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    La communication avec les parents


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Nous le savons tous, elle est primordiale, et les parents sont d’un soutien irremplaçable pour nos jeunes et leur réussite scolaire. Dans un monde idéal, je pourrais communiquer avec les parents de mes élèves deux ou trois fois par mois pour les tenir au courant de ce qui se passe dans la classe, du cheminement de leur enfant et pour régler chaque petite difficulté dès qu’elle se pointe le bout du nez. 

    La réalité

    La réalité est cependant différente. En tant qu’enseignante d’anglais au secondaire, j’enseigne à six groupes par année. Si nous comptons 30 élèves par groupes, ça en fait environ 180. C’est beaucoup de monde ça! C’est donc impensable de communiquer avec chaque parent individuellement. Pire encore, avant la fin de la première étape, je connais rarement tous mes élèves. Pour ma part, au début d’octobre, je connais les élèves dérangeants, les élèves à plan d’intervention, les élèves qui ont des difficultés et les élèves qui participent beaucoup. Les autres, je ne les connaitrai pas avant le début novembre. Dans ce contexte, il est difficile de même savoir quoi dire à chaque parent. 

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Motivation,  Nouveaux enseignants,  relation d'aide

    Madame Gabrielle


    Gabrielle Levesque

    Gabrielle Levesque

    Enseignante au secondaire


    Je m’appelle Gabrielle. On m’appelle madame Gabrielle, madame Levesque ou parfois rien que madame. On me tutoie et d’autres fois on me vouvoie. Mes élèves me disent souvent bonjour quand ils entrent dans ma classe, alors que d’autres fois, ils passent devant moi sans me saluer. On ne me demande pas souvent comment je vais, mais je suis toujours la première à vouloir savoir comment tous vont. C’est important pour moi.

    J’aurais pu être secrétaire parce que je prends des notes tout le temps. Il y a des papillons autocollants partout sur mon bureau et dans mon agenda. Les notes et les rappels, je sais les gérer. J’aurais pu être juge dans une grande cour parce qu’il m’arrive de gérer des conflits lors des travaux d’équipe ou même des chicanes entre amis. J’aurais pu être médecin aussi parce que mes élèves ont tout le temps mille et un bobos que je tente de soigner, à coup de pansements, comme je le peux. Il y a les bobos du cœur aussi, les premières peines adolescentes que j’arrive à gérer telle qu’une psychologue le ferait. J’aurais pu faire toutes ces professions parce que je passe ma journée à exercer un peu chacune d’entre elles. J’en passe même.

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    1er stage très paradoxal! Oui, oui!


    Jade Boudreau

    Étudiante en enseignement


    Toute la session d’automne, on nous prépare à notre futur stage. Le premier, on sent l’excitation dans les classes à la vue de ce grand moment. Durant ces cours d’introduction, on met en place les bases pour faire notre stage d’observation. Je tiens à souligner que notre stage est basé sur l’observation, c’est un élément à retenir attentivement, on y reviendra plus tard. 

    Donc, tu étudies, tu fais des travaux, des lectures et beaucoup de travaux d’équipe pour finalement atteindre le Graal. Tu vas avoir des vrais élèves, dans une vraie école et avec de vrais profs. Entre ton emploi à temps partiel, tes bourses et tes prêts (si t’es chanceux) et parfois la vie de maman. Tu bûches. Je dirais même tu rush. FINALEMENT, voilà ta fin de session qui se pointe et hop! On s’en va dans le tourbillon du temps des fêtes.

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Gestion du temps,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale,  Santé Physique

    Être bien avec soi, avec sa profession


    Cloé Janelle

    Enseignante en adaptation scolaire


    Il s’agit de ma deuxième année comme titulaire de classe et j’en suis très heureuse! Pour l’instant, j’ai trouvé un équilibre entre le travail et la vie personnelle. 

    Mon truc : prendre le temps de faire les choses, c’est-à-dire prendre le temps d’aller à la salle de bain pendant la journée, de ranger mon bureau, d’aller discuter avec une collègue, d’aller porter ma tasse de café dans la salle des profs, de retrouver mes factures perdues, etc. 

