• Espaceprof,  Gestion de classe

    Les décisions en gestion de classe; comment gérer l’efface qui vole?


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Ah! la gestion de classe… cette bête noire qui est aussi vaste que le domaine de la psychologie lui-même et qui détermine la destinée d’un groupe, de leur apprentissage, de leur plaisir à venir en classe, du plaisir et du désir de l’enseignant à enseigner et à travailler. C’est aussi la première cause de stress et de congé de maladie chez les enseignants (Royer, Loiselle, Dussault, Cossette, & Daudelin, 2001; RRQ)! Cette tâche est si complexe qu’elle nous est souvent difficile à définir. 

    Les experts nous suggèrent souvent une liste d’interventions, graduées en intensité, à utiliser avec les élèves. Ils nous suggèrent aussi des méthodes de prévention et, au Québec, c’est la relation maître-élève qui est privilégiée unanimement. Mais qu’en est-il de l’entre-deux? Entre la prévention et la réaction, il y a la décision. Cette étape est souvent sous-estimée en fait de charge cognitive des enseignants, mais tant importante. Afin d’illustrer cette étape si importante, je vous propose le scénario où l’enseignant voit, dans sa classe remplie d’élèves, une efface voler. Ok, elle ne vole pas vraiment, mais comme on n’a vu personne la lancer et qu’elle se retrouve aéroportée, c’est tout comme si elle volait. 

  • Enseignant connecté,  Enseignement positif,  Portraits d'enseignants

    Portraits d’enseignants: Mylène Bélanger

    Mylène Bélanger a gentiment accepté de répondre à nos questions et d’être notre premier portrait d’enseignant Espaceprof. Mylène enseigne la musique au primaire depuis plusieurs années. Elle a fait des études en éducation musicale et en interprétation à l’Université Laval. Elle enseigne la musique depuis plus de 14 ans et a travaillé dans divers milieux, autant au secondaire qu’au primaire. Elle a aussi enseigné en adaptation scolaire, en classe de comportement, en classe TSA et en classe de déficience intellectuelle. Depuis 2008, Mylène enseigne la musique à la Commission scolaire des Découvreurs et œuvre dans une école défavorisée auprès d’élèves ayant des besoins particuliers ainsi que d’élèves immigrants en francisation Elle a développé au fil des années des outils et des méthodes pour rendre son enseignement plus accessible à sa clientèle.

    Mylène collabore avec plusieurs chercheurs afin de baser sa pratique sur des fondements scientifiques. Elle est très impliquée dans son propre développement professionnel, mais aussi celui des enseignants. Elle a d’ailleurs développé une formation en ligne sur la gestion de classe avec Cadre 21 (formations qui sont gratuites pour les enseignants, à explorer!). Elle administre également un groupe Facebook Enseigner la musique autrement et un autre groupe Gestion de classe: Pratiques gagnantes. Elle est aussi la cofondatrice de Hors Stand’Art  qui a pour mission d’offrir des formations et du matériel spécialisé pour répondre aux besoins particuliers des enseignants de musique qui enseignent aux élèves présentant des besoins particuliers. 

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Reconnaissance

    Chers enseignants qui ont changé ma vie!


    Elisabeth Nelson Dupré

    Enseignante au primaire et au secondaire

    facebook.com/mmeelisabeth/


    Chers enseignants qui ont changé ma vie! Si vous saviez à quel point vous faites partie de ma réussite professionnelle. Si vous saviez à quel point vous avez fait une immense différence dans ma vie. Chacun de vous, à votre façon, vous avez fait toute la différence. 

    J’ai perdu mon papa à l’âge de 14 ans, j’étais en 2e secondaire, on revenait du congé de Noël, et je voulais mourir tellement j’avais mal … Et tu as vu la douleur que je ressentais, tu as vu que je n’allais vraiment pas bien … Tout mon monde venait de s’écrouler et toi, tu as fait toute la différence …. Tu m’as dit, dans mon mot de fin d’année, que tu t’assurais toujours du coin de l’oeil que j’allais bien … si tu savais comment tu m’as sauvé la vie. Merci Monsieur Labrèche.

  • Climat de classe,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Gestion de classe,  relation d'aide

    Faisons tomber les étiquettes


    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    Dès la première rencontre de niveau, les premières étiquettes sont données aux élèves: « bavard », « trop d’attitude », « paresseuse ».

    Dès la première semaine, les nouveaux enseignants ne sont pas épargnés, étiquetés rapidement: « va être bon », « veut se faire aimer » , « prend beaucoup de place ». On ne tarde pas non plus à leur faire part des étiquettes des anciens: « les élèves l’adorent », « a l’air bête ».

