• Espaceprof,  Gestion du temps,  Motivation,  Nouveaux enseignants,  relation d'aide

    Madame Gabrielle


    Gabrielle Levesque

    Gabrielle Levesque

    Enseignante au secondaire


    Je m’appelle Gabrielle. On m’appelle madame Gabrielle, madame Levesque ou parfois rien que madame. On me tutoie et d’autres fois on me vouvoie. Mes élèves me disent souvent bonjour quand ils entrent dans ma classe, alors que d’autres fois, ils passent devant moi sans me saluer. On ne me demande pas souvent comment je vais, mais je suis toujours la première à vouloir savoir comment tous vont. C’est important pour moi.

    J’aurais pu être secrétaire parce que je prends des notes tout le temps. Il y a des papillons autocollants partout sur mon bureau et dans mon agenda. Les notes et les rappels, je sais les gérer. J’aurais pu être juge dans une grande cour parce qu’il m’arrive de gérer des conflits lors des travaux d’équipe ou même des chicanes entre amis. J’aurais pu être médecin aussi parce que mes élèves ont tout le temps mille et un bobos que je tente de soigner, à coup de pansements, comme je le peux. Il y a les bobos du cœur aussi, les premières peines adolescentes que j’arrive à gérer telle qu’une psychologue le ferait. J’aurais pu faire toutes ces professions parce que je passe ma journée à exercer un peu chacune d’entre elles. J’en passe même.

  • Enseignement positif,  Formation,  Motivation,  Passion

    La formation continue : une avenue à plusieurs voies


    Alex-Anne Flambert

    Enseignante au secondaire

    https://labibliomaniaque.wordpress.com


    Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours eu une soif intarissable d’apprendre. C’est probablement une des raisons pour lesquelles je suis une lectrice aussi inconditionnelle. Je suis avide de connaissances, affamée de nouveauté. Je me considère également comme une personne qui cherche sans cesse à s’améliorer. C’est d’ailleurs pourquoi, dès mon entrée à l’université, j’ai su que mes cours ne seraient pas suffisants pour me satisfaire. 

    Dans mon parcours universitaire, j’ai fait beaucoup de bénévolat lors de congrès. Je me rappelle avoir découvert l’Association québécoise des professeur.e.s de français (AQPF) grâce à une de ces journées de bénévolat, de même que le congrès De mots et de craie. Autant ai-je adoré me sentir utile et aider au bon déroulement de ces journées enrichissantes que j’ai eu la piqûre pour ces occasions de formation. Cela m’a d’ailleurs donné envie de créer une journée de conférences sur un sujet qui prend une place importante sur mon blogue, la culture. Les circonstances étant ce qu’elles sont, la journée n’a pas eu lieu, mais simplement chercher quels conférenciers auraient été pertinents m’a permis d’en apprendre beaucoup et de découvrir de belles personnalités et ressources. Je me suis formée, autrement!

  • Espaceprof,  Motivation

    Une histoire d’amour propre


    Gabriel Gaudreault

    Enseignant en formation professionnelle

    https://leblogueduprof.com


    Ça m’a toujours fait sourire d’entendre mes collègues enseignants parler de discipline. Avouez-le, lorsqu’on entend ce mot, « discipline », on pense immédiatement aux pires scénarios imaginables. On s’imagine devoir gérer un élève complètement hors de contrôle ou en train de devoir s’expliquer avec des parents au sujet d’une crise quelconque. Pourtant, la discipline n’a jamais été synonyme de processus négatif. En fait, en ce qui me concerne, je préfère dire que j’enseigne la discipline et non pas que je fais « de la discipline » en classe.

    Peut-être trouverez-vous la nuance très subtile, mais à mes yeux, celle-ci est flagrante. J’aime beaucoup mieux percevoir la discipline comme un état d’esprit qui s’enseigne que comme une série d’actions punitives ou conséquentes. Une fois acquise par l’élève, la discipline se transforme en autodiscipline, et quelqu’un d’autodiscipliné est forcément quelqu’un qui s’aime suffisamment pour se mettre en branle, pour se mettre en action. L’autodiscipline est quelque chose que je prône beaucoup. Elle nécessite une force de caractère, une autonomie bien développée et un amour propre. J’essaie, autant que possible, d’apprendre à mes élèves à s’aimer suffisamment pour faire des choix qui représentent un investissement en leur propre personne, investissement qui leur rapportera un respect envers eux-mêmes à long terme.

