Ce que dit la recherche…

Plusieurs chercheurs universitaires se penchent sur le bien-être en enseignement, la motivation, la résilience et bien d’autres sujets qui touchent notre métier. Nous vous proposons ici de découvrir des articles et des ressources issus du milieu universitaire et de la recherche.


Une autre approche du modèle des niveaux de changement de Korthagen et Vasalos (2005)

Viorica Dobrica-Tudor, Université de Montréal

Résumé

Dans cet article nous fournirons des arguments pour une nouvelle approche du modèle des niveaux de changement de Korthagen et Vasalos (2005) : celle de catalyseur du bien-être psychologique au travail. Pour ce faire, nous cherchons les interférences entre les réflexions des enseignants à plusieurs niveaux sur leurs pratiques professionnelles, tels qu’indiqués dans le modèle des niveaux de changement de Korthagen et Vasadeux (2005), et les dimensions du bien-être psychologique au travail (BEPT) du modèle conçu par Dagenais-Desmarais (2010). Les données qui soutiennent l’article tirent les origines de notre recherche doctorale qui a révélé des interactions entre les pratiques professionnelles réfléchies des enseignants du secondaire et leur bien-être pédagogique (Dobrica, 2017)

Lien vers la publication


L’activité empêchée, un stresseur environnemental de la pratique enseignante en classe de sciences ?

Isabelle Lermigeaux-Sarrade et Laurent Jeannin

RÉSUMÉ

Tréma, 52 | 2019

Cet article questionne le bien-être au travail de l’enseignant en relation avec sa liberté de déplacement dans l’espace classe et son impact sur les interactions avec les élèves. Le contexte d’étude est le travail en groupes, en démarche d’investigation en sciences, au collège. Le stress professionnel de l’enseignant a fait l’objet de nombreuses études, et les recherches en analyse de l’activité et ergonomie du travail reconnaissent l’activité empêchée comme facteur de stress (Clot, 2015 ; Karwowski, 2005 ; Stewart, 2015). Nous nous intéressons ici en particulier aux déplacements empêchés de l’enseignant, révélateurs de compromis entre ses buts, sa mobilité, les relations de proxémie, l’espace social et les interactions de classe (Brooks, 2011 ; Forest, 2006 ; Hall, 1966, Jeannin, 2017 ; Weinstein, 1992). Avec une méthodologie spécifique (Lermigeaux- Sarrade, 2018), nous comparons les déplacements réels des enseignants dans quatre configurations de classe. Nous montrons que les configurations Îlots et Bus, favorisent la proximité dans les interactions enseignant-élèves, et que les contraintes d’accessibilité qui rallongent tout ou partie des déplacements créent des inégalités dans la proximité réelle enseignant-élèves, et empêchent des placements favorables aux interactions. Nous formulons des recommandations pour la conception d’espaces de classe « sociopètes » facilitant les interactions.

Lien vers la publication: https://journals.openedition.org/trema/5566


Paroles d’élèves et bonheur à l’école

Anne Dizerbo

INTRODUCTION

Tréma, 52 | 2019 Cette contribution vise, à partir d’entretiens biographiques menés avec des élèves de 4 ème de différents établissements, à faire émerger les ressources et les obstacles à la construction de leur bonheur à l’école et par l’école.

Le bonheur fait aujourd’hui « recette ». E. Cabanas & E. Illouz (2018) soulignent une augmentation notable du nombre d’ouvrages vendus dont le titre contient le mot « bonheur », mais aussi une explosion du nombre échangé de tweets et de posts sur Instagram et Facebook. Le bonheur, nous expliquent-ils, « est devenu au XXIème siècle la marchandise fétiche d’une industrie mondiale, pesant des milliards, et dont les produits de base sont les thérapies positives, la littérature du self-help, les prestations de coaching et de conseil professionnel, les applications pour smartphone et les méthodes diverses et variées d’amélioration de soi » (ibid, pp. 19-20). Est-ce à dire que les individus manquent d’une éducation au bonheur, envisagé ici comme une finalité éthique dans la perspective développée par Spinoza (1994), pour qu’ils aient besoin de compléter ainsi leur formation ?

