• Apprentissage,  Développement professionnel continu,  Espaceprof,  Valérie Harnois

    Comment stockons nous l’information en mémoire?

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    Valérie Harnois Espaceprof

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire

    À tous les jours, nous sommes sollicités de toutes parts avec une quantité impressionnante de stimuli. Il est impossible de se rappeler de tout. Habituellement, notre mémoire fait un bon travail de sélection et nous permet de nous souvenir des éléments importants (aller chercher les enfants à la garderie, par exemple) et se permet d’oublier certains éléments moins cruciaux (où j’ai mis mon crayon rouge).

  • Climat de classe,  Espaceprof,  Gestion de classe,  Valérie Harnois

    Facile ou difficile?

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    Valérie Harnois Espaceprof

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    « Je vous laisse quelques exercices faciles en devoir.

    Ne soyez pas inquiets, ça va vous prendre quelques minutes seulement. »

    Nous sommes nombreux à accompagner nos consignes de mots encourageants pour les élèves. Ces commentaires sont tous dans le but d’augmenter la participation de nos élèves pour qu’ils aient la pratique nécessaire afin de réussir. Combien de fois avons-nous encouragé des élèves en leur disant que la tâche était facile? Ou que c’est difficile, mais qu’ils peuvent y arriver? La question que je me permet de vous poser aujourd’hui est : est-ce que ce genre de commentaire est aidant? Regardons-les de plus près. 

    Quand je dis « C’est facile », mon intention en envoyant ce message est que je veux que les élèves complètent le devoir et qu’ils ne le voient pas comme une grosse montagne parce que si c’est le cas, ils risquent de ne pas le faire. Mais est-ce que c’est vraiment le but que mon intervention atteindra?

  • Climat de classe,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Gestion de classe,  Valérie Harnois

    L’empathie ou l’effet Pygmalion et l’étiquetage

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    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    J’attends beaucoup de mes élèves, autant au niveau scolaire que comportemental. Mais ces attentes ne sont pas aussi importantes que leurs manifestations en paroles et en gestes.

    Fondements théoriques

    Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’effet Pygmalion (Rosenthal & Jacobson, 1968), c’est le fait que les croyances de l’enseignant quant à la capacité de leurs élèves aient une influence directe sur leurs résultats. Dans un contexte plus large,mais surtout en lien avec le comportement et non la réussite scolaire, Howard Becker (1963) établit le même lien avec les attentes comportementales de personnes significatives et le comportement. C’est la théorie de l’étiquetage (labeling theory). Depuis les plus de 50 ans qui nous séparent de l’élaboration de ces théories, les études ne font que confirmer ces liens, entre autres que les attentes des enseignants sont souvent des prophéties qui se réalisent. Donc si les enseignants ont des attentes élevées envers les élèves, autant sur le plan comportemental que scolaire, ces élèves seront plus performants et obéissants que les élèves d’enseignants qui s’attendent à ce que leurs élèves réussissent moins bien ou se comportent moins bien.

    En classe

    Mais comment est-ce que ces attentes affectent les élèves? Cette différence est visible dans les commentaires faits aux élèves, dans la façon de gérer les imprévus, dans les sujets traités, dans les explications données, bref, dans tous les gestes quotidiens de l’enseignement.

  • Espaceprof,  Motivation,  Santé mentale,  Valérie Harnois

    Novembre

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    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Nous entrons dans une période d’incertitude qui n’est pas sans laisser de traces au quotidien. Cette année scolaire est marquée par le renouvellement de la convention collective des enseignants, par une loi abolissant les commissions scolaires et les élections scolaires, par une pénurie d’enseignants et de suppléants et par une vague de nouvelles directions d’écoles. 

    Pour ceux qui ont lu mes articles précédents, vous savez que je suis de nature positive et très pratico-pratique. Mais force est de constater que le climat est présentement rempli de questions sans réponse. Le temps d’ensoleillement nous joue aussi des tours, bref, c’est novembre!

