• Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Nouveaux enseignants,  Passion

    Mon cher Gabriel,

    Image par Andrew Lloyd Gordon de Pixabay

    Gabriel Gaudreault

    Enseignant en formation professionnelle

    https://leblogueduprof.com


    D’abord je veux te féliciter pour ton nouveau poste d’enseignant en formation professionnelle. Ton travail acharné et ton désir du travail bien fait a enfin payé. J’ai décidé de t’écrire cette lettre afin de te rendre plus avisé face au monde de l’éducation dans lequel tu t’apprêtes à embarquer.

    Parce que, vois-tu, nouvel enseignant que tu es, je sais pertinemment que tu es animé d’une passion incommensurable. Ton désir de changer le monde, ta grande volonté d’aider ton prochain jumelé à la flamme qui t’anime tant, seront tes plus beaux atouts dans ton nouvel emploi. Aujourd’hui, mon cher Gabriel, tu commences une étape importante de ta carrière, tu bouleverseras l’existence de plusieurs êtres humains. Oui, car si le médecin sauve des vies, toi tu auras l’occasion de les modeler en partie.

    Cependant, prend bien garde, jeune enseignant, car malgré l’honorable mission dont tu es maintenant doté, tu te devras d’éviter des pièges dans lesquels beaucoup de tes prédécesseurs sont tombés. Ne deviens surtout pas l’un de ces enseignants blasés dans un système scolaire où la passion et le désir de changement sont trop souvent perçus comme des menaces. Continue plutôt de croire en la réussite de tous et chacun comme tu sais le faire, garde ta foi en l’être humain, TOUS les êtres humains. Ne te laisse surtout avoir par toutes ces étiquettes qui peuvent aisément biaiser ton jugement.

  • Enseignement positif,  Entraide,  Espaceprof,  Lâcher prise

    Ce que l’on s’impose à soi-même.

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Les enseignants travaillent fort. Leurs conditions de travail sont souvent très difficiles.  La reconnaissance n’est pas au rendez-vous et bien des jeunes enseignants quittent dans les 5 premières années d’enseignement. Pourtant, personne n’est allé en enseignement en ayant envie de travailler dans des conditions difficiles. Certains irréductibles semblent rentrer au travail avec un sourire et adorer quand même leur métier. D’autres semblent traîner une lourdeur avec eux chaque jour.

    Il n’est pas rare de lire sur les réseaux sociaux ou même d’entendre des enseignants dans les salles de profs se plaindre de leur charge de travail. On dirait même, parfois, que c’est un badge d’honneur ou une compétition (bien malsaine) que d’avoir passé son weekend à corriger ou de ne pas avoir eu le temps d’aller à la salle de bain de la journée. L’Internet est rempli de mèmes de ce genre, donnant à penser que c’est la norme, que c’est ce à quoi on doit s’attendre en enseignement.

  • Climat de classe,  Gestion de classe

    Agir au lieu de réagir

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Ah les jeunes aujourd’hui! Ils ne savent plus écouter, n’est-ce pas qu’on l’entend souvent, celle-là? Il semble que plusieurs enseignants vivent des frustrations face aux jeunes qui ne sont pas attentifs. Ils aimeraient être capables de donner leur cours sans être interrompus par les élèves… mais est-ce qu’on veut vraiment d’une classe assise… passive, à l’écoute pendant 55 ou encore 75 minutes de temps? Serions-nous capables nous-mêmes de maintenir cette écoute pendant tout ce temps pendant, disons, une formation ou une réunion? Si les élèves ne sont pas engagés et à l’écoute 100 % du temps, est-ce que c’est toujours notre faute en tant qu’enseignant? Est-ce que nos cours sont mal préparés? Nos activités, ennuyantes?

