• Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Valérie Harnois

    L’année scolaire; ma brioche à la cannelle.


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Et voilà! Les armes de guerre sont rangées. Je parle bien sûr de mes crayons rouges, bleu clair et roses (vive la diversité) qui sont confortablement dans le fond de ma boîte à l’école. C’est le temps de l’année où je me lève tard (presque 7h45 ce matin!), le moment où mon pilote automatique a une envie folle de dire à tous les jeunes que je rencontre d’enlever leur casquette, la saison où je peux prendre plus de 15 minutes pour dîner et je peux même me permettre un café de moins le matin! Les termes vacances et convalescence sont donc interchangeables dans le cas présent, surtout considérant qu’elles ne sont pas rémunérées, mais qu’on nous verse ce que nous avons accumulé. Mais peu importe! Dans ma cour, personne ne juge le verre de sangria à ma main à 11h58 l’avant-midi! En compagnie de cette sangria, c’est le temps d’un petit post-mortem. Comme je vois mon année scolaire comme une brioche à la cannelle, les premières bouchées étant parfois croustillantes, manquant de goût, trop sucré et très collant, à ce temps-ci de l’année, il ne me reste que le milieu, tout moelleux. Et les doigts collants, cette fatigue qui s’intensifie au fil des mois d’école? Ce n’est pas grave puisqu’à ce moment-ci, j’ai accepté que manger une brioche, c’est collant, mais que le milieu en vaut la peine. Ce milieu de brioche, c’est mon post-mortem que je fais à la fin de l’année. Pas ceux qu’on fait dans la salle de profs, tous exténués par le sprint de fin d’année. Je parle d’un vrai post-mortem des moments qui ont été vraiment significatifs cette année.

  • Alexandra Coutlée,  Gestion du temps,  Motivation,  Santé mentale

    Faire le bilan de notre année scolaire

    Il peut sembler un peu précipité de parler de bilan de fin d’année alors que l’année n’est pas encore terminée…. et que la neige n’est même pas fondue encore. Mais je me rends compte chaque année que d’attendre juin pour dresser un bilan est toujours trop tard et que je suis un peu trop épuisée rendue là pour le faire. Au mois de mai, nous sommes tous en mode dernier milles de préparation d’examens et en juin, ce sont les sessions officielles d’examens, les sessions de correction, les surveillances et toutes les autres activités connexes à notre vie d’enseignants comme des galas méritas ou la collation des grades. Avril semble donc un bon moment pour effectuer le bilan de l’année scolaire.

    Si vous êtes comme moi, chaque début d’année arrive en force et ne permet pas beaucoup de temps de réflexion: nouvelle tâche, nouvelle planification, nouvelle année, nouveau local à décorer… Les quelques jours pédagogiques de début d’année passent si vite qu’on se met rapidement à la tâche en mode automatique. Pourtant, chaque fin d’année, je me dis que je vais continuer de mettre en place la routine gagnante qui a fonctionné pour mes débuts de cours ou que je dois ajuster ce projet coup de coeur, car il était presque parfait sauf une ou deux questions à retirer. Je me promets de ne plus m’embarquer dans un certain comité qui m’a causé de la frustration et je me dis qu’il faudrait bien me souvenir de passer plus de temps avec ces collègues positifs qui me font toujours du bien.