• Communication avec les parents,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Marie-Claude Pilote,  Santé mentale

    Les parents exigeants ou comment mettre une pression inutile sur le dos de son enfant

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    Marie-Claude Pilote Espaceprof

    Marie-Claude Pilote

    Enseignante au secondaire


    Dans mon premier billet, je vous ai mentionné que mon passage du privé au public m’a amenée à enseigner au PEI (Programme d’enseignement international ou intermédiaire, c’est selon). La semaine dernière, j’ai vécu ma première rencontre de parents avec cette nouvelle réalité. Bien humblement, je vous avoue que je l’anticipais un peu. Mes nouveaux collègues me disaient que certains parents étaient intenses et exigeants. Je me rassurais et me disais: « Ce doit être le même genre de parents qu’au privé. »

    Le constat

    Ce que j’y ai vécu ressemble beaucoup au monde du privé: des parents impliqués, qui ont l’éducation à cœur, qui veulent le mieux pour leur enfant. J’ai aussi rencontré une catégorie « à part »; une catégorie de parents qui ne sont pas satisfaits d’un 84%, qui veulent que leur fille qui a 92% se « force un peu » pour atteindre 95%.

  • Carolane Groleau,  Enseignement positif,  Motivation,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    Merci à mes élèves!

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    Carolane Groleau

    Enseignante au secondaire


    Lorsque nous sommes élèves, on dirait qu’il nous est difficile de nous imaginer la vie de nos enseignants à l’extérieur de leur local de classe. Lorsque j’étais au secondaire, je ne réfléchissais pas à cela. Pour moi, un enseignant était passionné de sa matière, avait tous ses trucs déjà préparés et possédait un infini bagage de connaissances. Je ne me doutais pas que les novices planifiaient et construisaient probablement du matériel lors de leurs journées de congé, tout comme j’étais loin de m’imaginer que certains sortaient dans des bars… ou dataient même!

    Cette réflexion, je l’ai faite pour la première fois l’an dernier, lors de mon premier contrat. J’avais cette impression de vivre une double vie : enseignante le jour et jeune femme le soir.

    Aussi, je me suis toujours dit qu’en allant au travail, il faut laisser sa vie personnelle chez soi, à la porte…

    … mais cette semaine, cela a été plus ardu.

    Je ne suis pas la première ni la dernière à que cela arrive, mais c’était une première dans ma vie, moi qui ai fait passer mes études et ma carrière avant mes sentiments : ma première vraie grosse peine d’amour.

    Comment aller travailler un lundi matin après avoir passé la dernière fin de semaine à vivre toutes les étapes de la peine d’amour parfois en alternance, parfois en simultanée (tristesse, colère, tristesse à nouveau, incompréhension, tristesse, déni et encore tristesse)?

    Comment sourire et sembler passionnée par ma matière alors que j’ai à peine dormi et mangé en deux jours?

  • Décrocher,  Espaceprof,  Gabriel Gaudreault,  Lâcher prise,  Motivation,  Passion,  Santé mentale

    POURQUOI J’AI DÛ QUITTER L’ENSEIGNEMENT ET ME CHOISIR

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    Gabriel Gaudreault

    Enseignant en formation professionnelle

    https://leblogueduprof.com


    Je n’en connais pas un, j’ai beau chercher et chercher, mais je n’y arrive pas. Je ne connais aucun enseignant qui souhaite quitter la profession de son plein gré. C’est logique lorsqu’on y pense, l’enseignement est l’une des professions où l’expression « don de soi » prend tout son sens. Pourtant, ils sont des centaines à quitter la profession chaque année. J’ai même été l’un d’entre eux, l’un de ceux qui en sont venus à se dire : « Ce n’est pas pour moi… »

    Pourtant, dans la grande majorité des cas, ce n’est pas nous qui ne sommes pas faits pour la profession, mais à l’inverse, c’est la profession qui n’est pas faite pour nous. Je m’explique : La plupart des enseignants, moi compris, ont quelques valeurs communes, ils sont, pour la plupart d’entre eux, généreux, ils croient beaucoup en la jeunesse et veulent léguer quelque chose à leur prochain. Ne nous leurrons pas, le système scolaire québécois n’encourage pas toujours ces mêmes valeurs et dès l’entrée en fonction d’un nouvel enseignant, la réalité peut frapper rapidement. Est-ce qu’il faut pour autant laisser tomber ses rêves d’enseignant ? Certainement pas. Cependant, un recul peut parfois s’avérer nécessaire pour quelques personnes.

  • Alexandra Coutlée,  Enseignant connecté,  Espaceprof,  Formation,  Santé mentale

    Apprendre comme moyen pour gérer son stress au travail

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Le métier d’enseignant n’est pas facile et comprend son lot de stress au travail. Il existe plusieurs solutions pour gérer son stress au quotidien.  On nous parle par exemple d’aller faire une marche sur notre heure de dîner, de faire jouer de la musique pendant notre pause ou au début des cours pour détendre l’atmosphère. Les discussions avec des collègues peuvent aussi être une source de réconfort et nous aider à gérer notre stress. Par contre, toutes ces solutions sont des solutions à court terme. Elles aident à gérer le stress du moment ou encore à mettre un baume sur le trop-plein de stress que nous vivons ce jour-là.

