prend une place importante sur mon blogue, la culture. Les circonstances étant ce qu’elles sont, la journée n’a pas eu lieu, mais simplement chercher quels conférenciers auraient été pertinents m’a permis d’en apprendre beaucoup et de découvrir de belles personnalités et ressources. Je me suis formée, autrement!