• communauté d'enseignants
    Alexandra Coutlée,  Espaceprof

    Pourquoi Espaceprof?

    Nous voulons garder nos enseignants en poste et heureux d’y être!

    Espaceprof a pour objectif d’offrir des solutions afin d’assurer le bien-être des enseignants. C’est par l’entremise de ressources en ligne, de rencontres et de formations qu’Espaceprof souhaite soutenir la profession enseignante et contribuer à motiver les enseignants et inciter de futurs enseignants à se joindre à la profession. Espaceprof souhaite que le métier d’enseignant soit passionnant, motivant et invitant!

  • Alexandra Coutlée,  Communication avec les parents,  Espaceprof

    Le courriel du parent fâché…

    Image par ijmaki de Pixabay

    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Ça nous est tous déjà arrivé.  La cloche va sonner dans quelques minutes, on prend nos courriels et boum! Un parent fâché nous accuse de ne pas avoir donné d’explications claires ou encore pire, de ne pas aimer son enfant.  Si on a pris le courriel en soirée, ça peut même gruger tout notre temps en famille, car ça nous trotte dans la tête…. et nous empêcher de dormir. Je ne connais personnellement aucun enseignant qui a envie qu’un parent pense qu’il n’aime pas un enfant et qui se lève le matin pour aller enseigner et se dire qu’il va mal faire son travail.  Nous avons tous le souci d’aider les élèves dans leur réussite et agissons de façon professionnelle. Alors quoi faire quand on reçoit ce genre de courriel?

    Note: J’apporte une petite précision ici, par contre.  Dans ce billet, j’aborderai des stratégies pour répondre à des courriels de parents fâchés. Je parle de courriels où le ton est accusateur (ex: mon fils me dit que vous n’avez pas expliqué ce travail…), mais n’est pas déplacé ou ne contient pas des insultes.   Si cela est le cas, je vous invite à communiquer avec la direction avant de faire quoi que ce soit et d’établir une stratégie ensemble.

    Passer à l’appel téléphonique

    Premièrement, pour ce type de courriel, il est préférable de réserver un temps et de parler par téléphone au parent. Il peut être difficile de distinguer le ton utilisé par courriel et la situation peut rapidement s’envenimer si le parent perçoit votre réponse comme sarcastique (alors que ce n’était pas le cas). Malgré le manque de temps criant dans votre horaire, prendre le temps de téléphoner au parent vous évitera une série de courriels qui pourraient aggraver la situation et demander une rencontre avec le parent et la direction… ce qui grugerait encore plus de temps.

  • Alexandra Coutlée,  Motivation,  Organisation

    La motivation par le jumelage

    Image par Free-Photos de Pixabay

    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    Janvier est souvent un mois de résolutions.  On a souvent de bonnes intentions début janvier et celles-ci disparaissent avec le printemps. Une résolution qui revient souvent dans le monde de l’enseignement est de cesser de procrastiner sur une série de tâches que l’on trouve désagréables. Par exemple, en janvier, les enseignants se disent souvent qu’ils passent trop de temps à corriger des copies ou encore aimeraient trouver le moyen de rendre les copies aux élève le plus rapidement possible.

    La liste de tâches d’un enseignant est longue. Il est facile de procrastiner et de choisir dans notre liste les petites tâches qui nous plaisent et d’éviter, pendant quelques heures… ou encore quelques jours.. ou encore pire quelques semaines, les tâches qui sont un peu moins intéressantes.  Il est également facile de se perdre dans des activités qui nous plaisent. Qui parmi nous n’est pas déjà tombé dans le trou noir de Netflix un dimanche après-midi, laissant de côté la pile de correction qui nous attendait? Après tout, cette nouvelle télésérie enivrante était beaucoup plus intéressante que les questionnaires, si répétés, que nous devions corriger.  Alors comment se motiver lorsque la tâche ne nous motive vraiment pas?

  • Carolane Groleau,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    Le début

    Image par Free-Photos de Pixabay

    Carolane Groleau Espaceprof

    Carolane Groleau

    Enseignante au secondaire


    (Retour en arrière)

    Août 2018

    Après un stage 4 qui m’a apporté grand nombre de remises en question sur mon choix de carrière, je prends mon courage à deux mains et je pars avec ma pile de CV, direction : les écoles secondaires de la région. 

