• Alexandra Coutlée,  Décrocher,  Espaceprof,  Gestion du temps,  Santé mentale,  Santé Physique

    Faire de son sommeil une priorité

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Fondatrice, conseillère pédagogique en intégration du numérique au primaire et au secondaire


    Être enseignant, c’est exigent. Je rencontre régulièrement des enseignants qui me disent être fatigués et épuisés. J’ai moi-même brûlé la chandelle par les deux bouts bien souvent… et je le fais encore trop à mon goût. Parfois, c’est des situations de vie qui font qu’on est épuisé et qu’on ne dort pas assez. Lorsqu’un enfant est malade, qu’on vit une séparation ou qu’on prend soin d’un parent malade, le manque de sommeil est souvent hors de notre contrôle. Par contre, parfois, il semble que ce soit nous qui ne nous priorisons pas assez. “J’ai corrigé tous les examens de mes élèves en une soirée… j’ai fini à une heure du matin. Je voulais leur rendre rapidement”, une phrase que j’ai souvent entendue. Quand ce n’est pas la correction, c’est la plastification de cartes à tâches ou la préparation d’une collation spéciale pour les élèves pour la Saint-Valentin! 

  • Alex-Anne Flambert,  Lâcher prise,  Passion,  Santé mentale

    Quitter pour un congé de maternité

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    Alex-Anne Flambert Espaceprof

    Alex-Anne Flambert

    Enseignante au secondaire


    Je viens de terminer ma première semaine de congé de maternité. Bien que j’ai passé celle-ci avec un bon rhume, j’ai – presque complètement – réussi à décrocher de tout ce qui était scolaire. En fin d’étape, je dois dire que j’en suis plutôt fière! Avant de partir, mes notes étaient entrées, mes commentaires étaient faits et mes adieux avaient été envoyés aux parents. Je pouvais donc partir la tête vide! Ou presque…

    Les semaines qui ont précédé mon départ, je recevais chaque jour la même question : « As-tu hâte, il n’en reste pas long! » Eh bien, non, je n’avais pas si hâte. Oui, j’étais fatiguée et j’attendais avec impatience le moment où je pourrais me lever sans cadran, mais j’angoissais à l’idée de quitter ma routine et mes élèves. Même si j’arrivais chaque matin un peu plus épuisée et moins motivée que la veille, dès que je mettais les pieds dans ma classe, que je me retrouvais aux côtés de mes élèves, j’étais revigorée.

  • Espaceprof,  Marie-Claude Pilote,  relation d'aide,  Santé mentale

    La convocation en réunion que tu ne veux jamais avoir

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    Marie-Claude Pilote Espaceprof

    Marie-Claude Pilote

    Enseignante au secondaire


    C’était un lundi. En 2012. Un p’tit lundi de début de février. La journée avait été bizarre. Un collègue prof de français était absent, mais tout le personnel trouvait curieux qu’il n’ait pas pris la peine de le signaler. Aucun appel le matin, pas de travail pour ses élèves….

    En fin de journée, on reçoit une convocation à une réunion extraordinaire obligatoire pour tous et c’est là que l’onde de choc traverse la salle. Notre collègue s’est enlevé la vie la veille. Dans mon cas, ce collègue était un ami. Un super prof que les élèves adoraient. Après la peine ressentie, on se met en mode action: Que s’est-il passé ? Comment se fait-il que je n’aie rien vu venir ? Comment les élèves vont-ils réagir à cette nouvelle atroce ? Est-ce que la journée du lendemain se déroulera comme d’habitude ?

  • Alex-Anne Flambert,  Lâcher prise,  Organisation,  Santé mentale

    La classe du voisin est toujours mieux décorée que la nôtre

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    Alex-Anne Flambert Espaceprof

    Alex-Anne Flambert

    Enseignante au secondaire


    Instagram, Facebook, YouTube, les réseaux sociaux font partie du quotidien de la majorité d’entre nous. Autant répétons-nous à nos élèves et à nos enfants que ce qu’on y voit est loin de représenter la réalité, autant il est difficile, lorsqu’on est enseignant.e, d’appliquer nos propres conseils. Les créateurs de contenu se faisant de plus en plus nombreux (et je m’inclus dans ceux-ci!), il est parfois ardu de ne pas se sentir submergé face à tous ces comptes de profs à l’esprit créatif. 