  • Enseignement positif,  Motivation,  Passion,  Portraits d'enseignants

    Portraits d’enseignants : Sylvie Lebourdonnec


    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Sylvie a gentiment accepté de répondre à nos questions et d’être notre deuxième portrait d’enseignant Espaceprof. Elle cumule plus de 30 ans d’expérience comme enseignante. Titulaire du BAC en 1980, elle a depuis cumulé plusieurs postes différents en enseignement. « J’ai souhaité changer de poste régulièrement, c’est enrichissant sur le plan humain (belles rencontres) et ça rebooste pour innover et aller de l’avant ! » nous explique Sylvie.

    Devenir enseignante était un rêve de petite fille pour Sylvie. C’est grâce à des enseignants qui ont croisé son chemin d’élève qu’elle est devenue enseignante et aussi grâce aux enseignants qui l’ont accompagnée lors de ses stages. « J’étais (et je suis toujours) une passionnée de l’animation,  alors travailler avec des enfants était une évidence, je n’ai jamais eu envie de faire autre chose que d’enseigner, encore aujourd’hui, même si c’est de plus en plus difficile, j’adore ce métier ! »

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Reconnaissance

    Chers enseignants qui ont changé ma vie!


    Elisabeth Nelson Dupré

    Enseignante au primaire et au secondaire

    facebook.com/mmeelisabeth/


    Chers enseignants qui ont changé ma vie! Si vous saviez à quel point vous faites partie de ma réussite professionnelle. Si vous saviez à quel point vous avez fait une immense différence dans ma vie. Chacun de vous, à votre façon, vous avez fait toute la différence. 

    J’ai perdu mon papa à l’âge de 14 ans, j’étais en 2e secondaire, on revenait du congé de Noël, et je voulais mourir tellement j’avais mal … Et tu as vu la douleur que je ressentais, tu as vu que je n’allais vraiment pas bien … Tout mon monde venait de s’écrouler et toi, tu as fait toute la différence …. Tu m’as dit, dans mon mot de fin d’année, que tu t’assurais toujours du coin de l’oeil que j’allais bien … si tu savais comment tu m’as sauvé la vie. Merci Monsieur Labrèche.

  • Enseignement positif,  Motivation,  Reconnaissance

    L’impact d’un-e enseignant-e


    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Chaque année, des dizaines, voire des centaines d’élèves peuvent passer dans nos classes. Parfois, on a de leurs nouvelles, on reçoit un petit mot gentil qui nous parle de l’impact qu’on a eu dans leur vie. Parfois, c’est à leur collation des grades ou à leur bal de finissants qu’ils nous partagent que le petit moment que nous avions passé à essuyer leurs larmes lors d’une rupture amoureuse ou le moment où nous avons écouté les problématiques qu’ils vivent à la maison les ont beaucoup aidés et qu’ils nous remercient. La majorité du temps, par contre, on ne sait pas vraiment officiellement si on a eu un impact.  On voit, bien sûr, l’impact qu’on a eu lors des résultats scolaires des examens ministériels, mais ce n’est pas un impact si clair. Mais être enseignant, tout le monde le sait (du moins je l’espère), c’est bien plus que de transmettre des notions d’anglais, de français, de mathématiques, de science ou encore d’arts. Et on a tous un ou une enseignante qui nous a marqué.

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Motivation

    Les comités


    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au secondaire et au primaire, fondatrice d’Espaceprof


    Un enseignant fait bien plus qu’enseigner. Tout le monde sait qu’un enseignant est aussi parfois psychologue, infirmier, conseiller d’orientation et bien plus encore… Toutes autres tâches connexes! Une de ces tâches, qui passe bien inaperçue, est la participation à divers comités. Une école, pour qu’elle soit pleine de vie, a besoin d’activités, de dialogues, d’innovation, d’organisation et de créativité. Il n’est donc pas rare de voir les enseignants s’impliquer dans diverses tâches telles que organiser le bal de finissants, participer à un comité qui planche sur des solutions pour les élèves en difficulté d’apprentissage ou encore siéger sur le conseil d’établissement de l’école et veiller à son bon fonctionnement.