  • Communication avec les parents,  Espaceprof,  Valérie Harnois

    Recette infaillible pour les rencontres de parents

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    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Les rencontres de parents prennent plusieurs formes tout dépendant de l’école, du niveau et des matières. J’ai personnellement connu des rencontres avec tous les enseignants dans le gymnase, d’autres, chacun dans nos classes, avec ou sans rendez-vous. 

    Les enseignants titulaires, du primaire ou de l’adaptation scolaire ont habituellement le temps de rencontrer tous les parents. Cependant, les spécialistes au primaire et les enseignants du secondaire n’ont pas cette possibilité-là dû au nombre d’élèves à qui ils enseignent. C’est à ces derniers que mon billet s’adresse.

    Que vous ayez une formule avec ou sans rendez-vous, vous aurez rarement l’opportunité de rencontrer tous les parents que vous désirez. Certains par manque de temps, d’autre par leur absence. Aussi, certains parents qui désirent vous rencontrer n’auront possiblement pas la chance de le faire. Je vous propose donc quelques trucs pour vous faciliter la vie en rencontre de parents et être plus efficace.

  • Espaceprof,  Formation,  Gestion de classe,  Nouveaux enseignants,  Suppléance,  Valérie Harnois

    La suppléance n’est pas juste une paye, c’est la meilleure école.

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    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    J’ai fait mon baccalauréat au début 2000. C’était l’époque où nous devions encore aller chercher l’information puisqu’elle ne venait pas directement à nous via notre téléphone. C’était aussi l’époque où nous devions encore appeler pour avoir de l’information. Malgré que la majorité d’entre nous avions un courriel, la norme était de répondre dans les 3-4 jours ouvrables, loin du 2-3 heures que nous connaissons aujourd’hui. La majorité de notre information venait non pas d’un ordinateur ou d’une tablette, mais bien de sources humaines. 

    C’est donc à cette époque archaïque que j’ai entendu parler, par des collègues étudiants, qu’en tant qu’étudiante en enseignement, je pourrais faire de la suppléance. J’ai alors sauté sur l’occasion et je suis allée rencontrer les secrétaires d’école près de chez moi pour leur offrir mes services de suppléance (oui, c’est comme ça que ça fonctionnait à l’époque!). 

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Organisation,  Valérie Harnois

    La communication avec les parents

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    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Nous le savons tous, elle est primordiale, et les parents sont d’un soutien irremplaçable pour nos jeunes et leur réussite scolaire. Dans un monde idéal, je pourrais communiquer avec les parents de mes élèves deux ou trois fois par mois pour les tenir au courant de ce qui se passe dans la classe, du cheminement de leur enfant et pour régler chaque petite difficulté dès qu’elle se pointe le bout du nez. 

    La réalité

    La réalité est cependant différente. En tant qu’enseignante d’anglais au secondaire, j’enseigne à six groupes par année. Si nous comptons 30 élèves par groupes, ça en fait environ 180. C’est beaucoup de monde ça! C’est donc impensable de communiquer avec chaque parent individuellement. Pire encore, avant la fin de la première étape, je connais rarement tous mes élèves. Pour ma part, au début d’octobre, je connais les élèves dérangeants, les élèves à plan d’intervention, les élèves qui ont des difficultés et les élèves qui participent beaucoup. Les autres, je ne les connaitrai pas avant le début novembre. Dans ce contexte, il est difficile de même savoir quoi dire à chaque parent. 

