• Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Reconnaissance

    Le renforcement positif de la direction

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    Nadia Bélanger Espaceprof

    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    Le renforcement positif par la direction

    Quoi de mieux que quelques petits mots bien choisis pour renforcer notre sentiment d’efficacité personnel? Il faut l’admettre, les enseignants ont besoin, comme les élèves, de sentir qu’on les supporte et que l’on souligne leurs bons coups.

    Toutes les manières sont bonnes!

    Au fil des années, j’ai vu toutes sortes de directions valoriser, supporter, souligner les bons coups de leurs enseignants par toutes sortes de manières. Quand l’intention est de faire du bien, je crois que toutes les manières se valent et font du bien.

  • Enseignement positif,  Motivation,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    Merci à mes élèves!

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    Carolane Groleau

    Enseignante au secondaire


    Lorsque nous sommes élèves, on dirait qu’il nous est difficile de nous imaginer la vie de nos enseignants à l’extérieur de leur local de classe. Lorsque j’étais au secondaire, je ne réfléchissais pas à cela. Pour moi, un enseignant était passionné de sa matière, avait tous ses trucs déjà préparés et possédait un infini bagage de connaissances. Je ne me doutais pas que les novices planifiaient et construisaient probablement du matériel lors de leurs journées de congé, tout comme j’étais loin de m’imaginer que certains sortaient dans des bars… ou dataient même!

    Cette réflexion, je l’ai faite pour la première fois l’an dernier, lors de mon premier contrat. J’avais cette impression de vivre une double vie : enseignante le jour et jeune femme le soir.

    Aussi, je me suis toujours dit qu’en allant au travail, il faut laisser sa vie personnelle chez soi, à la porte…

    … mais cette semaine, cela a été plus ardu.

    Je ne suis pas la première ni la dernière à que cela arrive, mais c’était une première dans ma vie, moi qui ai fait passer mes études et ma carrière avant mes sentiments : ma première vraie grosse peine d’amour.

    Comment aller travailler un lundi matin après avoir passé la dernière fin de semaine à vivre toutes les étapes de la peine d’amour parfois en alternance, parfois en simultanée (tristesse, colère, tristesse à nouveau, incompréhension, tristesse, déni et encore tristesse)?

    Comment sourire et sembler passionnée par ma matière alors que j’ai à peine dormi et mangé en deux jours?

  • Espaceprof,  Formation,  Nouveaux enseignants

    Le TECFÉE, un cauchemar collectif

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    Jade Boudreau Espaceprof

    Jade Boudreau

    Étudiante en enseignement


    C’est le test de certification en français pour l’enseignement que nous appelons affectueusement (ou pas) le TECFÉE. C’est le cauchemar de plusieurs élèves au BAC. Pour éclairer les humains qui n’ont pas à subir ce test, je vous explique. Que tu sois en enseignement au préscolaire et en éducation primaire, en enseignement de l’éducation physique, en enseignement de l’éthique et culture religieuse au secondaire ou encore en éducation en anglais langue seconde, tu dois passer ton TECFÉE. Il ne faut pas oublier que tu dois l’avoir réussi avant de pouvoir faire ton 3e stage. Si tu l’échoues, je suis bien désolée, mais tu ne vas pas en stage. Attends et recommence. De l’aide est fournie, comme le CARÉ à l’UQAM, mais pas assez utilisée. Certes, ce n’est pas au même degré que nous utilisons la langue, mais tous les programmes en enseignement ont un double seuil de réussite de 70 % (mis à part anglais langue seconde qui a un seuil à 55 %). Par double seuil, je parle qu’il y a deux volets à cet examen. Une partie sur les codes linguistiques : toutes les notions de la langue française peuvent être abordées, soit la syntaxe, la ponctuation, la morphologie (la morpho-quoi?), les verbes, les accords, les définitions et sans oublier les fameuses expressions. Ensuite, après le questionnaire de 60 questions à choix de réponses, tu dois faire une rédaction. Tu écoutes une entrevue portant sur un sujet relié à l’éducation et tu dois écrire un texte de 350 mots minimum (petit conseil : n’en fais pas plus) en ajoutant un commentaire personnel pertinent (Selon qui? On ne le sait pas). En moins de temps pour le dire, tu payes 70 $ à ta première passation et 80 $ pour la seconde, la troisième, la quatrième et ça peut continuer longtemps comme ça…