    Toujours plus de matériel 

    Avez-vous déjà pris le temps de fouiner un peu sur Instagram afin de voir combien d’enseignants.es y partageaient leurs cartes à tâches, leurs documents colorés ou leur classe décorée comme un sapin de Noël? Bien que toutes ces images soient inspirantes, il vient des moments où, lorsque je vois tout cela et que je me compare, je ne fais qu’angoisser. Mon matériel n’est pas aussi coloré que le sien! Oh, il me faut une plastifieuse, moi aussi je veux faire des cartes à tâches! Hein! Elle a déjà produit cette activité pour la fin d’année! Je dois m’y mettre si je ne veux pas refaire la même que l’année passée! 

  • Alexandra Coutlée,  Espaceprof,  Santé mentale,  Santé Physique

    Encore malade pendant mes vacances…

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    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire, fondatrice d’Espaceprof


    L’an dernier, à la semaine de relâche, nous avons décidé de partir en voyage. Une semaine dans un tout-inclus…. j’ai dormi 14-16 heures les 4 premiers jours. J’ai donc profité plus du lit de l’hôtel que de la vue de la mer sur mon balcon. Je ne suis pas la seule, plusieurs de mes collègues reviennent des vacances des fêtes en me disant qu’ils ont attrapé rhume, grippe, gastro ou autre et n’ont pas vraiment profité des vacances! L’été, on dit souvent qu’on passe les 3-4 premières semaines en convalescence avant de pouvoir en profiter! Et c’est souvent le cas aussi les fins de semaine!

    Les personnes aux prises avec cette problématiques ont souvent en commun les mêmes symptômes, et ce, bien avant les vacances. Des problèmes de migraines, de nausées, des douleurs, de la fatigue… et même des rhumes plus fréquents. Ils ont également plus de difficulté à relaxer et pensent souvent au travail à la maison… des difficultés à décrocher, quoi. Quand le congé arrive: BOUM! c’est la totale. Le corps n’en peut plus et rien ne va plus. Après avoir tenu le coup si longtemps, le temps d’arrêt semble être le moment pour notre corps de dire: « Je ne suis plus capable de tenir le coup. »

  • Carolane Groleau,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    Le début

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    Carolane Groleau Espaceprof

    Carolane Groleau

    Enseignante au secondaire


    (Retour en arrière)

    Août 2018

    Après un stage 4 qui m’a apporté grand nombre de remises en question sur mon choix de carrière, je prends mon courage à deux mains et je pars avec ma pile de CV, direction : les écoles secondaires de la région. 

    Quelques jours plus tard, je reçois un appel. On me demande si j’accepterais de donner le cours d’Éthique et culture religieuse au régulier ainsi que celui d’anglais pour les élèves des groupes GAER. (Petite précision : je suis enseignante de français). Et ça se met à tourner dans ma tête…

    Et si je dis non, vais-je travailler cette année? Va-t-on me barrer de cette école? 

    Et si je dis oui, vais-je être à mon meilleur? Suis-je outillée pour cette responsabilité? Vais-je me sentir bien?

    La réussite d’élèves est en jeu…

    … et mon bien-être aussi.

    Je décline l’offre.

    La directrice de cette école me rappelle. 

  • Enseignant en vacances,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Lâcher prise,  Lysiane Dallaire,  Santé mentale,  Santé Physique

    Les vacances des fêtes

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    Lysiane Dallaire Espaceprof

    Lysiane Dallaire

    Enseignante au primaire


    Chaque année, je me dis que je vais profiter de cette pause dans l’horaire pour respirer, pour prendre du temps pour moi. Finalement, je me retrouve à rencontrer la famille, les amis pour un souper, un brunch, etc. 

    Noël arrive après 80 jours de travail. Ce n’est pas encore la moitié, mais pourtant des enseignants d’expérience m’ont dit en début de carrière : “Rends-toi jusqu’à Noël, tu vas voir. Après, ça déboule.” À toi le jeune enseignant qui me lit, je dis: c’est vrai! Après Noël, la routine s’est installée, les élèves sont plus calmes. On dirait que les projets s’enchaînent, les pauses sont plus fréquentes aussi. La relâche arrive assez rapidement, le congé de Pâques, les activités de fin d’année, les sorties, etc. À toi l’enseignant d’expérience, rappelle-toi, tu le sais… le plus dur c’est le début, ensuite la vitesse de croisière s’installe. 