    Il y a des étiquettes qui sont utiles pour l’enseignant(e), car elles permettent d’éviter des situations embarrassantes ou des réactions inadéquates envers certains élèves ou des collègues qui ont des problématiques particulières.

  • Enseignement positif,  Motivation,  Reconnaissance

    L’impact d’un-e enseignant-e


    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Chaque année, des dizaines, voire des centaines d’élèves peuvent passer dans nos classes. Parfois, on a de leurs nouvelles, on reçoit un petit mot gentil qui nous parle de l’impact qu’on a eu dans leur vie. Parfois, c’est à leur collation des grades ou à leur bal de finissants qu’ils nous partagent que le petit moment que nous avions passé à essuyer leurs larmes lors d’une rupture amoureuse ou le moment où nous avons écouté les problématiques qu’ils vivent à la maison les ont beaucoup aidés et qu’ils nous remercient. La majorité du temps, par contre, on ne sait pas vraiment officiellement si on a eu un impact.  On voit, bien sûr, l’impact qu’on a eu lors des résultats scolaires des examens ministériels, mais ce n’est pas un impact si clair. Mais être enseignant, tout le monde le sait (du moins je l’espère), c’est bien plus que de transmettre des notions d’anglais, de français, de mathématiques, de science ou encore d’arts. Et on a tous un ou une enseignante qui nous a marqué.

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Gestion du temps,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale,  Santé Physique

    Être bien avec soi, avec sa profession


    Cloé Janelle

    Enseignante en adaptation scolaire


    Il s’agit de ma deuxième année comme titulaire de classe et j’en suis très heureuse! Pour l’instant, j’ai trouvé un équilibre entre le travail et la vie personnelle. 

    Mon truc : prendre le temps de faire les choses, c’est-à-dire prendre le temps d’aller à la salle de bain pendant la journée, de ranger mon bureau, d’aller discuter avec une collègue, d’aller porter ma tasse de café dans la salle des profs, de retrouver mes factures perdues, etc. 

    Ainsi, lorsque je rentre de l’école, j’ai passé une meilleure journée et je me sens bien avec mon emploi, ma profession. Même qu’en soir de semaine, je fais des activités avec mon copain; je me sens presque la fin de semaine! 

    Je réalise à quel point je ne prenais pas soin de mon bien-être l’année scolaire dernière et que cela avait un impact sur mon humeur, donc sur les élèves et sur ma vie personnelle. Je me sens bien, je me sens heureuse.

    Bon début d’année, chers collègues enseignants! 

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Passion

    Semeur


    Gabriel Gaudreault

    Enseignant en formation professionnelle

    https://leblogueduprof.com


    J’ai toujours été un homme qui trouvait son port d’attache beaucoup plus dans la campagne que dans la ville. C’est comme si ces vallées verdoyantes et ces plaines luminescentes me rappelaient d’où je viens et d’où nous venons tous. Nous avons souvent tendance, à travers nos mille et une responsabilités, à oublier nos racines dans ce qui n’est pas réellement; l’argent, le besoin de nourrir son propre égo à travers le prestige et la reconnaissance…

    Vous êtes-vous déjà arrêtés pour observer les gens qui travaillent dans un champ? Ou n’avez-vous simplement jamais tourné la tête en voiture pour observer les gens qui y travaillent à toute heure du jour ou de la nuit? C’est impressionnant de voir à quel point ces travailleurs ont du cœur au ventre. L’autre jour, alors que j’observais quelques-uns de ces vaillants travailleurs depuis ma voiture arrêtée dans le trafic, je me mis à rêvasser réveillé.

    Soudainement, je ne voyais plus ce grand tracteur racler la terre, je ne voyais qu’un homme, au loin, travailler la terre de ses mains. Ce dernier semblait tellement concentré sur ce qu’il faisait, c’était comme si rien autour de lui n’aurait pu le déranger dans ses actions. Toujours dans mon rêve, je sortis de mon véhicule, en plein milieu de route, et je me dirigeai vers cet homme.

    Plus je m’approchais, plus les sons des voitures et du trafic disparaissaient, j’étais en mesure d’entendre le bruit de mes souliers se déposer sur le sol. Une fois à ses côtés, le silence était tel que je pouvais entendre le bruit de la terre brune glisser entre ses doigts. Je me tenais, là, juste à côté de lui, et il ne se détournait toujours pas de son travail. Ses mains étaient ridées et brunies par le soleil, on aurait presque dit du cuir. Sous son chapeau en paillette, j’arrivais à voir une chevelure grisâtre qui se cachait tant bien que mal des rayons UV et de la brise qui soufflait. Ses orteils se trémoussaient dans la terre chaude comme des gamins pourraient le faire dans une petite piscine pour enfant.

