Alex-Anne Flambert,  Lâcher prise,  Organisation,  Santé mentale

La classe du voisin est toujours mieux décorée que la nôtre

Image par Shannon Anderson de Pixabay

Alex-Anne Flambert Espaceprof

Alex-Anne Flambert

Enseignante au secondaire


Instagram, Facebook, YouTube, les réseaux sociaux font partie du quotidien de la majorité d’entre nous. Autant répétons-nous à nos élèves et à nos enfants que ce qu’on y voit est loin de représenter la réalité, autant il est difficile, lorsqu’on est enseignant.e, d’appliquer nos propres conseils. Les créateurs de contenu se faisant de plus en plus nombreux (et je m’inclus dans ceux-ci!), il est parfois ardu de ne pas se sentir submergé face à tous ces comptes de profs à l’esprit créatif. 

Toujours plus de matériel 

Avez-vous déjà pris le temps de fouiner un peu sur Instagram afin de voir combien d’enseignants.es y partageaient leurs cartes à tâches, leurs documents colorés ou leur classe décorée comme un sapin de Noël? Bien que toutes ces images soient inspirantes, il vient des moments où, lorsque je vois tout cela et que je me compare, je ne fais qu’angoisser. Mon matériel n’est pas aussi coloré que le sien! Oh, il me faut une plastifieuse, moi aussi je veux faire des cartes à tâches! Hein! Elle a déjà produit cette activité pour la fin d’année! Je dois m’y mettre si je ne veux pas refaire la même que l’année passée! 

Toujours plus de temps donné 

En plus de partager leur matériel et leurs fiertés d’enseignants.es, bon nombre de ces créateurs et créatrices de contenu partagent leur quotidien, donc leur correction, leur planification ou leur création faites à la maison, sur leur temps personnel. Pendant ce temps, je suis assise devant ma télé à binge watcher ma série préférée en scrollant mon fil Facebook. De quoi me culpabiliser et me donner l’impression que je n’en fais pas assez. Ils peuvent bien être moins cutes que les siens, mes documents!  

À qui la faute? 

Loin de moi l’idée de culpabiliser les créateurs et les créatrices de contenu. Chapeau (et merci!) à ces enseignants.es généreux.ses qui acceptent de partager avec toute notre communauté le fruit de leur travail. La faute repose sur nos épaules uniquement. Comme on le dit si bien à nos élèves, il faut apprendre à ne pas se comparer. Ce n’est pas parce que madame Chose partage un ensemble de cartes à tâches par jour qu’elle est une meilleure enseignante que moi. Ce n’est pas parce que monsieur Truc corrige sur son balcon un samedi matin que je dois être moins fière de mon boulot. L’essentiel est que chacun d’entre nous apprenne à ne pas dépasser sa limite. Des enseignants.es épuisés.es, on en voit trop. Avec notre tâche qui se remplit d’année en année, pas question de se mettre une pression supplémentaire avec les réseaux sociaux. Que Facebook, Instagram, YouTube et compagnie restent des sources de divertissement. 

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