    Quelques jours plus tard, je reçois un appel. On me demande si j’accepterais de donner le cours d’Éthique et culture religieuse au régulier ainsi que celui d’anglais pour les élèves des groupes GAER. (Petite précision : je suis enseignante de français). Et ça se met à tourner dans ma tête…

    Et si je dis non, vais-je travailler cette année? Va-t-on me barrer de cette école? 

    Et si je dis oui, vais-je être à mon meilleur? Suis-je outillée pour cette responsabilité? Vais-je me sentir bien?

    La réussite d’élèves est en jeu…

    … et mon bien-être aussi.

    Je décline l’offre.

    La directrice de cette école me rappelle. 

  • Carolane Groleau,  Développement professionnel continu,  Espaceprof,  Formation

    Le suivi CLASS

    Image par Fernando Aguirre Guzmán de Pixabay

    Carolane Groleau Espaceprof

    Carolane Groleau

    Enseignante au secondaire


    Tranche de vie : L’an dernier, je vivais ma toute première année en tant qu’enseignante de français au secondaire. Ma curiosité, ma détermination ainsi que ma capacité à créer des liens avec les élèves ont vite été remarquées. Toutefois, j’étais (et je suis toujours) une enseignante novice et donc moins expérimentée et moins outillée qui a eu à relever un beau défi : le «groupe difficile».

    En cours d’année, même si je tenais le coup, bien entourée de mes collègues enseignants et TES exceptionnels, ma directrice m’a suggéré quelque chose qui pouvait apporter une opinion extérieure sur ma pratique : le suivi CLASS.

  • Climat de classe,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Gestion de classe,  Valérie Harnois

    L’empathie ou l’effet Pygmalion et l’étiquetage

    Image par athree23 de Pixabay

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    J’attends beaucoup de mes élèves, autant au niveau scolaire que comportemental. Mais ces attentes ne sont pas aussi importantes que leurs manifestations en paroles et en gestes.

    Fondements théoriques

    Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’effet Pygmalion (Rosenthal & Jacobson, 1968), c’est le fait que les croyances de l’enseignant quant à la capacité de leurs élèves aient une influence directe sur leurs résultats. Dans un contexte plus large,mais surtout en lien avec le comportement et non la réussite scolaire, Howard Becker (1963) établit le même lien avec les attentes comportementales de personnes significatives et le comportement. C’est la théorie de l’étiquetage (labeling theory). Depuis les plus de 50 ans qui nous séparent de l’élaboration de ces théories, les études ne font que confirmer ces liens, entre autres que les attentes des enseignants sont souvent des prophéties qui se réalisent. Donc si les enseignants ont des attentes élevées envers les élèves, autant sur le plan comportemental que scolaire, ces élèves seront plus performants et obéissants que les élèves d’enseignants qui s’attendent à ce que leurs élèves réussissent moins bien ou se comportent moins bien.

    En classe

    Mais comment est-ce que ces attentes affectent les élèves? Cette différence est visible dans les commentaires faits aux élèves, dans la façon de gérer les imprévus, dans les sujets traités, dans les explications données, bref, dans tous les gestes quotidiens de l’enseignement.

  • Enseignant en vacances,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Lâcher prise,  Lysiane Dallaire,  Santé mentale,  Santé Physique

    Les vacances des fêtes

    Image par tookapic de Pixabay

    Lysiane Dallaire Espaceprof

    Lysiane Dallaire

    Enseignante au primaire


    Chaque année, je me dis que je vais profiter de cette pause dans l’horaire pour respirer, pour prendre du temps pour moi. Finalement, je me retrouve à rencontrer la famille, les amis pour un souper, un brunch, etc. 

    Noël arrive après 80 jours de travail. Ce n’est pas encore la moitié, mais pourtant des enseignants d’expérience m’ont dit en début de carrière : “Rends-toi jusqu’à Noël, tu vas voir. Après, ça déboule.” À toi le jeune enseignant qui me lit, je dis: c’est vrai! Après Noël, la routine s’est installée, les élèves sont plus calmes. On dirait que les projets s’enchaînent, les pauses sont plus fréquentes aussi. La relâche arrive assez rapidement, le congé de Pâques, les activités de fin d’année, les sorties, etc. À toi l’enseignant d’expérience, rappelle-toi, tu le sais… le plus dur c’est le début, ensuite la vitesse de croisière s’installe. 