    Ainsi, lorsque je rentre de l’école, j’ai passé une meilleure journée et je me sens bien avec mon emploi, ma profession. Même qu’en soir de semaine, je fais des activités avec mon copain; je me sens presque la fin de semaine! 

    Je réalise à quel point je ne prenais pas soin de mon bien-être l’année scolaire dernière et que cela avait un impact sur mon humeur, donc sur les élèves et sur ma vie personnelle. Je me sens bien, je me sens heureuse.

    Bon début d’année, chers collègues enseignants! 

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Motivation

    Les comités


    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au secondaire et au primaire, fondatrice d’Espaceprof


    Un enseignant fait bien plus qu’enseigner. Tout le monde sait qu’un enseignant est aussi parfois psychologue, infirmier, conseiller d’orientation et bien plus encore… Toutes autres tâches connexes! Une de ces tâches, qui passe bien inaperçue, est la participation à divers comités. Une école, pour qu’elle soit pleine de vie, a besoin d’activités, de dialogues, d’innovation, d’organisation et de créativité. Il n’est donc pas rare de voir les enseignants s’impliquer dans diverses tâches telles que organiser le bal de finissants, participer à un comité qui planche sur des solutions pour les élèves en difficulté d’apprentissage ou encore siéger sur le conseil d’établissement de l’école et veiller à son bon fonctionnement.

    En début d’année scolaire, les enseignants choisissent les comités auxquels ils vont se rattacher. Certaines écoles imposent la participation à au moins un comité, d’autres demandent la participation de volontaires. La liste des comités possibles est aussi longue et aussi diversifiée que le sont les milieux scolaires. Espaceprof vous fournit ici une liste recueillie grâce aux partages de nombreux enseignants des comités présents dans les écoles. Cette liste n’est pas complète, bien sûr, puisque chaque école et chaque milieu n’a pas pu être rejoint. Par contre, elle vous donne une idée des nombreuses façons dont les enseignants s’impliquent, en plus de leurs tâches pédagogiques. Cette liste peut aussi vous aider à créer, dans vos milieux respectifs, des comités qui vous rejoignent et rejoignent vos champs d’intérêt, vos valeurs et vos convictions. Vous pouvez également nous soumettre, à même le document, les comités manquants de notre liste. Nous ajusterons le document selon vos partages.

    Pourquoi s’impliquer?

    Alors que la tâche d’enseignement est déjà bien remplie, pourquoi un enseignant choisirait-il de faire partie de ces comités? Nous avons sondé les enseignants d’Espaceprof et plusieurs nous ont donné différentes raisons. Premièrement, plusieurs comités s’ajoutent à la tâche d’enseignement et ajoutent des minutes de temps dans l’horaire (ce qui parfois évite d’autres tâches un peu moins motivantes comme la surveillance de corridor). Plusieurs enseignants mentionnent vouloir faire une différence dans leurs milieux, vouloir partager leurs idées et travailler en collaboration. Certains comités donnent le sentiment de faire avancer une cause, comme dans le cas d’un comité sur les difficultés d’apprentissage ou un comité sur l’environnement. Il est possible de participer à l’élaboration de projets concrets qui amènent des changements dans notre milieu. Plusieurs mentionnent le plaisir comme motivation, par exemple, lorsqu’on s’implique dans le comité social afin de faire régner une bonne atmosphère au travail. Certains s’impliquent, car ils trouvent important de prendre part aux décisions budgétaires et organisationnelles. Ils s’impliquent et participent donc à la démocratie scolaire, représentent d’autres enseignants et sont au courant de ce qui se passe dans l’école. Ils peuvent même, parfois, influencer certaines décisions des gestionnaires! Certains comités sont stimulants et créatifs, comme par exemple le comité de l’album des finissants ou un comité décoration. Ceux-ci permettent aussi de laisser sa trace auprès des élèves de l’école, d’être en charge des traces que les élèves ont laissé à l’école également. 