    En début d’année scolaire, les enseignants choisissent les comités auxquels ils vont se rattacher. Certaines écoles imposent la participation à au moins un comité, d’autres demandent la participation de volontaires. La liste des comités possibles est aussi longue et aussi diversifiée que le sont les milieux scolaires. Espaceprof vous fournit ici une liste recueillie grâce aux partages de nombreux enseignants des comités présents dans les écoles. Cette liste n’est pas complète, bien sûr, puisque chaque école et chaque milieu n’a pas pu être rejoint. Par contre, elle vous donne une idée des nombreuses façons dont les enseignants s’impliquent, en plus de leurs tâches pédagogiques. Cette liste peut aussi vous aider à créer, dans vos milieux respectifs, des comités qui vous rejoignent et rejoignent vos champs d’intérêt, vos valeurs et vos convictions. Vous pouvez également nous soumettre, à même le document, les comités manquants de notre liste. Nous ajusterons le document selon vos partages.

    Pourquoi s’impliquer?

    Alors que la tâche d’enseignement est déjà bien remplie, pourquoi un enseignant choisirait-il de faire partie de ces comités? Nous avons sondé les enseignants d’Espaceprof et plusieurs nous ont donné différentes raisons. Premièrement, plusieurs comités s’ajoutent à la tâche d’enseignement et ajoutent des minutes de temps dans l’horaire (ce qui parfois évite d’autres tâches un peu moins motivantes comme la surveillance de corridor). Plusieurs enseignants mentionnent vouloir faire une différence dans leurs milieux, vouloir partager leurs idées et travailler en collaboration. Certains comités donnent le sentiment de faire avancer une cause, comme dans le cas d’un comité sur les difficultés d’apprentissage ou un comité sur l’environnement. Il est possible de participer à l’élaboration de projets concrets qui amènent des changements dans notre milieu. Plusieurs mentionnent le plaisir comme motivation, par exemple, lorsqu’on s’implique dans le comité social afin de faire régner une bonne atmosphère au travail. Certains s’impliquent, car ils trouvent important de prendre part aux décisions budgétaires et organisationnelles. Ils s’impliquent et participent donc à la démocratie scolaire, représentent d’autres enseignants et sont au courant de ce qui se passe dans l’école. Ils peuvent même, parfois, influencer certaines décisions des gestionnaires! Certains comités sont stimulants et créatifs, comme par exemple le comité de l’album des finissants ou un comité décoration. Ceux-ci permettent aussi de laisser sa trace auprès des élèves de l’école, d’être en charge des traces que les élèves ont laissé à l’école également. 

    S’impliquer alors que la tâche est déjà bien remplie peut aussi représenter certains inconvénients. Plusieurs comités ne sont pas reconnus à leur juste valeur pour le temps qu’ils demandent. Certains ne sont pas reconnus du tout dans la tâche aussi. Les comités prennent parfois beaucoup de temps dans l’année et permettent donc moins de temps pour la préparation, la correction et même du temps personnel! Il est donc important de se respecter dans les choix de comité. Par exemple, si on débute en enseignement, il n’est peut-être pas très judicieux de donner son nom pour deux, trois voire quatre comités. On peut peut-être en choisir un seul pour la première année et s’impliquer différemment. Peut-être qu’il faut choisir de ne pas s’impliquer du tout dans un comité lors de cette année si on sait que la situation à la maison sera plus exigeante ou, par exemple, si on a un nouveau niveau et qu’on vit un peu d’anxiété à ce sujet. Il faut savoir s’écouter, bien choisir son implication et savoir reconnaître ce qui sera trop pour nous. Il y aura bien suffisamment de façons de s’impliquer pendant l’année scolaire! On pourra y aller de façon plus ponctuelle, comme  en offrant à son collègue en musique de vendre les billets à la porte une soirée dans l’année ou en participant ponctuellement aux discussions d’un comité et y apporter notre avis.

    Quand c’est possible, et que ça entre dans notre tâche (et que et que ça respecte notre équilibre de vie), faire partie d’un comité peut être très valorisant. Ça permet de se tenir informé et de sentir qu’on apporte quelque chose dans un dossier qui nous tient à cœur et qui répond à nos valeurs. C’est aussi de belles occasions de collaboration entre enseignants, mais aussi avec les élèves, les parents, et même la direction d’école. Ça peut être énergisant et motivant. Il faut simplement savoir s’écouter, se respecter, bien choisir son implication et ne pas en prendre trop pour que ça devienne un ajout à la tâche!