3Si l’on interroge les modalités d’éducation au bonheur, force et de constater que celui- ci ne constitue pas un objet de l’institution scolaire. Il n’apparaît pas comme finalité, ou comme moyen, et ne se trouve mis en discussion qu’en classe de Terminale dans les cours de philosophie. En ne se souciant pas de l’idée du bonheur, l’école ne laisse-t-elle pas le champ libre à l’idéologie néolibérale pour la définir à son avantage ?

Lire la suite: https://journals.openedition.org/trema/5504


Authenticité et bien-être au travail: Une invitation à mieux comprendre les rapports entre le soi et son environnement de travail.

J. Ménard, L. Brunet

RÉSUMÉ

Cette revue de la documentation sur l’authenticité et le bien-être au travail a pour but de définir le concept d’authenticité et de traiter de l’influence de l’authenticité sur le bien-être des travailleurs. D’abord, deux visions de l’authenticité ont été dégagées de la recension des écrits : l’authenticité interpersonnelle et l’authenticité intrapersonnelle. Ensuite, le bien-être au travail est défini, suivi de la définition du bien-être selon deux visions philosophiques : l’hédonisme et l’eudémonisme. La conception de l’authenticité constituée de dimensions cognitives et comportementales de Goldman et Kernis (2002) est présentée. Les résultats d’études empiriques établissant le lien entre l’authenticité et le bien-être sont explicités. Certaines limites et implications pour les travailleurs sont soulevées pour orienter les recherches futures.

Lien vers la publication: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1269176310000684?via%3Dihub


Mondialisation : bien-être et mal-être à l’école

Jacques Pain
Professeur des universités
Paris X- Nanterre
Mai 2008


À noter qu’il s’agit d’un article et, donc, du point de vue de l’auteur. Ceci n’est pas une recherche.

Lien vers la publication: https://www.meirieu.com/ECHANGES/pain_bien_etre.pdf


Conceptualisation multimodale de l’engagement professionnel et associations avec le bien-être chez des enseignants du primaire

Audrey Morin, Anne Brault-Labbé et Audrey Brassard

RÉSUMÉ

Le présent article vise à étudier les liens entre l’engagement professionnel, le surengagement, le sousrengagement et le bien-être personnel auprès d’un échantillon de 223 enseignants québécois. Les participants ont rempli une série de questionnaires autoadministrés incluant le Questionnaire multimodal d’engagement professionnel et plusieurs échelles mesurant le bien-être. De façon générale, les régressions standard et hiérarchiques ont démontré que l’engagement optimal et ses composantes sont liés positivement au bien-être, alors que le surengagement et le sousrengagement ainsi que leurs composantes sont liés négativement au bien-être. Les limites et les pistes de recherches futures sont discutées.

Lien vers la publication: https://www.erudit.org/fr/revues/rse/2013-v39-n3-rse01495/1026313ar/


La qualité de vie au travail au Luxembourg :
bilan et perspectives de recherche

Guillaume GRONIER, Pierre-Jean BARLATIER, Eric MIGLIORANZO

RÉSUMÉ

Le Luxembourg est un état européen situé aux frontières de la France, l’Allemagne et la Belgique. Sa réputation de paradis fiscal et judiciaire, que ses dirigeants cherchent fréquemment à démentir, renvoie généralement vers le monde extérieur l’image d’un pays prospère où il fait bon travailler. Pourtant, la situation en termes de qualité de vie au travail est loin d’être idéale, et s’avère même très préoccupante. Stress au travail, dépression et pression au travail sont notamment le quotidien des salariés des secteurs industriels et tertiaires.
Cet article propose une synthèse des principales études et enquêtes menées sur la santé au travail au Luxembourg, en les articulant autour du modèle de la qualité de vie au travail « Work-Related Quality of Life Scale » (WRQoL). L’objectif est de dégager de cette synthèse les perspectives de recherche à approfondir du point de vue de la psychologie au travail et de l’ergonomie. Le sujet du technostress nous semble ainsi l’un des plus urgents à explorer.