    S’impliquer alors que la tâche est déjà bien remplie peut aussi représenter certains inconvénients. Plusieurs comités ne sont pas reconnus à leur juste valeur pour le temps qu’ils demandent. Certains ne sont pas reconnus du tout dans la tâche aussi. Les comités prennent parfois beaucoup de temps dans l’année et permettent donc moins de temps pour la préparation, la correction et même du temps personnel! Il est donc important de se respecter dans les choix de comité. Par exemple, si on débute en enseignement, il n’est peut-être pas très judicieux de donner son nom pour deux, trois voire quatre comités. On peut peut-être en choisir un seul pour la première année et s’impliquer différemment. Peut-être qu’il faut choisir de ne pas s’impliquer du tout dans un comité lors de cette année si on sait que la situation à la maison sera plus exigeante ou, par exemple, si on a un nouveau niveau et qu’on vit un peu d’anxiété à ce sujet. Il faut savoir s’écouter, bien choisir son implication et savoir reconnaître ce qui sera trop pour nous. Il y aura bien suffisamment de façons de s’impliquer pendant l’année scolaire! On pourra y aller de façon plus ponctuelle, comme  en offrant à son collègue en musique de vendre les billets à la porte une soirée dans l’année ou en participant ponctuellement aux discussions d’un comité et y apporter notre avis.

    Quand c’est possible, et que ça entre dans notre tâche (et que et que ça respecte notre équilibre de vie), faire partie d’un comité peut être très valorisant. Ça permet de se tenir informé et de sentir qu’on apporte quelque chose dans un dossier qui nous tient à cœur et qui répond à nos valeurs. C’est aussi de belles occasions de collaboration entre enseignants, mais aussi avec les élèves, les parents, et même la direction d’école. Ça peut être énergisant et motivant. Il faut simplement savoir s’écouter, se respecter, bien choisir son implication et ne pas en prendre trop pour que ça devienne un ajout à la tâche!

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Nouveaux enseignants

    Première rentrée scolaire comme prof au secondaire; comment s’organiser?


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Félicitations! Vous avez reçu votre horaire, et c’est votre nom qui apparaît dessus. Votre première tâche d’enseignement, à vous, pour vrai! Et maintenant, le vrai travail commence. Je vous suggère donc quelques trucs pour bien vous organiser et faciliter votre gestion du travail pendant toute l’année. 

    La salle des enseignants : Si c’est votre première année dans cette nouvelle école, il vous faudra un bureau dans une salle d’enseignants. C’est la première chose à faire afin de pouvoir déposer vos effets personnels. Certaines écoles ont une organisation définie où les enseignants sont regroupés par matière, cycle ou programme particulier. D’autres écoles ont une organisation plus informelle. Demandez à vos collègues qu’ils vous renseignent à ce sujet. Une fois la salle d’enseignants choisie, installez-vous à un bureau libre et laissez-y des effets personnels afin d’identifier votre bureau. Vous n’êtes pas le seul nouvel enseignant à la recherche d’un bureau.

  • Enseignant en vacances,  Espaceprof,  Gestion du temps,  Santé mentale,  Santé Physique

    Se servir de l’été pour être prêt


    Alexandra Coutlée

    Enseignante au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    L’été, on a du temps… enfin! Alors pourquoi ne pas prendre ce temps pour mieux gérer notre année scolaire à venir? Non, je ne vous parle pas de planifier d’avance votre année scolaire ou de préparer des examens pendant vos vacances, mais de profiter de ce moment de recul pour organiser votre routine et votre mode de fonctionnement personnel afin de vivre la prochaine année scolaire différemment.

    Voici quelques petites choses que vous pourriez faire cet été qui pourraient vous aider à mieux vivre votre prochaine année scolaire et qui m’aident personnellement à chaque été.

    L’activité physique

    Tout le monde le sait que de se tenir en forme est important. Et nul besoin de devenir monsieur ou madame muscle pour voir une différence sur notre santé mentale et physique. L’été est un moment parfait pour explorer différentes activités physiques que vous pourrez garder en place à la rentrée. Alors essayez le cours de yoga gratuit à l’école au coin de chez vous, acceptez l’invitation de votre amie pour essayer son gym ou encore mettez en place une nouvelle tradition d’aller faire une marche en famille après le repas du soir. 

