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À la découverte du coenseignement

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Goldrick Noel

Enseignant au primaire


Avez-vous déjà pensé à ce que ressemblerait votre profession si vous aviez quelqu’un qui vous accompagne en classe pendant vos périodes d’enseignement? Et si cette personne était aussi présente pendant vos périodes de planifications? Mais pourquoi pas une autre enseignante? Tant qu’à faire, pourquoi ne viendrait-elle pas avec toute sa classe?

Toutes ces questions s’appliquent pour décrire ce qu’est le coenseignement, car il y a plusieurs façons de le vivre. Que ce soit avec une autre enseignante, une orthopédagogue, une enseignante-ressource, à temps plein ou à temps partiel, l’objectif est d’améliorer la qualité de l’enseignement offert. En bref, de permettre à tous les élèves de profiter des bienfaits de l’apprentissage. Il est vrai que tout ce qui touche la différenciation est souvent la première idée qui vient en tête, mais ce système a encore bien plus à offrir.

Dans cet article, je vais vous résumer les idées trouvées dans un document de l’équipe ADEL de l’UQAM disponible à cette adresse : https://adel.uqam.ca/wp-content/uploads/2020/11/SYNTHESE-COENSEIGNEMENT_final_0.pdf

N’hésitez pas à le consulter pour en apprendre plus sur le sujet.

Tout d’abord, à l’approche de la première communication ou des rencontres de parents, on aime bien compiler nos traces pour avoir un portrait le plus juste possible de nos élèves. L’idée d’avoir une personne qui prend des notes d’observations pendant qu’on enseigne favorise la qualité de l’observation. Que ce soit pour avoir une idée de l’attention des élèves, de leur organisation ou même de la fréquence à laquelle ils posent ou répondent aux questions, ce type de coenseignement est une très bonne idée.

Qui n’a jamais eu l’impression d’être débordé au milieu d’une expérience en sciences? Le coenseignement permet justement de se partager la gestion du groupe. Même si une seule des enseignantes connaît les détails de l’expérience, son soutien est plus que bienvenu pour aider les élèves à bien s’organiser, à respecter les consignes et à noter leurs résultats.

Il est aussi possible de diviser le groupe afin de créer des cellules d’enseignement. Ça peut être sous la forme d’ateliers où les élèves sont divisés selon le nombre d’ateliers et où les enseignantes enseignent quelque chose de différent selon leur poste. Il existe aussi des schéma où une enseignante sera avec un sous-groupe, soit dans le but de faire une activité d’introduction à la notion que l’autre enseignante enseigne, soit pour approfondir le sujet et permettre à certains élèves d’aller plus loin dans la notion. Finalement, en divisant la classe en deux et en enseignant la même chose, on permet aux élèves d’avoir un contexte plus intime donc plus propice à poser des questions.

Il y a une belle étape de discussions et de planifications à faire avant de se lancer dans le coenseignement ou même de trouver avec qui on a envie de vivre l’expérience, mais les bienfaits du nombre réduit d’élèves par enseignante et du sentiment d’efficacité qui l’accompagne ne sont pas négligeables. Je dirais même qu’ils valent la peine qu’on y jette un coup d’oeil… plus qu’une fois!

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