    Pour s’assurer d’être bien à long terme dans notre métier d’enseignant,  il faut donc trouver des solutions à plus long terme. Une étude de l’Université de Michigan a testé l’impact de l’apprentissage sur le stress de deux groupes d’employés.  Un premier groupe utilisait les méthodes nommées précédemment pour gérer son stress (des respirations, des marches, de la méditation, etc.). Le 2e groupe était activement engagé dans l’apprentissage de quelque chose de nouveau. Le groupe qui a participé à des activités d’apprentissage ressentait moins d’émotions négatives au travail que le groupe qui avait utilisé des stratégies de gestion de stress plus temporaires.

  • Espaceprof,  Jessie Villeneuve,  Santé mentale

    Vivre avec un trouble anxieux en enseignement


    Jessie Villeneuve

    Enseignante au secondaire


    En 2013, le diagnostic est tombé : je souffre d’un trouble d’anxiété généralisée. Ça veut dire quoi? Que même d’être assise tranquille devant mes émissions de télévision préférées me donne une boule dans le ventre. Que je n’ai jamais l’esprit tranquille. Que je pense à mes cours 24h/24h, et ce, même quand je dors. Que j’ai l’impression de n’être jamais à la hauteur. Que j’ai le trac avant chacun de mes cours avec mes élèves. Pénible, me direz-vous? Oui, mais…

    Petit retour en arrière…

    Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été anxieuse. Mais à l’époque, je ne le savais pas vraiment parce que ce n’était pas le genre de chose dont on parlait. Et je n’en parlais pas parce que je croyais que c’était normal de vivre comme ça quotidiennement. Je croyais que lorsque j’aurais terminé mes études, ça se placerait, que c’était mon besoin d’être la meilleure dans tous mes cours (ce que je sais aujourd’hui être de l’anxiété de performance) qui me rendait ainsi.

    Avant chaque examen, j’avais mal au cœur, j’avais les mains glacées, j’avais juste envie que ça finisse. Je cassais les oreilles de mes amis avec mes fameux « Je vais me planter. », « Je ne me souviens de rien. », « On commence-tu que ça finisse? ». Mais finalement, j’avais toujours des notes bien au-dessus de la moyenne. Mon entourage en avait assez de m’entendre me plaindre alors que tout le monde savait très bien que j’allais « scorer », encore. À l’université, j’appelais ma mère en pleurant et j’étais offusquée de me faire répondre : « Ça va bien aller, comme d’habitude. »

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Jade Boudreau,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    1er stage très paradoxal! Oui, oui!


    Jade Boudreau

    Étudiante en enseignement


    Toute la session d’automne, on nous prépare à notre futur stage. Le premier, on sent l’excitation dans les classes à la vue de ce grand moment. Durant ces cours d’introduction, on met en place les bases pour faire notre stage d’observation. Je tiens à souligner que notre stage est basé sur l’observation, c’est un élément à retenir attentivement, on y reviendra plus tard. 

    Donc, tu étudies, tu fais des travaux, des lectures et beaucoup de travaux d’équipe pour finalement atteindre le Graal. Tu vas avoir des vrais élèves, dans une vraie école et avec de vrais profs. Entre ton emploi à temps partiel, tes bourses et tes prêts (si t’es chanceux) et parfois la vie de maman. Tu bûches. Je dirais même tu rush. FINALEMENT, voilà ta fin de session qui se pointe et hop! On s’en va dans le tourbillon du temps des fêtes.

  • Cloé Jannelle,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Gestion du temps,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale,  Santé Physique

    Être bien avec soi, avec sa profession


    Cloé Janelle

    Enseignante en adaptation scolaire


    Il s’agit de ma deuxième année comme titulaire de classe et j’en suis très heureuse! Pour l’instant, j’ai trouvé un équilibre entre le travail et la vie personnelle. 

    Mon truc : prendre le temps de faire les choses, c’est-à-dire prendre le temps d’aller à la salle de bain pendant la journée, de ranger mon bureau, d’aller discuter avec une collègue, d’aller porter ma tasse de café dans la salle des profs, de retrouver mes factures perdues, etc. 

    Ainsi, lorsque je rentre de l’école, j’ai passé une meilleure journée et je me sens bien avec mon emploi, ma profession. Même qu’en soir de semaine, je fais des activités avec mon copain; je me sens presque la fin de semaine! 

    Je réalise à quel point je ne prenais pas soin de mon bien-être l’année scolaire dernière et que cela avait un impact sur mon humeur, donc sur les élèves et sur ma vie personnelle. Je me sens bien, je me sens heureuse.