  • Gestion du temps,  Reconnaissance

    Les tâches invisibles des enseignants

    Tout le monde connait le métier d’enseignant. Après tout, tout le monde est allé à l’école et a côtoyé un enseignant à un moment de sa vie. Et un médecin? Un comptable? Un plombier? On connaît tout ce qu’il font? Je suis certaine que mon médecin de famille fait bien plus que de rencontrer des patients. Elle doit avoir plein de tâches que je ne connais pas. Un plombier doit bien se tenir à jour dans son métier et doit sûrement négocier avec des fournisseurs… et probablement plein de petites tâches que je ne connais pas. Un comptable doit probablement suivre de la formation continue, doit se tenir à jour… et doit sûrement aller acheter du papier de temps à autre! Alors un prof, qu’est-ce que ça fait? Bien sûr, ça planifie des cours, ça enseigne et ça corrige des évaluations. On sait tous que ça prend soin de nos enfants… mais les enseignants font une tonne de tâches bien invisibles, mais essentielles au fonctionnement d’une école, mais aussi de la réussite de nos enfants.

    Alors un prof, à part enseigner… ça fait quoi? Voici une liste de tâches invisibles qui m’ont été partagées par des enseignants. Les voici en rafale :

  • Décrocher,  Gestion du temps,  Lâcher prise,  Santé mentale,  Santé Physique

    La charge mentale des enseignants

    Vous connaissez la charge mentale? C’est en fait ce petit hamster dans notre tête qui roule en tout temps. On peut le vivre dans bien des métiers et même dans notre quotidien. La BD suivante sur la charge mentale des femmes a été partagée sur Internet il y a quelque temps et représente bien ce qu’est la charge mentale ou la charge cognitive.  En enseignement, elle affecte autant les hommes que les femmes et s’applique à tous les postes, de suppléant à enseignant-ressource, en passant par nos collègues travailleurs en éducation spécialisée et même par nos directions!

    Est-ce que j’ai oublié quelque chose? De remplir un formulaire? Est-ce que Sacha va bien? Il m’inquiète depuis quelques jours… Est-ce que j’arriverai à tout couvrir avant la fin de l’ann? Ah! Et voici un roman que je devrais lire, car il semble intéressant et pourrait être ajouté à ma planification de l’an prochain. Ce genre de pensées incessantes vous rappellent quelque chose? Font-elle partie de votre quotidien?

    Bien que passionnés par notre métier, parfois, cette charge cognitive incessante peut causer du stress, de l’anxiété et même de la détresse. Elle est parfois ressentie par une pression qu’on se met sur les épaules et peut facilement venir nous envahir. On a alors l’impression que notre travail n’arrête jamais. “J’ai tellement à coeur de bien faire les choses parce que … Est ce qu’il y a quelque chose de plus fragile et essentiel que le développement d’un enfant ? ” me confie une enseignante au primaire.

  • Gestion du temps,  Motivation,  Rétroaction numérique

    La correction

    Ah, la correction. S’il y a bien une tâche lourde, mais incontournable dans la vie enseignante, c’est bien elle! Bien sûr, l’évaluation, et donc, la correction, est essentielle à l’apprentissage. En tant qu’enseignant, c’est un outil qui nous aide à adapter notre pédagogie, à voir ce qui reste à travailler, à voir quel élève a besoin de nous. Mais c’est tout de même une tâche lourde en termes de temps, mais aussi émotivement. Voir qu’un élève qu’on a accompagné en récupération n’a pas réussi l’évaluation, ça brise le coeur. Voir aussi que le concept qu’on a expliqué de dix façons différentes n’a pas été réussi à l’examen… c’est frustrant.

    Le temps mis sur cette correction peut aussi être lourd. Il est impossible pour plusieurs, vu le nombre d’élèves, le nombre d’évaluations et le nombre de copies, de tout corriger dans l’horaire de travail et donc la correction se fait souvent au détriment de notre vie personnelle et familiale. Corriger un dimanche matin? Bien oui… c’est la réalité des enseignants un peu partout dans la province. Alors, est-ce que c’est possible de mieux vivre ces moments de correction? Voici ce que les collègues que j’ai sondés avaient à proposer comme solution.