    Il est tout à fait normal de ne pas être toujours attentif. Je suis certaine que vous avez répondu qu’il vous est impossible de maintenir votre attention 100 % du temps pendant une formation de 75 minutes, par exemple, même si la formation est pertinente et bien présentée. Même bien planifié, un cours ne rejoindra jamais 100 % des élèves. Les dérangements que les élèves peuvent apporter dans un cours sont donc tout à fait normaux et prévisibles. Par contre, nuances ici, je ne parle pas des élèves qui dérangent la classe de façon excessive ou même de façon dangereuse. Je parle de petites distractions, comme l’élève dans la lune ou l’élève qui parle à son voisin en chuchotant.

  • Enseignant connecté,  Espaceprof,  Formation,  Santé mentale

    Apprendre comme moyen pour gérer son stress au travail

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Le métier d’enseignant n’est pas facile et comprend son lot de stress au travail. Il existe plusieurs solutions pour gérer son stress au quotidien.  On nous parle par exemple d’aller faire une marche sur notre heure de dîner, de faire jouer de la musique pendant notre pause ou au début des cours pour détendre l’atmosphère. Les discussions avec des collègues peuvent aussi être une source de réconfort et nous aider à gérer notre stress. Par contre, toutes ces solutions sont des solutions à court terme. Elles aident à gérer le stress du moment ou encore à mettre un baume sur le trop-plein de stress que nous vivons ce jour-là.

    Pour s’assurer d’être bien à long terme dans notre métier d’enseignant,  il faut donc trouver des solutions à plus long terme. Une étude de l’Université de Michigan a testé l’impact de l’apprentissage sur le stress de deux groupes d’employés.  Un premier groupe utilisait les méthodes nommées précédemment pour gérer son stress (des respirations, des marches, de la méditation, etc.). Le 2e groupe était activement engagé dans l’apprentissage de quelque chose de nouveau. Le groupe qui a participé à des activités d’apprentissage ressentait moins d’émotions négatives au travail que le groupe qui avait utilisé des stratégies de gestion de stress plus temporaires.

  • Entraide,  Espaceprof,  relation d'aide

    Écouter pour comprendre (pas pour répondre)

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    Nadia Bélanger

    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    Vous êtes-vous déjà demandé si vous écoutez pour comprendre ou si vous écoutez pour répondre?

    Avec la direction

    Les directions d’école et les enseignants peuvent avoir des points de vue différents sur les situations. C’est normal, leurs angles d’approche sont différents. C’est comme si vous aviez quelqu’un qui vous regardait de face, et l’autre, de derrière: l’un verrait votre visage, et l’autre, vos cheveux. D’où l’importance d’essayer de bien s’écouter pour comprendre les points de vue. Se mettre sur un mode défensif, en répondant rapidement pour faire valoir son propre point de vue, ne contribue pas à la recherche d’un compromis ou d’une solution.

    Avec les collègues

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Lâcher prise,  Motivation,  Passion

    Déranger

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    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    J’ai toujours dérangé dans mon milieu de travail. Dans certaines écoles, j’ai dérangé beaucoup, dans d’autres, un peu moins. Dans certaines écoles, j’ai trouvé des alliés, des amis avec qui collaborer, des collègues en or. Dans d’autres milieux, j’ai été très malheureuse et j’ai eu l’impression de ne pas avoir ma place. Je suis une fille passionnée, engagée et quand je me lance, des fois, je m’emporte. Je suis une intense qui peut prendre de la place. Mon directeur de l’an passé disait de moi que j’étais ploguée sur le 220. De leur part, c’était un compliment. Ceux qui m’apprécient me traitent de machine, mais savent que j’ai un côté bien humain. Certains, par contre, ne voient pas l’humain derrière la machine et pensent que leurs commentaires ne me brisent pas le coeur. 

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Passion,  Portraits d'enseignants

    Portraits d’enseignants: Christopher Duhaime

    Image parAlexandra_Koch de Pixabay

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Christopher, un enseignant d’anglais langue seconde, a gentiment accepté de répondre à nos questions. Il est notre 3e portrait d’enseignant.