    Bon début d’année, chers collègues enseignants! 

  • Alexandra Coutlée,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Santé mentale

    Le stress de la rentrée chez les enseignants


    Alexandra Coutlée

    Enseignante au secondaire et fondatrice d’Espaceprof


    La semaine dernière, alors que j’admirais les paysages magiques de l’Irlande, mon chum m’a lancé un : “Tu es stressé de ta rentrée, hein?” Quoi? Mais non! J’étais tout à fait zen à essayer de vivre le moment présent, à me remplir de toute cette beauté pour pouvoir m’y référer lorsque les semaines seront plus difficiles ou plus chargées. Alors pourquoi avait-t il l’impression que j’étais stressée? Parce que je passais mon temps à parler du travail. Malgré mes efforts pour décrocher, le spectre de la rentrée était bien présent, et mon cerveau, déjà en mode “début d’année”.

    Notre cerveau d’enseignant est souvent en mode prof. On arrive, pour plusieurs, à décrocher après quelque temps, mais ça revient vite au galop. Mais le mot stress m’a heurtée. Moi qui fais tant d’efforts pour être zen, prendre soin de moi, apprendre à décrocher… est-ce que de parler et de penser au travail à quelques semaines du retour fait de moi quelqu’un de stressée? Et qu’est-ce qui me stresse exactement?

  • Alex-Anne Flambert,  Décrocher,  Motivation,  Passion,  Santé mentale

    Être passionnée par les livres : un atout pour ma profession


    Alex-Anne Flambert

    Enseignante au secondaire

    https://labibliomaniaque.worpress.com


    Même si je prends déjà le temps de lire le plus possible pendant l’année scolaire, depuis le début des vacances, je me suis surpassée en termes de livres lus. Ma plus grande fierté? La variété! Chaque fois que je plaçais ma pile à lire (communément appelée PàL dans la blogosphère), je prenais soin d’y aller avec au moins un roman adulte, un roman jeunesse et un livre illustré (album pour enfants, bande dessinée pour adultes, roman graphique…). Il n’était pas question que je me tanne d’un type de livres en particulier ou que je fasse une écœurantite aigüe de littérature jeunesse (quoique ça m’étonnerait). 

    Je ne me souviens pas d’un moment précis dans ma vie où ma passion s’est réellement déclenchée, mais je sais que depuis que j’ai lancé La Bibliomaniaque, elle n’a pas dérougi. Je crois que le fait de partager mes lectures et mes avis avec d’autres passionné.e.s contribue pour beaucoup dans l’alimentation de cette passion plus que nourrissante. 

  • Elisabeth Nelson Dupré,  Enseignant en vacances,  Espaceprof,  Lâcher prise,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    La fin d’année a été difficile!


    Elisabeth Nelson Dupré

    Enseignante au primaire et au secondaire


    Une fin d’année émotive, non pas parce que j’étais fatiguée, mais bien parce que je m’étais réellement attachée à mes cocos! J’avais une classe parfaite pour ma personnalité! Je me suis tellement investie à fond. Il faut dire que j’avais des cocos à besoins particuliers et je voulais tellement qu’ils réussissent! Je voulais tellement qu’ils soient bien dans la classe, qu’ils se sentent aimés et compris. 

    J’étais madame Élisabeth du lundi au dimanche, le jour, le soir et la fin de semaine …. J’étais madame Élisabeth! Je pensais à mes élèves tout le temps, ce que je pouvais faire pour faire une différence dans leur quotidien! Le 22 juin est finalement arrivé, beaucoup de mes élèves ont pleuré… moi aussi d’ailleurs. J’ai lu la plus belle lettre que quelqu’un m’avait écrite dans toute ma vie …. Cette lettre, c’est une petite fille de 10 ans qui me l’a écrite. J’ai dû dire au revoir à mes 22 cocos. J’ai pleuré beaucoup aussi … c’était déjà terminé! Ça avait passé si vite! Et puis je me suis retrouvée seule à la maison … en vacances… c’est là que j’ai réalisé que je m’étais perdue en chemin … j’étais devenue madame Élisabeth, juste la prof de 5e année! 

    J’ai frappé un mur en commençant mes vacances… j’ai ressenti un vide profond … qu’est-ce que j’allais faire de mes journées? De qui allais-je prendre soin? … DE MOI, d’Élisabeth Dupré, la fille passionnée qui aime lire un bon roman, qui aime cuisiner, qui aime faire du vélo… J’ai pris du temps pour moi, juste moi … Je ne m’étais pas rendu compte que je m’étais oubliée durant ces 3 derniers mois. Ce contrat fut l’une des plus belles expériences de ma vie. J’ai tellement appris de mes élèves, de mes collègues, mais aussi sur moi … J’ai appris qu’il fallait que je prenne soin de moi quoi qu’il arrive, peu importe s’il y avait 22 autres petits humains qui avaient besoin de moi, je ne devais pas m’oublier…