  • Espaceprof,  Santé Physique,  Valérie Harnois

    Prévenir la contagion en classe


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Ce temps de l’année est de retour! Celui où les élèves se transforment en morveux, non pas parce qu’ils font des mauvais coups, mais bien parce qu’ils ont tous le nez qui coule. Les élèves sont très créatifs quand vient le temps de partager ces petits microbes. Les toux et éternuements ailleurs que dans le coude font partie de notre quotidien en tant qu’enseignants. Certains élèves toussent dans leurs mains et nous remettent leurs documents quelques secondes plus tard. D’autres, surtout les tout petits, n’ont pas encore appris comment bien gérer ces réactions physiologiques et nous éternuent au visage sans le vouloir. C’est sans compter le nombre d’items que nous ramasserons qui auront été préalablement dans la bouche des élèves (crayons, feuilles, bouchons…) ou même ceux qui auront besoin d’aide pour un paper cut qui ne veut pas arrêter de saigner. 

    Les experts en santé publique sont clairs, nous devrions nous laver les mains régulièrement après avoir touché du matériel souillé. Mais ont-ils pensé aux profs? Pour les chanceux d’entre nous qui ont des classes munies de savon et lavabo et qui ont le temps et l’occasion de tourner le dos à la classe pour se laver les mains quelques secondes, plusieurs fois par cours, que dire de plus que profitez-en! Pour les autres 99.9% des enseignants, que pouvons-nous faire pour ne pas tomber malade ou contaminer les autres? Je vous partage quelques trucs qui m’ont permis, à travers les années, de ne pas attraper tous les virus présents dans ma classe. 

  • Espaceprof,  relation d'aide,  Santé mentale,  Valérie Harnois

    Quand une confidence d’élève devient une dénonciation


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Les trucs et conseils présentés dans le présent billet sont issus des recommandations de la Direction de la Protection de la Jeunesse, de l’Institut Nationale de Santé Publique du Québec, L’Institut de Recherche Robert-Sauvé en Santé et Sécurité du Travail et de l’Ordre des Psychologues du Québec. Je les ai adaptés à la réalité enseignante avec mes connaissances et expériences en enseignement et criminologie. Ces conseils et trucs visent à vous outiller dans les interventions avec les élèves. Ils ne remplacent pas des conseils juridiques ou des services professionnels dont vous ou vos élèves pouvez avoir besoin.


    Les confidences : un cheveu sur la soupe

    Les élèves nous font souvent des confidences. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette confiance qui nous démontre l’étendue de la bonne relation que nous avons avec l’élève. Dans la tâche enseignante, sous la rubrique appelée « … et toutes autres tâches connexes, » nous portons parfois le chapeau de confident à différents degrés. Ces élèves voient en nous un guide et une ressource humaine précieuse. Quant à moi, une confidence est un des meilleurs compliments professionnels que je peux recevoir, à égalité avec une amélioration des notes phénoménales. 

  • Espaceprof,  Gestion de classe,  Valérie Harnois

    Les décisions en gestion de classe; comment gérer l’efface qui vole?


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Ah! la gestion de classe… cette bête noire qui est aussi vaste que le domaine de la psychologie lui-même et qui détermine la destinée d’un groupe, de leur apprentissage, de leur plaisir à venir en classe, du plaisir et du désir de l’enseignant à enseigner et à travailler. C’est aussi la première cause de stress et de congé de maladie chez les enseignants (Royer, Loiselle, Dussault, Cossette, & Daudelin, 2001; RRQ)! Cette tâche est si complexe qu’elle nous est souvent difficile à définir. 

    Les experts nous suggèrent souvent une liste d’interventions, graduées en intensité, à utiliser avec les élèves. Ils nous suggèrent aussi des méthodes de prévention et, au Québec, c’est la relation maître-élève qui est privilégiée unanimement. Mais qu’en est-il de l’entre-deux? Entre la prévention et la réaction, il y a la décision. Cette étape est souvent sous-estimée en fait de charge cognitive des enseignants, mais tant importante. Afin d’illustrer cette étape si importante, je vous propose le scénario où l’enseignant voit, dans sa classe remplie d’élèves, une efface voler. Ok, elle ne vole pas vraiment, mais comme on n’a vu personne la lancer et qu’elle se retrouve aéroportée, c’est tout comme si elle volait.