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Passion

    Semeur


    Gabriel Gaudreault

    Enseignant en formation professionnelle

    https://leblogueduprof.com


    J’ai toujours été un homme qui trouvait son port d’attache beaucoup plus dans la campagne que dans la ville. C’est comme si ces vallées verdoyantes et ces plaines luminescentes me rappelaient d’où je viens et d’où nous venons tous. Nous avons souvent tendance, à travers nos mille et une responsabilités, à oublier nos racines dans ce qui n’est pas réellement; l’argent, le besoin de nourrir son propre égo à travers le prestige et la reconnaissance…

    Vous êtes-vous déjà arrêtés pour observer les gens qui travaillent dans un champ? Ou n’avez-vous simplement jamais tourné la tête en voiture pour observer les gens qui y travaillent à toute heure du jour ou de la nuit? C’est impressionnant de voir à quel point ces travailleurs ont du cœur au ventre. L’autre jour, alors que j’observais quelques-uns de ces vaillants travailleurs depuis ma voiture arrêtée dans le trafic, je me mis à rêvasser réveillé.

  • Décrocher,  Motivation,  Passion,  Santé mentale

    Être passionnée par les livres : un atout pour ma profession


    Alex-Anne Flambert

    Enseignante au secondaire

    https://labibliomaniaque.worpress.com


    Même si je prends déjà le temps de lire le plus possible pendant l’année scolaire, depuis le début des vacances, je me suis surpassée en termes de livres lus. Ma plus grande fierté? La variété! Chaque fois que je plaçais ma pile à lire (communément appelée PàL dans la blogosphère), je prenais soin d’y aller avec au moins un roman adulte, un roman jeunesse et un livre illustré (album pour enfants, bande dessinée pour adultes, roman graphique…). Il n’était pas question que je me tanne d’un type de livres en particulier ou que je fasse une écœurantite aigüe de littérature jeunesse (quoique ça m’étonnerait). 

    Je ne me souviens pas d’un moment précis dans ma vie où ma passion s’est réellement déclenchée, mais je sais que depuis que j’ai lancé La Bibliomaniaque, elle n’a pas dérougi. Je crois que le fait de partager mes lectures et mes avis avec d’autres passionné.e.s contribue pour beaucoup dans l’alimentation de cette passion plus que nourrissante. 

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation

    Mes élèves restent toujours mes élèves


    Alexandra Coutlée

    Enseignante au secondaire et fondatrice d’Espaceprof


    Les enseignants voient défiler devant eux, chaque année, des dizaines, voire des centaines d’élèves. À chaque année, je tisse des liens avec environ 150 à 180 élèves puisque j’enseigne habituellement à 6 groupes en anglais au secondaire. Je vois ces élèves deux à trois fois par semaine. Je les vois aussi lors de leurs spectacles, des activités du midi, des sorties…et à la fin de l’année, ils me quittent pour rejoindre un autre enseignant d’anglais l’année suivante. Lorsqu’ils ne sont plus mes élèves, je les croise dans les corridors, ils me saluent et parfois me rendent visite en classe. Voir un grand de 5e secondaire venir me saluer alors que je suis avec des 1re secondaire est toujours un beau moment pour moi. Je suis contente de revoir mon élève et amusée de voir le visage impressionnée de mes petits de secondaire 1 (oups, non, mes grands… ils ne seraient pas contents de se faire traiter de petits…mes grands de première secondaire).

    Et puis ces grands de secondaire 5 quittent l’école. Je peux les saluer au bal des finissants et à la collation des grades… et je les perds de vue. Parfois, par contre, j’ai la chance de les recroiser, d’entendre parler d’eux. Je dis alors avec fierté: c’est MON élève. Eh oui, même si un jeune quitte ma classe, il reste à jamais: MON élève. Ce lien ne s’efface pas. J’ai la chance d’avoir pu avoir des nouvelles de plusieurs de mes élèves à travers les années. Il y a quelques années, j’ai assisté aux retrouvailles, 10 ans suivant la graduation, d’élèves à qui j’avais enseigné. Quel beau moment que de voir ces jeunes adultes et de voir ce qu’ils avaient fait de leur vie. Entendre parler de leur carrière qui débute, de l’achat de leur première maison… Chaque fois que je croise un ancien élève, j’ai un petit pincement de fierté… après tout, ce sont MES élèves. Et oui, il arrive d’avoir eu plus de difficulté avec un élève… ça ne change rien au sentiment quand on les recroise! J’ai bien ri avec Nicolas à qui j’avais enseigné en 3e secondaire lorsque nous nous sommes remémoré une présentation orale plutôt clownesque qu’il avait faite… Avec du recul, c’était bien drôle, un peu moins au moment où il l’avait faite, par contre…mais plusieurs années plus tard, il vaut mieux en rire!