• Gestion de classe,  Jessie Villeneuve,  Pédagogie

    Diversité culturelle : Enseigner à accueillir la différence, c’est aussi ça, notre rôle!

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    Jessie Villeneuve Espaceprof

    Jessie Villeneuve

    Enseignante au secondaire


    Je n’enseigne pas à Montréal. La pluriethnicité ne fait pas partie de mon quotidien. Pourtant, cette année, j’enseignais pour la première fois dans une école qui est désignée pour accueillir les enfants de familles immigrantes. Ça veut dire que dans ma commission scolaire, si tu es un enfant issu de l’immigration, peu importe ton quartier, tu dois fréquenter cette école afin de recevoir des services en classe de francisation. Bien qu’ils puissent bénéficier de ces services, ces élèves sont également intégrés dans les classes régulières, et ce, de manière de plus en plus fréquente au fur et à mesure que leur compréhension du français s’intensifie. 

  • Covid-19 2020,  Espaceprof,  Jessie Villeneuve,  relation d'aide,  Santé mentale

    Aujourd’hui, j’ai pleuré.

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    Jessie Villeneuve Espaceprof

    Jessie Villeneuve

    Enseignante au secondaire


    Oui, je suis probablement SPM. Oui, je suis sur le bord de devenir folle à force de ne voir personne. Oui, je suis hyper anxieuse face à ce qu’on vit tous actuellement. Mais ce n’est pas à cause de ça que j’ai pleuré.

    Je faisais ma marche dans une ville endormie où régnait un calme totalement inhabituel en plein jeudi après-midi. Je suis passée devant une maison décorée d’un arc-en-ciel dessiné de la main d’un enfant. J’ai eu une boule dans la gorge. Puis j’ai poursuivi mon chemin. J’ai croisé une deuxième maison, décorée elle aussi d’un arc-en-ciel. Une larme a coulé sur ma joue. Puis une autre, et encore une autre. Le torrent, toi chose!

  • Espaceprof,  Jessie Villeneuve,  Santé mentale

    Vivre avec un trouble anxieux en enseignement


    Jessie Villeneuve

    Enseignante au secondaire


    En 2013, le diagnostic est tombé : je souffre d’un trouble d’anxiété généralisée. Ça veut dire quoi? Que même d’être assise tranquille devant mes émissions de télévision préférées me donne une boule dans le ventre. Que je n’ai jamais l’esprit tranquille. Que je pense à mes cours 24h/24h, et ce, même quand je dors. Que j’ai l’impression de n’être jamais à la hauteur. Que j’ai le trac avant chacun de mes cours avec mes élèves. Pénible, me direz-vous? Oui, mais…

    Petit retour en arrière…

    Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été anxieuse. Mais à l’époque, je ne le savais pas vraiment parce que ce n’était pas le genre de chose dont on parlait. Et je n’en parlais pas parce que je croyais que c’était normal de vivre comme ça quotidiennement. Je croyais que lorsque j’aurais terminé mes études, ça se placerait, que c’était mon besoin d’être la meilleure dans tous mes cours (ce que je sais aujourd’hui être de l’anxiété de performance) qui me rendait ainsi.

    Avant chaque examen, j’avais mal au cœur, j’avais les mains glacées, j’avais juste envie que ça finisse. Je cassais les oreilles de mes amis avec mes fameux « Je vais me planter. », « Je ne me souviens de rien. », « On commence-tu que ça finisse? ». Mais finalement, j’avais toujours des notes bien au-dessus de la moyenne. Mon entourage en avait assez de m’entendre me plaindre alors que tout le monde savait très bien que j’allais « scorer », encore. À l’université, j’appelais ma mère en pleurant et j’étais offusquée de me faire répondre : « Ça va bien aller, comme d’habitude. »