  • Enseignement positif,  Lâcher prise,  Motivation,  Santé mentale

    Quitter une permanence au privé pour le public

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    Marie-Claude Pilote Espaceprof

    Marie-Claude Pilote

    Enseignante au secondaire


    On peut dire que j’ai un parcours mouvementé depuis que j’ai commencé à enseigner le français en 1997. De mes débuts jusqu’en 2005, j’ai été dans six écoles , majoritairement privées. En 2004-2005, n’étant pas heureuse dans celle où j’avais commencé l’année, j’ai décidé de démissionner en décembre pour aller explorer le monde de l’édition. Constat : le contact avec les ados me manquait trop. J’ai alors décidé de combiner les deux domaines en prenant une petite tâche dans une école publique de la Commission scolaire de Laval. Première expérience au public. 

    En 2005, un déménagement m’a menée sur la Rive-Nord de Montréal et une école privée située à deux minutes de mon nouveau chez-moi cherchait un prof en français. J’ai envoyé mon CV, passé l’entrevue et ai obtenu  le poste.

    J’y ai passé 15 années. 15 années de dur travail où l’excellence règne en roi et maître chez les élèves et où les exigences sont intenses du côté des demandes de la direction et des parents. 

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Passion

    Heureux sont les fous

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    Lysiane Dallaire

    Lysiane Dallaire

    Enseignante en anglais au primaire


    “Tu es FOLLE”. C’est le commentaire que je finis toujours par entendre à la fin de la semaine du spectacle de talents de mon école. On y entend parfois une part de reconnaissance ou alors  une part de jugement. 

    Quand on parle à nos proches et qu’on leur demande quelles sont les tâches d’un enseignant, ils nous disent: planifier, corriger, enseigner, photocopier, assister à des rencontres, animer des récupérations, etc. 

    Il y a cependant une part de notre travail, celle qui  pour moi vient s’ajouter à ma tâche et qui pourtant  me rend si heureuse. Elle passe malheureusement bien souvent  sous le radar lorsqu’il est question du travail d’un enseignant . Car l’enseignement est fait de plein d’extras qui font de l’école un milieu de vie et non pas seulement un établissement d’enseignement.  

  • Espaceprof,  Motivation,  Santé mentale

    Novembre

    Image par pasja1000 de Pixabay

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Nous entrons dans une période d’incertitude qui n’est pas sans laisser de traces au quotidien. Cette année scolaire est marquée par le renouvellement de la convention collective des enseignants, par une loi abolissant les commissions scolaires et les élections scolaires, par une pénurie d’enseignants et de suppléants et par une vague de nouvelles directions d’écoles. 

    Pour ceux qui ont lu mes articles précédents, vous savez que je suis de nature positive et très pratico-pratique. Mais force est de constater que le climat est présentement rempli de questions sans réponse. Le temps d’ensoleillement nous joue aussi des tours, bref, c’est novembre!

  • Enseignant connecté,  Espaceprof,  Gestion du temps,  Organisation

    S’organiser…pour ne pas se faire organiser

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire et fondatrice d’Espaceprof


    Je suis très forte en organisation.  Je vais vous dire un secret, la raison pour laquelle je suis forte en organisation, c’est que je suis non seulement anxieuse, mais j’ai aussi tendance à oublier des choses et à être désorganisée. Si je n’ai pas un système mis en place, les distractions sont nombreuses et il est facile pour moi de m’y perdre. Je termine alors la journée en ayant l’impression… et parfois la certitude, de ne pas avoir accompli grand-chose.  Afin d’être productive, j’ai donc dû mettre en place plusieurs petits trucs pour être bien organisée.