Lien vers la publication: http://www.guillaumegronier.com/cv/resources/2015_SELF_Gronier.pdf


L’expérience difficile du travail enseignant et les besoins de soutien chez les enseignants débutants au Québec

Joséphine Mukamurera, Sawsen Lakhal et Maurice Tardif

RÉSUMÉ

Notre recherche tente, d’une part, de mettre en lumière le travail enseignant tel que vécu au quotidien par les enseignants débutants et, d’autre part, de cerner la nature des besoins de soutien ressentis durant leurs premières années d’enseignement. Notre appui théorique relève d’une approche globale et multidimensionnelle de l’insertion professionnelle et du travail enseignant. La recherche réalisée comporte un volet qualitatif reposant sur 32 entrevues semi-structurées et un volet quantitatif basé sur une analyse secondaire des données d’un questionnaire (250 répondants). Les résultats qualitatifs mettent en évidence la diversité et la lourdeur des tâches, ainsi que l’écart perçu entre la charge de travail reconnue et l’intensité de la charge réelle tel que vécue au quotidien. En complément, les résultats quantitatifs confirment la nature plurielle des besoins de soutien selon cinq volets : la socialisation organisationnelle, la gestion de classe, la gestion des apprentissages, la différenciation pédagogique et le volet personnel et psychologique. Des analyses comparatives à l’aide des tests ANOVA montrent quelques différences selon l’ordre et le champ d’enseignement ainsi que le domaine de formation. Ce sont là des éléments qui apportent un regard nouveau sur le travail enseignant et offrent des pistes pouvant guider l’offre de soutien aux enseignants débutants et la conception des programmes de formation à l’enseignement.

Lien vers la publication: https://journals.openedition.org/activites/3801?fbclid=IwAR1RHy4eD7iApfnFoBHWpNMZZoqGtW5PI6aTAmUiBC_28JIFk5k-yeI0eo0


La gestion des problèmes de comportement en classe inclusive :
pratiques efficaces

Nancy GAUDREAU
Université du Québec à Trois-Rivières, Québec, Canada

RÉSUMÉ

Cet article présente des pistes d’intervention susceptibles de soutenir l’inclusion scolaire des élèves présentant des comportements difficiles à l’école. Il vise à susciter la réflexion et la mobilisation des différents acteurs de l’éducation responsables de la mise en œuvre de mesures d’accueil et de soutien aux élèves présentant des difficultés d’ordre comportemental. Parmi les pistes d’intervention explorées, on accorde une importance particulière à la formation du personnel scolaire; au développement de leur sentiment d’efficacité personnelle en matière d’intervention auprès des élèves présentant des comportements difficiles; à la prévention des difficultés de comportement, en cherchant par exemple à établir une relation positive entre l’enseignant et chaque élève, de même qu’à la planification, au suivi et au travail de collaboration des différents acteurs scolaires.

Lien vers la publication: https://www.erudit.org/fr/revues/ef/2011-v39-n2-ef05/1007731ar.pdf


Dimension affective de la relation enseignant-élève avec les adolescents : revue des études longitudinales et perspective de l’attachement

Mael Virat
Ecole Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse, Service Recherche et Documentation

RÉSUMÉ

En France, la dimension affective de la relation enseignant-élève fait l’objet d’une controverse et les travaux en psychologie de l’éducation dans ce champ n’ont pas été intégrés aux formations d’enseignants. Pourtant, de très nombreux travaux ont montré les effets positifs pour les élèves d’une relation chaleureuse et peu conflictuelle avec l’enseignant. L’objectif de ce travail est de présenter la première synthèse francophone des résultats des études longitudinales montrant les effets de la relation affective enseignant-adolescents. Les 24 études recensées mettent en évidence des effets positifs tant scolaires qu’extrascolaires. Ces résultats sont ensuite interprétés à la lumière de la théorie de l’attachement et des systèmes comportementaux. Les perspectives de recherche et les implications pratiques de cette interprétation sont discutées en conclusion.

