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    Chers enseignants qui ont changé ma vie!


    Elisabeth Nelson Dupré

    Enseignante au primaire et au secondaire

    facebook.com/mmeelisabeth/


    Chers enseignants qui ont changé ma vie! Si vous saviez à quel point vous faites partie de ma réussite professionnelle. Si vous saviez à quel point vous avez fait une immense différence dans ma vie. Chacun de vous, à votre façon, vous avez fait toute la différence. 

    J’ai perdu mon papa à l’âge de 14 ans, j’étais en 2e secondaire, on revenait du congé de Noël, et je voulais mourir tellement j’avais mal … Et tu as vu la douleur que je ressentais, tu as vu que je n’allais vraiment pas bien … Tout mon monde venait de s’écrouler et toi, tu as fait toute la différence …. Tu m’as dit, dans mon mot de fin d’année, que tu t’assurais toujours du coin de l’oeil que j’allais bien … si tu savais comment tu m’as sauvé la vie. Merci Monsieur Labrèche.

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    L’impact d’un-e enseignant-e


    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Chaque année, des dizaines, voire des centaines d’élèves peuvent passer dans nos classes. Parfois, on a de leurs nouvelles, on reçoit un petit mot gentil qui nous parle de l’impact qu’on a eu dans leur vie. Parfois, c’est à leur collation des grades ou à leur bal de finissants qu’ils nous partagent que le petit moment que nous avions passé à essuyer leurs larmes lors d’une rupture amoureuse ou le moment où nous avons écouté les problématiques qu’ils vivent à la maison les ont beaucoup aidés et qu’ils nous remercient. La majorité du temps, par contre, on ne sait pas vraiment officiellement si on a eu un impact.  On voit, bien sûr, l’impact qu’on a eu lors des résultats scolaires des examens ministériels, mais ce n’est pas un impact si clair. Mais être enseignant, tout le monde le sait (du moins je l’espère), c’est bien plus que de transmettre des notions d’anglais, de français, de mathématiques, de science ou encore d’arts. Et on a tous un ou une enseignante qui nous a marqué.

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    Nostalgie


    Lise Gauthier

    Enseignante à la retraite


    Debout devant la fenêtre, café en main, j’observe les enfants qui  s’amusent dans la cour d’école. Dans quelques jours, ils seront en vacances. L’année scolaire leur a-t-elle paru trop  longue ou trop courte? Et qu’en est-il du sentiment des profs?

    Est-ce la grisaille installée depuis trop de jours,  la conscience du temps qui passe ou les deux, je l’ignore, mais ce matin, j’éprouve une grande nostalgie. J’ai pris ma retraite de l’enseignement en juin 2006 et j’ai peine à croire que les années aient passé si vite!

    Le film de ma carrière d’enseignante déroule dans ma tête. Les souvenirs refont surface et je réalise que je m’ennuie encore de ce temps-là. Je me revois à ma première année d’enseignement, âgée de vingt et un an et je me dis que le feu sacré m’a permis de passer au travers. À la suite d’un revirement de dernière minute, ma tâche prévue d’enseignement de l’histoire en deuxième et troisième secondaire ( appelées à l’époque, huitième et neuvième année) a donné ceci : sept périodes de français en neuvième scientifique et tutorat, sept périodes de français en huitième générale, deux périodes d’histoire/semaine (changement de groupe fin janvier) et une période d’histoire/semaine dans deux groupes. Je n’avais pas de vie! Je devais préparer quatorze périodes de français et deux périodes d’histoire chaque semaine. Et on ne parle pas de la correction! Mais vous savez quoi, c’est un de mes plus beaux souvenirs!

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    Pourquoi l’enseignement?

    livre ouvert

    Jade Boudreau

    Étudiante en enseignement

    Instagram @madam.ejade


    Tu ne deviens pas prof au hasard. Tu le choisis. Il y a plusieurs raisons qui te poussent vers ce choix, mais on va les réduire à : l’amour de l’école, le désir de transmettre les apprentissages à autrui ou encore avoir un impact sur les générations d’humains à venir. Moi, ça a été un délicieux mélange de ces trois choix. Chaque être humain qui passe par l’école au Québec se rappelle de souvenirs positifs et négatifs. Je me souviens d’une prof en particulier qui m’a ébranlée pour le reste de ma vie.