    «Bonjour…» que je lui envoyai-je. Il me répondit d’un simple sourire que son regard adoptait également. L’homme semblait si zen et si en paix que c’en était presque déstabilisant pour quelqu’un comme moi qui n’y est pas habitué.

    «Que faites-vous exactement?» continuai-je. «Je sème», qu’il me répondit d’un ton simpliste, «As-tu envie de semer avec moi?» poursuivit l’homme. Je n’ai jamais vraiment eu le pouce vert je dois l’admettre, mais cet homme semblait si calme, peut-être que j’arriverais à être dans le même état d’esprit en l’aidant un peu…

    Sans que je n’aie à dire un mot, l’homme me tendit une poignée de semence qu’il pigeait dans sa poche de pantalon. «Qu’est-ce que c’est?» fut la première question qui me vint en tête. Avant même que mes lèvres ne se séparent pour lui poser cette question, l’homme répondit simplement que cela n’avait guère d’importance.

    Après avoir retiré mes chaussures et levé mes pantalons, je commençai à marcher en envoyant mes semences tout autour de moi, j’adoptai très rapidement toute la grâce du geste. Le son des grains qui tombaient sur le sol chaud me faisait penser à une douce pluie d’été. Dur pour moi de penser à autre chose que ce que je faisais à ce moment exact. En marchant, j’arrivais à voir de jeunes pousses ici et là, de petits germes émergeaient d’un terreau fertile, c’était si beau. D’autre part, je remarquai que certaines régions de terre étaient sèches, arides et où les semences n’avaient qu’été asséchées par le soleil. Le vent dans les cheveux, ses doux chuchotements dans les oreilles, j’étais à l’aube d’une grande leçon que la vie allait me servir sur un grand plateau d’argent.

    J’entendis les pas de l’homme qui s’approchaient de plus en plus de moi, derrière moi, cette espèce de bruit de glissement que la terre faisait au contact de sa peau. Il déposa sa main sur mon épaule et me dit : «Tu sais Gabriel, tu peux aimer ensemencer ces parcelles de terre, tu peux y trouver le goût de t’investir, de céder à l’envie de te laisser guider par cette passion qui t’anime tant. Toutefois, n’oublie jamais une chose : une fois que cette semence aura quitté ta main, tu n’y pourras plus rien. Tu pourras, tant bien que mal, souhaiter qu’elles atteignent les meilleurs terrains, mais encore, lorsque le grain aura quitté ta main, il n’en tiendra qu’à la vie d’en faire un germe ou non. C’est ainsi que l’on donne, de son être, mon jeune ami. Certes, tu auras parfois plus envie que le germe lui-même de pousser et de fertiliser, mais à ce moment précis, tu n’auras d’autre choix que d’accepter que la vie a son propre équilibre. N’attends pas d’elle autant que ce tu donnes.»

    En me retournant, le champ avait disparu. J’étais dans ma classe. Devant moi, des élèves et, dans ma tête, des savoirs à semer. Tout comme sur cette grande terre, je me mis à marcher et de mon geste le plus gracieux, à semer le meilleur de qui je suis…

    Le prof.

    Publié originalement sur: https://leblogueduprof.com/2016/05/25/semeur/

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation

    Mes élèves restent toujours mes élèves


    Alexandra Coutlée

    Enseignante au secondaire et fondatrice d’Espaceprof


    Les enseignants voient défiler devant eux, chaque année, des dizaines, voire des centaines d’élèves. À chaque année, je tisse des liens avec environ 150 à 180 élèves puisque j’enseigne habituellement à 6 groupes en anglais au secondaire. Je vois ces élèves deux à trois fois par semaine. Je les vois aussi lors de leurs spectacles, des activités du midi, des sorties…et à la fin de l’année, ils me quittent pour rejoindre un autre enseignant d’anglais l’année suivante. Lorsqu’ils ne sont plus mes élèves, je les croise dans les corridors, ils me saluent et parfois me rendent visite en classe. Voir un grand de 5e secondaire venir me saluer alors que je suis avec des 1re secondaire est toujours un beau moment pour moi. Je suis contente de revoir mon élève et amusée de voir le visage impressionnée de mes petits de secondaire 1 (oups, non, mes grands… ils ne seraient pas contents de se faire traiter de petits…mes grands de première secondaire).