Lien vers la publication: https://www.erudit.org/fr/revues/psyedu/2016-v45-n2-psyedu02956/1039055ar/


Les facteurs de stress reconnus comme sources de l’abandon de la profession enseignante au secondaire au Québec

Par Sébastien Rojo, Université du Québec à Trois Rivières et Pauline Minier, Université du Québec à Chicoutimi

RÉSUMÉ

Cet article est consacré à la présentation des résultats d’une étude portant sur les divers facteurs de stress reconnus par de jeunes enseignants du secondaire comme pouvant générer l’abandon prématuré de la profession. La problématique de l’abandon de la profession par les jeunes enseignants s’ancre aux défis de taille auxquels ils sont confrontés dès leur entrée en exercice. Ces défis les dépassent et entraînent du stress négatif qui produit de l’insatisfaction, un sentiment d’incompétence et d’inconfort psychologique. Certaines recherches ont éclairé la problématique, mais la présente étude tente de mettre en lumière le point de vue d’enseignants du secondaire encore en fonction, mais ayant pensé à abandonner et celui d’autres ayant abandonné ou s’étant réorientés professionnellement ou inscrits dans une démarche de formation universitaire de second ou troisième cycle. L’étude de type qualitatif-interprétatif, à base d’entrevues semi-dirigées. Elle a permis d’identifier les facteurs stressants selon l’ordre d’importance attribuée par les jeunes enseignants, soit d’ordre organisationnel et institutionnel, d’ordre relationnel ou d’ordre motivationnel.

Lien vers la publication: https://www.erudit.org/fr/revues/ef/2015-v43-n2-ef02306/1034493ar/


Bien-être et qualité de vie au travail, Risques psychosociaux, de quoi parle-t-on ?

Par Vincent Grosjean et Sandrine Guyot

L’institut national de la recherche scientifique

RÉSUMÉ

Pas un débat sur la santé au travail sans que les termes de bien-être au travail, de qualité de vie au travail ou de risques psychosociaux ne soient employés. Mais que recouvrent exactement ces notions ? D’où sont-elles issues ? À quels objectifs de prévention des risques répondent-elles ? Cet article examine les spécificités, les différences et les complémentarités de ces approches.

Lien vers la publication: https://www.researchgate.net/publication/301342375_Bien-etre_et_qualite_de_vie_au_travail_Risques_psychosociaux_de_quoi_parle-t-on


SOUFFRANCES DES ENSEIGNANTS

Par Denis Jeffrey

Professeur, Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage
Université Laval, Québec, Canada

RÉSUMÉ

Une large enquête que nous avons menée entre 2002 et 2005 montre des
données alarmantes sur la souffrance vécue par les enseignants. Plus de 90% des jeunes enseignants pratiquant depuis moins de 5 ans vivent quotidiennement des violences dans le cadre de leur travail. Plus de 15% d’entre eux se sont absentés suite à un événement violent. Il y a aussi cette autre violence suscitée par des situations de forte tension dans la classe, générant chez les jeunes enseignants un stress difficile à supporter. Nos données montrent que plus de 30% des enseignants aimeraient pratiquer une nouvelle profession pour échapper à la souffrance professionnelle.

Dans une enquête plus récente que nous menons sur les accusations portées contre des enseignants, nous avons réalisé que la majorité des poursuites conduisent à un acquittement. Or, à la suite d’une accusation, soit-elle fausse, un grand nombre d’enseignants, complètement délaissés par la direction scolaire, est inapte au travail. La grande majorité vit un épisode dépressif et un grand nombre ne désire plus revenir dans l’enseignement. Nous décrirons ces deux formes de souffrance et discuterons de leurs conséquences sur l’enseignement.

Lien vers la publication: http://www.cirp.uqam.ca/documents%20pdf/collectifs/5_DenisJeffrey.pdf


Le bien-être dans l’enseignement: étude des forces de caractère chez des enseignants persévérants du primaire et du secondaire dans une approche axée sur la psychologie positive.

par Nancy Goyette

Thèse. [Montréal] [Trois-Rivières], Université du Québec à Montréal Université du Québec à Trois-Rivière

RÉSUMÉ

Depuis la massification des systèmes éducatifs et la démocratisation de l’enseignement, le métier d’enseignant s’est complexifié (Tardif et Lessard, 1999), au point tel qu’un nombre inquiétant d’enseignants quittent la profession (Mukamurera, 2006). De plus, selon Houlfort et Sauvé (2010), les enseignants souffrent plus que jamais de maladies mentales causées en partie par leur travail. Pourtant, malgré ces faits, certains enseignants trouvent un sens au métier et réussissent à se développer une identité professionnelle affirmée qui les éloigne de la détresse psychologique et qui les aide à persévérer dans la profession. Ces mêmes enseignants éprouvent même du bien-être à évoluer dans le métier et se disent passionnés de l’enseignement. L’objectif général de recherche consiste donc à examiner les facteurs personnels qui favorisent le bien-être dans l’enseignement selon des enseignants persévérants du primaire et du secondaire.