    Parmi les outils qui me donnent le plus de fil à retordre, on retrouve les fameux courriels. Ne vous méprenez pas, je trouve que c’est une façon de communiquer tellement efficace! Rien ne vaut un coup de téléphone quand le côté humain doit prendre plus de place, mais avouez qu’un petit courriel rapide pour aviser le parent de devoirs non faits se fait beaucoup plus rapidement qu’un appel téléphonique pendant une période libre (ça existe ça?).

  • Enseignement positif,  Entraide,  Espaceprof,  relation d'aide

    Comment régler un conflit avec un(e) collègue?

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    Nadia Bélanger

    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    Au travail, comme dans la vie, il est normal de rencontrer des conflits avec les autres. L’important, c’est de les régler pour se sentir mieux avec nous-mêmes, mais aussi pour que l’autre personne impliquée se sente mieux. Cela est une belle preuve d’empathie, d’humilité, de maturité et de respect.

    Évidemment, cela n’est pas une chose facile à faire, cela demande de la volonté à vouloir changer la situation conflictuelle. Voici des étapes qui peuvent vous aider:

  • Climat de classe,  Gestion de classe

    Agir au lieu de réagir

    Image par Siggy Nowak de Pixabay

    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Ah les jeunes aujourd’hui! Ils ne savent plus écouter, n’est-ce pas qu’on l’entend souvent, celle-là? Il semble que plusieurs enseignants vivent des frustrations face aux jeunes qui ne sont pas attentifs. Ils aimeraient être capables de donner leur cours sans être interrompus par les élèves… mais est-ce qu’on veut vraiment d’une classe assise… passive, à l’écoute pendant 55 ou encore 75 minutes de temps? Serions-nous capables nous-mêmes de maintenir cette écoute pendant tout ce temps pendant, disons, une formation ou une réunion? Si les élèves ne sont pas engagés et à l’écoute 100 % du temps, est-ce que c’est toujours notre faute en tant qu’enseignant? Est-ce que nos cours sont mal préparés? Nos activités, ennuyantes?

    Il est tout à fait normal de ne pas être toujours attentif. Je suis certaine que vous avez répondu qu’il vous est impossible de maintenir votre attention 100 % du temps pendant une formation de 75 minutes, par exemple, même si la formation est pertinente et bien présentée. Même bien planifié, un cours ne rejoindra jamais 100 % des élèves. Les dérangements que les élèves peuvent apporter dans un cours sont donc tout à fait normaux et prévisibles. Par contre, nuances ici, je ne parle pas des élèves qui dérangent la classe de façon excessive ou même de façon dangereuse. Je parle de petites distractions, comme l’élève dans la lune ou l’élève qui parle à son voisin en chuchotant.

  • Enseignant connecté,  Espaceprof,  Formation,  Santé mentale

    Apprendre comme moyen pour gérer son stress au travail

    Image par Evgeni Tcherkasski de Pixabay

    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Le métier d’enseignant n’est pas facile et comprend son lot de stress au travail. Il existe plusieurs solutions pour gérer son stress au quotidien.  On nous parle par exemple d’aller faire une marche sur notre heure de dîner, de faire jouer de la musique pendant notre pause ou au début des cours pour détendre l’atmosphère. Les discussions avec des collègues peuvent aussi être une source de réconfort et nous aider à gérer notre stress. Par contre, toutes ces solutions sont des solutions à court terme. Elles aident à gérer le stress du moment ou encore à mettre un baume sur le trop-plein de stress que nous vivons ce jour-là.

    Pour s’assurer d’être bien à long terme dans notre métier d’enseignant,  il faut donc trouver des solutions à plus long terme. Une étude de l’Université de Michigan a testé l’impact de l’apprentissage sur le stress de deux groupes d’employés.  Un premier groupe utilisait les méthodes nommées précédemment pour gérer son stress (des respirations, des marches, de la méditation, etc.). Le 2e groupe était activement engagé dans l’apprentissage de quelque chose de nouveau. Le groupe qui a participé à des activités d’apprentissage ressentait moins d’émotions négatives au travail que le groupe qui avait utilisé des stratégies de gestion de stress plus temporaires.