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Positivé toxique et négativité toxique

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Goldrick Noel

Enseignant au primaire


L’équilibre, c’est quelque chose que nous recherchons dans toutes les sphères de notre vie. Si la recherche d’un juste milieu entre la vie personnelle et la vie professionnelle est dans plusieurs de nos discussions, celle de la perception de notre quotidien ne l’est pas vraiment. On va chercher à dire tout haut quand ça va bien. On va chercher à dire tout haut quand ça va mal. Mais rares sont les personnes qui vont répondre qu’ils ont pris le temps de peser les pour et les contre afin de qualifier leur journée.

En bref, on se retrouve la plupart du temps à ignorer tout ce qui va mal quand on est de bonne humeur et à ignorer tout ce qui va bien quand on est de mauvaise humeur. Et quand on baigne trop souvent dans ce genre de situations, on tombe dans la toxicité. On devient malgré nous des obstacles à l’équilibre de notre santé mentale.

Dans un article précédent, je vous proposais de prendre une pause de tous les reproches que vous vous faites pour vous féliciter de ce qui va bien. Le but était de vous encourager à être dynamique devant l’analyse de votre propre rendement. Il est important de penser aux outils que vous possédez afin que ce qui va bien continue de faire partie de votre environnement.

Le danger de demeurer passif face à nos succès et nos échecs, c’est de miner notre motivation.

Réalisez que quand des collègues vous sourient, quand des parents vous félicitent, quand des enfants ont le goût de vous prendre dans leur bras ou d’embarquer le sourire aux lèvres dans votre prochaine activité, c’est pour vous motiver. Pour vous donner le goût de continuer. Pour vous convaincre que vous en faites assez.

Donc quand vous vivez ces moments, recevez-les et faites le plein pour affronter les jambettes que la vie vous fera. Parce que ce n’est pas vrai que tout va bien. Mais c’est aussi faux de dire que tout va mal. Si on prenait un moment pour s’éloigner de la positivité toxique, on ne dirait plus : “Ça pourrait être pire!” Et si on prenait un moment pour s’éloigner de la négativité toxique, on dirait plus souvent : “Ça peut être mieux!”

Parce qu’au-delà de l’idée qu’on mérite mieux, il faut continuer de convaincre la population, nos collègues, nos élèves et nos dirigeants que ce fameux mieux est possible.

C’est possible d’avoir de belles classes.

C’est possible de faire des projets enrichissants.

C’est possible d’avoir des élèves qui se sentent à leur place.

C’est possible d’avoir des enseignantes qui se sentent à leur place.

Tout ceci existe déjà de nos jours et ce serait dommage de les cacher. Alors on peut très bien les exposer en se rappelant que la profession mérite d’avoir les outils pour que ces petits joyaux existent à une plus grande échelle. Parce qu’il est important de parler de ce qui va mal en éducation et parce qu’il est important de parler de ce qui va bien en éducation.

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