Pour répondre à cet objectif, cette recherche appuie son cadre théorique sur l’approche de la psychologie positive et approfondit deux concepts centraux : les dimensions du bien-être (Seligman, 2011) et les forces de caractère (Peterson et Seligman, 2004) qui ont été étudiées en contexte d’enseignement. Cette recherche de type qualitative utilise la méthode de Seidman (2001; 2006) qui s’attarde à la signification profonde des concepts à l’étude. Dans un souci de triangulation des méthodes (Karsenti et Savoie-Zajc, 2004), la carte heuristique a été utilisée lors des entrevues afin de s’assurer de la bonne compréhension des propos tenus par six participants lors des entrevues.

L’analyse des données a été effectuée selon une approche inductive au regard des concepts centraux ainsi que de nouveaux éléments émergeant des propos des enseignants. Les résultats démontrent que parmi les cinq dimensions du bien-être, celle du sens, qui se décortique en 4 aspects (la construction identitaire, leur rôle significatif auprès des élèves, leur responsabilité sociale et le développement des élèves par l’atteinte d’objectifs) est au cœur du processus de création de sens du métier. Les autres dimensions prédominantes du bien-être que sont les émotions émotives et les relations positives y jouent un rôle d’auxiliaire. De plus, selon les répondants, trois nouvelles dimensions du bien-être se rattachent au contexte précis de leur métier : la passion pour l’enseignement, l’engagement professionnel et le sentiment de compétence. Enfin, pour ce qui est des cinq forces de caractère recensées, l’amour (bonté), la persévérance, la bienveillance, l’autorégulation et la créativité encadrent ce processus de création de sens par une interaction constante avec tous ces éléments.

Lien vers la thèse: http://depot-e.uqtr.ca/7681/


Le bien-être pédagogique chez les enseignants du secondaire

ParViorica Dobrica-Tudor et Manon Théorêt

RÉSUMÉ

Le présent article tire son origine de notre recherche doctorale, qui s’intéresse aux relations entre les pratiques professionnelles réfléchies et le bien-être pédagogique chez les enseignants du secondaire. Tout au long de cet article nous nous penchons sur le bien-être pédagogique des enseignants, exploré par l’intermédiaire des réflexions des enseignants sur les interactions avec les élèves et les collaborations avec les collègues. Notre intérêt pour ce concept est lié à l’évolution continue du travail enseignant, dont les conséquences comptent, parmi d’autres, la complexification et l’alourdissement de la tâche.

Pour mettre en évidence comment les enseignants construisent leur bien-être pédagogique, nous faisons référence à l’analyse qualitative des données de notre recherche doctorale. Il s’agit d’une recherche exploratoire menée auprès de treize enseignants de la grande région de Montréal. En optant pour une approche sociocognitive, nous nous sommes penchées sur le concept de bien-être pédagogique des enseignants à partir de trois de ses dimensions : l’autoefficacité, l’engagement et la satisfaction au travail. Pour la collecte des données, nous avons fait appel à deux techniques : la technique Q et la technique de l’incident critique.

D’après l’ensemble de nos résultats, les interactions pédagogiques avec les élèves constitueraient la principale source de bien-être pédagogique. Ainsi, l’engagement des élèves dans l’apprentissage, le souci pour le bien-être de ceux-ci, la force de leurs compétences pédagogiques et les comportements qui produisent les résultats escomptés représentent autant des sources de bien-être chez les participants. Pour leur part, les relations de travail avec les collègues influenceraient positivement le bien-être pédagogique, notamment par l’entremise de réflexions collectives sur les situations ordinaires des pratiques professionnelles.

Lien vers l’article complet: https://sciences-et-bonheur.org/2018/09/17/viorica-dobrica-tudor-et-manon-theoret-le-bien-etre-pedagogique-chez-les-enseignants-du-secondaire/


Partagez votre recherche!

Vous avez publié un article ou une thèse en lien avec le travail des enseignants? Nous sommes intéressés à diffuser le fruit de votre recherche!