    Christopher a débuté ses études au Cégep Champlain St-.Lawrence, à Québec. Parler et apprendre l’anglais l’avais toujours intéressé, et c’est à la suite d’un échange étudiant de trois mois en 5e secondaire qu’il a décidé de poursuivre ses études en anglais. Il savait alors qu’il allait aussi devenir enseignant d’anglais. Il est par la suite retourné dans sa Mauricie natale et a complété son baccalauréat en enseignement des langues secondes à l’UQTR. Sa carrière en enseignement a débuté par de la suppléance et lorsqu’il a rencontré sa copine, ils se sont déplacés vers la région de Lanaudière. C’est en 2018 qu’il a obtenu son tout premier contrat au secondaire.

  • Communication avec les parents,  Espaceprof

    Recette infaillible pour les rencontres de parents

    Image par rawpixel de Pixabay

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Les rencontres de parents prennent plusieurs formes tout dépendant de l’école, du niveau et des matières. J’ai personnellement connu des rencontres avec tous les enseignants dans le gymnase, d’autres, chacun dans nos classes, avec ou sans rendez-vous. 

    Les enseignants titulaires, du primaire ou de l’adaptation scolaire ont habituellement le temps de rencontrer tous les parents. Cependant, les spécialistes au primaire et les enseignants du secondaire n’ont pas cette possibilité-là dû au nombre d’élèves à qui ils enseignent. C’est à ces derniers que mon billet s’adresse.

    Que vous ayez une formule avec ou sans rendez-vous, vous aurez rarement l’opportunité de rencontrer tous les parents que vous désirez. Certains par manque de temps, d’autre par leur absence. Aussi, certains parents qui désirent vous rencontrer n’auront possiblement pas la chance de le faire. Je vous propose donc quelques trucs pour vous faciliter la vie en rencontre de parents et être plus efficace.

  • Espaceprof,  Formation,  Gestion de classe,  Nouveaux enseignants,  Suppléance

    La suppléance n’est pas juste une paye, c’est la meilleure école.

    Image par Pexels de Pixabay

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    J’ai fait mon baccalauréat au début 2000. C’était l’époque où nous devions encore aller chercher l’information puisqu’elle ne venait pas directement à nous via notre téléphone. C’était aussi l’époque où nous devions encore appeler pour avoir de l’information. Malgré que la majorité d’entre nous avions un courriel, la norme était de répondre dans les 3-4 jours ouvrables, loin du 2-3 heures que nous connaissons aujourd’hui. La majorité de notre information venait non pas d’un ordinateur ou d’une tablette, mais bien de sources humaines. 

    C’est donc à cette époque archaïque que j’ai entendu parler, par des collègues étudiants, qu’en tant qu’étudiante en enseignement, je pourrais faire de la suppléance. J’ai alors sauté sur l’occasion et je suis allée rencontrer les secrétaires d’école près de chez moi pour leur offrir mes services de suppléance (oui, c’est comme ça que ça fonctionnait à l’époque!). 

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Organisation

    La communication avec les parents

    Image par tjevans de Pixabay

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Nous le savons tous, elle est primordiale, et les parents sont d’un soutien irremplaçable pour nos jeunes et leur réussite scolaire. Dans un monde idéal, je pourrais communiquer avec les parents de mes élèves deux ou trois fois par mois pour les tenir au courant de ce qui se passe dans la classe, du cheminement de leur enfant et pour régler chaque petite difficulté dès qu’elle se pointe le bout du nez. 

    La réalité

    La réalité est cependant différente. En tant qu’enseignante d’anglais au secondaire, j’enseigne à six groupes par année. Si nous comptons 30 élèves par groupes, ça en fait environ 180. C’est beaucoup de monde ça! C’est donc impensable de communiquer avec chaque parent individuellement. Pire encore, avant la fin de la première étape, je connais rarement tous mes élèves. Pour ma part, au début d’octobre, je connais les élèves dérangeants, les élèves à plan d’intervention, les élèves qui ont des difficultés et les élèves qui participent beaucoup. Les autres, je ne les connaitrai pas avant le début novembre. Dans ce contexte, il est difficile de même savoir quoi dire à chaque parent.