    Et puis ces grands de secondaire 5 quittent l’école. Je peux les saluer au bal des finissants et à la collation des grades… et je les perds de vue. Parfois, par contre, j’ai la chance de les recroiser, d’entendre parler d’eux. Je dis alors avec fierté: c’est MON élève. Eh oui, même si un jeune quitte ma classe, il reste à jamais: MON élève. Ce lien ne s’efface pas. J’ai la chance d’avoir pu avoir des nouvelles de plusieurs de mes élèves à travers les années. Il y a quelques années, j’ai assisté aux retrouvailles, 10 ans suivant la graduation, d’élèves à qui j’avais enseigné. Quel beau moment que de voir ces jeunes adultes et de voir ce qu’ils avaient fait de leur vie. Entendre parler de leur carrière qui débute, de l’achat de leur première maison… Chaque fois que je croise un ancien élève, j’ai un petit pincement de fierté… après tout, ce sont MES élèves. Et oui, il arrive d’avoir eu plus de difficulté avec un élève… ça ne change rien au sentiment quand on les recroise! J’ai bien ri avec Nicolas à qui j’avais enseigné en 3e secondaire lorsque nous nous sommes remémoré une présentation orale plutôt clownesque qu’il avait faite… Avec du recul, c’était bien drôle, un peu moins au moment où il l’avait faite, par contre…mais plusieurs années plus tard, il vaut mieux en rire!

  • Enseignant en vacances,  Espaceprof,  Lâcher prise,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    La fin d’année a été difficile!


    Elisabeth Nelson Dupré

    Enseignante au primaire et au secondaire


    Une fin d’année émotive, non pas parce que j’étais fatiguée, mais bien parce que je m’étais réellement attachée à mes cocos! J’avais une classe parfaite pour ma personnalité! Je me suis tellement investie à fond. Il faut dire que j’avais des cocos à besoins particuliers et je voulais tellement qu’ils réussissent! Je voulais tellement qu’ils soient bien dans la classe, qu’ils se sentent aimés et compris. 

    J’étais madame Élisabeth du lundi au dimanche, le jour, le soir et la fin de semaine …. J’étais madame Élisabeth! Je pensais à mes élèves tout le temps, ce que je pouvais faire pour faire une différence dans leur quotidien! Le 22 juin est finalement arrivé, beaucoup de mes élèves ont pleuré… moi aussi d’ailleurs. J’ai lu la plus belle lettre que quelqu’un m’avait écrite dans toute ma vie …. Cette lettre, c’est une petite fille de 10 ans qui me l’a écrite. J’ai dû dire au revoir à mes 22 cocos. J’ai pleuré beaucoup aussi … c’était déjà terminé! Ça avait passé si vite! Et puis je me suis retrouvée seule à la maison … en vacances… c’est là que j’ai réalisé que je m’étais perdue en chemin … j’étais devenue madame Élisabeth, juste la prof de 5e année! 

    J’ai frappé un mur en commençant mes vacances… j’ai ressenti un vide profond … qu’est-ce que j’allais faire de mes journées? De qui allais-je prendre soin? … DE MOI, d’Élisabeth Dupré, la fille passionnée qui aime lire un bon roman, qui aime cuisiner, qui aime faire du vélo… J’ai pris du temps pour moi, juste moi … Je ne m’étais pas rendu compte que je m’étais oubliée durant ces 3 derniers mois. Ce contrat fut l’une des plus belles expériences de ma vie. J’ai tellement appris de mes élèves, de mes collègues, mais aussi sur moi … J’ai appris qu’il fallait que je prenne soin de moi quoi qu’il arrive, peu importe s’il y avait 22 autres petits humains qui avaient besoin de moi, je ne devais pas m’oublier…

  • Enseignant en vacances,  Espaceprof,  Gestion du temps,  Santé mentale,  Santé Physique

    Se servir de l’été pour être prêt


    Alexandra Coutlée

    Enseignante au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    L’été, on a du temps… enfin! Alors pourquoi ne pas prendre ce temps pour mieux gérer notre année scolaire à venir? Non, je ne vous parle pas de planifier d’avance votre année scolaire ou de préparer des examens pendant vos vacances, mais de profiter de ce moment de recul pour organiser votre routine et votre mode de fonctionnement personnel afin de vivre la prochaine année scolaire différemment.

    Voici quelques petites choses que vous pourriez faire cet été qui pourraient vous aider à mieux vivre votre prochaine année scolaire et qui m’aident personnellement à chaque été.

    L’activité physique

    Tout le monde le sait que de se tenir en forme est important. Et nul besoin de devenir monsieur ou madame muscle pour voir une différence sur notre santé mentale et physique. L’été est un moment parfait pour explorer différentes activités physiques que vous pourrez garder en place à la rentrée. Alors essayez le cours de yoga gratuit à l’école au coin de chez vous, acceptez l’invitation de votre amie pour essayer son gym ou encore mettez en place une nouvelle tradition d’aller faire une marche en famille après le repas du soir.