    Je te mets au parfum :  3e secondaire, rentrée scolaire différente. Auparavant, nous étions dans une minuscule école secondaire dans laquelle il y avait seulement le premier cycle. Donc, en 3e secondaire, on entrait dans la cour des grands, on rentrait à la polyvalente. Du haut de mes 14 ans, légèrement rebelle et impressionnable, je me suis inscrite dans un programme de sport. Nous avions 7 cours d’éducation physique par cycle de 9 jours. Je ne te fais pas un dessin, la classe était majoritairement masculine. 21 garçons et 5 filles si je me rappelle bien. Notre enseignante, quant à elle, allait affronter une gang d’adolescents avec trop d’énergie. Au contraire, elle l’a mis à profit. Julie Vigneault-Champagne est une femme remarquable sous plusieurs aspects, elle en avait dedans. Gentille, passionné et pas impressionné pantoute. Pour elle, c’était une année remplie de défi avec des jeunes remplis de potentiels. C’est une femme de théâtre, de littérature et grand projet.

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    L’entourage de l’enseignant

    Ma grand-mère Florence aurait voulu être enseignante. Petite, elle en rêvait et quand est venu le temps de continuer ses études, son père lui a répondu qu’une femme n’avait pas besoin d’aller à l’école pour apprendre à changer des couches. Autre époque et autre mentalité. Quelle ne fut alors sa fierté que d’apprendre que j’allais exercer le métier dont elle avait rêvé. Elle me le dit régulièrement lorsque je la vois et ça me touche et me rend très fière, chaque fois. Fière non seulement d’être enseignante, mais de savoir que les filles ont maintenant le droit d’accéder à leurs rêves et à une éducation, de leur choix.

    Les gens de notre entourage sont souvent très fiers de ce que nous exerçons comme métier. Ils sont au premier rang de notre quotidien. Ils suivent autant nos joies que nos angoisses. Ils voient le VRAI nombre d’heures travaillées et le dévouement que nous dirigeons envers notre tâche et nos élèves. En ces temps où plusieurs enseignants souffrent du manque de reconnaissance, la reconnaissance et la fierté de notre entourage sont essentielles. Je pense à ma mère qui annonce fièrement que je suis enseignante lorsqu’elle me présente à quelqu’un. Je pense à mon conjoint qui m’écoute, m’appuie et contribue même à ma classe en déménageant des bibliothèques ou même en prenant en stage d’un jour un de mes élèves un peu démotivé qui avait besoin d’un objectif et d’une motivation de plus.

  • Gestion du temps,  Reconnaissance

    Les tâches invisibles des enseignants

    Tout le monde connait le métier d’enseignant. Après tout, tout le monde est allé à l’école et a côtoyé un enseignant à un moment de sa vie. Et un médecin? Un comptable? Un plombier? On connaît tout ce qu’il font? Je suis certaine que mon médecin de famille fait bien plus que de rencontrer des patients. Elle doit avoir plein de tâches que je ne connais pas. Un plombier doit bien se tenir à jour dans son métier et doit sûrement négocier avec des fournisseurs… et probablement plein de petites tâches que je ne connais pas. Un comptable doit probablement suivre de la formation continue, doit se tenir à jour… et doit sûrement aller acheter du papier de temps à autre! Alors un prof, qu’est-ce que ça fait? Bien sûr, ça planifie des cours, ça enseigne et ça corrige des évaluations. On sait tous que ça prend soin de nos enfants… mais les enseignants font une tonne de tâches bien invisibles, mais essentielles au fonctionnement d’une école, mais aussi de la réussite de nos enfants.

    Alors un prof, à part enseigner… ça fait quoi? Voici une liste de tâches invisibles qui m’ont été partagées par des enseignants. Les voici en rafale :

  • Espaceprof,  Motivation,  Reconnaissance,  Santé mentale,  Santé Physique

    Lettre ouverte au ministre de l’éducation

    Monsieur le ministre de l’Éducation,

    Je me présente brièvement. Je suis enseignante depuis une quinzaine d’années maintenant et j’adore mon métier. Par contre, je dois vous avouer que je suis essoufflée… et à certains moments, épuisée. Étant une personne positive et en mode solution, j’ai démarré Espaceprof afin de trouver, avec l’aide de mes collègues enseignants, des solutions dans le but de cesser d’être en mode survie et plutôt de mieux vivre ma profession. J’essaie donc de trouver des moyens d’aider mes collègues à persister et à s’épanouir en enseignement… tout en m’aidant moi-même.

    Je suis très heureuse de voir les mesures que le gouvernement veut mettre en place pour attirer de nouveaux enseignants. Nous avons bien besoin de relève et de meilleures conditions salariales aideront sûrement les nouveaux enseignants qui quittent beaucoup trop notre belle profession. Nos enseignants en place ont aussi besoin de soutien, d’aide et de reconnaissance. À quoi bon attirer de nouveaux candidats si ceux-ci passent leur année devant un collègue avec plus d’expérience, mais éteint, brûlé ou encore… en congé de maladie ! Les enseignants en place doivent aussi être soutenus afin d’être des modèles inspirants et de solides mentors pour ces enseignants débutants afin de leur donner envie de rester et de demeurer passionnés pour au moins 35 ans de service !