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L’enfant qui aimait l’école

Image par PremierCompanies de Pixabay

Goldrick Noel

Enseignant au primaire


On dit souvent que les enseignantes auront à remplir plusieurs rôles tout au long de leur vie professionnelle. Chacun de ces rôles est lié à une attente propre au domaine de l’éducation, aux objectifs fixés par la planification ou aux surprises de la vie. Au moyen d’évaluations, d’activités et de discussions, celles-ci tentent à leur manière d’amener les élèves à apprendre, comprendre et maîtriser différentes compétences qui leur serviront à un moment ou à un autre de leur vie et bien souvent dans un domaine bien différent de celui où ils ont initialement développé ces compétences.

Grâce à un lien de confiance, l’élève suit l’enseignante sur la route qui lui est proposée. Certains élèves connaîtront le looping, d’autres les classes flexibles pendant qu’on parlera dans une école de classe combinée et de team teaching. Devant toutes ces possibilités, deux choses sont à noter.

La première est que quelle que soit la composition de l’enseignement, l’élève a souvent une image très floue de ce qu’il y a au bout de la route. On a beau lui en parler, ce qu’il comprend pour l’instant c’est que la route est longue et qu’il aimerait bien être à destination.

La seconde est que malgré toutes ces variantes, malgré toutes ces incertitudes vis-à-vis le futur, l’élève continue à sa manière de suivre l’enseignante. Un peu comme dans un long voyage sur la route, chaque passager a ses préférences, ses limites, des qualités et des défauts, mais seul le conducteur à l’importante tâche d’amener tout le monde à bon port tout comme l’enseignante se lève chaque matin en se rappelant qu’elle a un important rôle de leader dans sa classe.

C’est sous cette dynamique que j’aborde l’enseignement. Vouloir amener les enfants à réaliser les objectifs de ce voyage c’est une chose. Leur donner le goût de faire une partie de ce voyage avec moi c’est une autre. C’est pourquoi au fil des années, je me donne le défi de donner à ces enfants le goût de venir en classe. Le goût de développer un sentiment d’appartenance qui laissera à l’école une place de choix dans leur cœur. Car à mes yeux, c’est lorsqu’on a accès au cœur d’un enfant que sa tête lui offre les meilleures conditions d’apprentissage.

Au primaire, j’étais cet enfant et j’ai tendance à croire qu’il ne m’a jamais quitté.

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