  • Espaceprof,  Nadia Bélanger

    Lettre d’un ado à ses parents pour Noël

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    Nadia Bélanger Espaceprof

    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    Maman, papa,

    Le temps des fêtes arrive pis j’me dis que ça va me faire du bien. Je dois avouer que cette année, je la trouve dure. Pas pour une raison en particulier je pense, juste parce que je vieillis. J’ai plus conscience des autres pis de leur jugement. J’ai plus conscience de mon corps que j’aime pas bin bin. J’suis plus souvent déçu de mes amis parce que je commence à comprendre c’est quoi la vraie amitié. Je commence à être attiré par les autres, mais j’suis pas certain si quelqu’un d’autre pourrait s’intéresser à moi, j’me trouve pas mal ordinaire.

  • Communication avec les parents,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Marie-Claude Pilote,  Santé mentale

    Les parents exigeants ou comment mettre une pression inutile sur le dos de son enfant

    Image par Luisella Planeta Leoni de Pixabay

    Marie-Claude Pilote Espaceprof

    Marie-Claude Pilote

    Enseignante au secondaire


    Dans mon premier billet, je vous ai mentionné que mon passage du privé au public m’a amenée à enseigner au PEI (Programme d’enseignement international ou intermédiaire, c’est selon). La semaine dernière, j’ai vécu ma première rencontre de parents avec cette nouvelle réalité. Bien humblement, je vous avoue que je l’anticipais un peu. Mes nouveaux collègues me disaient que certains parents étaient intenses et exigeants. Je me rassurais et me disais: « Ce doit être le même genre de parents qu’au privé. »

    Le constat

    Ce que j’y ai vécu ressemble beaucoup au monde du privé: des parents impliqués, qui ont l’éducation à cœur, qui veulent le mieux pour leur enfant. J’ai aussi rencontré une catégorie « à part »; une catégorie de parents qui ne sont pas satisfaits d’un 84%, qui veulent que leur fille qui a 92% se « force un peu » pour atteindre 95%.

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Nadia Bélanger,  Reconnaissance

    Le renforcement positif de la direction

    Image par Jan Vašek de Pixabay

    Nadia Bélanger Espaceprof

    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    Le renforcement positif par la direction

    Quoi de mieux que quelques petits mots bien choisis pour renforcer notre sentiment d’efficacité personnel? Il faut l’admettre, les enseignants ont besoin, comme les élèves, de sentir qu’on les supporte et que l’on souligne leurs bons coups.

    Toutes les manières sont bonnes!

    Au fil des années, j’ai vu toutes sortes de directions valoriser, supporter, souligner les bons coups de leurs enseignants par toutes sortes de manières. Quand l’intention est de faire du bien, je crois que toutes les manières se valent et font du bien.

  • Carolane Groleau,  Enseignement positif,  Motivation,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    Merci à mes élèves!

    Image par Karolina Grabowska de Pixabay

    Carolane Groleau

    Enseignante au secondaire


    Lorsque nous sommes élèves, on dirait qu’il nous est difficile de nous imaginer la vie de nos enseignants à l’extérieur de leur local de classe. Lorsque j’étais au secondaire, je ne réfléchissais pas à cela. Pour moi, un enseignant était passionné de sa matière, avait tous ses trucs déjà préparés et possédait un infini bagage de connaissances. Je ne me doutais pas que les novices planifiaient et construisaient probablement du matériel lors de leurs journées de congé, tout comme j’étais loin de m’imaginer que certains sortaient dans des bars… ou dataient même!

    Cette réflexion, je l’ai faite pour la première fois l’an dernier, lors de mon premier contrat. J’avais cette impression de vivre une double vie : enseignante le jour et jeune femme le soir.

    Aussi, je me suis toujours dit qu’en allant au travail, il faut laisser sa vie personnelle chez soi, à la porte…

    … mais cette semaine, cela a été plus ardu.

    Je ne suis pas la première ni la dernière à que cela arrive, mais c’était une première dans ma vie, moi qui ai fait passer mes études et ma carrière avant mes sentiments : ma première vraie grosse peine d’amour.

    Comment aller travailler un lundi matin après avoir passé la dernière fin de semaine à vivre toutes les étapes de la peine d’amour parfois en alternance, parfois en simultanée (tristesse, colère, tristesse à nouveau, incompréhension, tristesse, déni et encore tristesse)?

    Comment sourire et sembler passionnée par ma matière alors que j’ai à peine dormi et mangé en deux jours?