  • Communication avec les parents,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Marie-Claude Pilote,  Santé mentale

    Les parents exigeants ou comment mettre une pression inutile sur le dos de son enfant

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    Marie-Claude Pilote Espaceprof

    Marie-Claude Pilote

    Enseignante au secondaire


    Dans mon premier billet, je vous ai mentionné que mon passage du privé au public m’a amenée à enseigner au PEI (Programme d’enseignement international ou intermédiaire, c’est selon). La semaine dernière, j’ai vécu ma première rencontre de parents avec cette nouvelle réalité. Bien humblement, je vous avoue que je l’anticipais un peu. Mes nouveaux collègues me disaient que certains parents étaient intenses et exigeants. Je me rassurais et me disais: « Ce doit être le même genre de parents qu’au privé. »

    Le constat

    Ce que j’y ai vécu ressemble beaucoup au monde du privé: des parents impliqués, qui ont l’éducation à cœur, qui veulent le mieux pour leur enfant. J’ai aussi rencontré une catégorie « à part »; une catégorie de parents qui ne sont pas satisfaits d’un 84%, qui veulent que leur fille qui a 92% se « force un peu » pour atteindre 95%.

  • Carolane Groleau,  Enseignement positif,  Motivation,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    Merci à mes élèves!

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    Carolane Groleau

    Enseignante au secondaire


    Lorsque nous sommes élèves, on dirait qu’il nous est difficile de nous imaginer la vie de nos enseignants à l’extérieur de leur local de classe. Lorsque j’étais au secondaire, je ne réfléchissais pas à cela. Pour moi, un enseignant était passionné de sa matière, avait tous ses trucs déjà préparés et possédait un infini bagage de connaissances. Je ne me doutais pas que les novices planifiaient et construisaient probablement du matériel lors de leurs journées de congé, tout comme j’étais loin de m’imaginer que certains sortaient dans des bars… ou dataient même!

    Cette réflexion, je l’ai faite pour la première fois l’an dernier, lors de mon premier contrat. J’avais cette impression de vivre une double vie : enseignante le jour et jeune femme le soir.

    Aussi, je me suis toujours dit qu’en allant au travail, il faut laisser sa vie personnelle chez soi, à la porte…

    … mais cette semaine, cela a été plus ardu.

    Je ne suis pas la première ni la dernière à que cela arrive, mais c’était une première dans ma vie, moi qui ai fait passer mes études et ma carrière avant mes sentiments : ma première vraie grosse peine d’amour.

    Comment aller travailler un lundi matin après avoir passé la dernière fin de semaine à vivre toutes les étapes de la peine d’amour parfois en alternance, parfois en simultanée (tristesse, colère, tristesse à nouveau, incompréhension, tristesse, déni et encore tristesse)?

    Comment sourire et sembler passionnée par ma matière alors que j’ai à peine dormi et mangé en deux jours?

  • Enseignement positif,  Lâcher prise,  Marie-Claude Pilote,  Motivation,  Santé mentale

    Quitter une permanence au privé pour le public

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    Marie-Claude Pilote Espaceprof

    Marie-Claude Pilote

    Enseignante au secondaire


    On peut dire que j’ai un parcours mouvementé depuis que j’ai commencé à enseigner le français en 1997. De mes débuts jusqu’en 2005, j’ai été dans six écoles , majoritairement privées. En 2004-2005, n’étant pas heureuse dans celle où j’avais commencé l’année, j’ai décidé de démissionner en décembre pour aller explorer le monde de l’édition. Constat : le contact avec les ados me manquait trop. J’ai alors décidé de combiner les deux domaines en prenant une petite tâche dans une école publique de la Commission scolaire de Laval. Première expérience au public. 

    En 2005, un déménagement m’a menée sur la Rive-Nord de Montréal et une école privée située à deux minutes de mon nouveau chez-moi cherchait un prof en français. J’ai envoyé mon CV, passé l’entrevue et ai obtenu  le poste.

    J’y ai passé 15 années. 15 années de dur travail où l’excellence règne en roi et maître chez les élèves et où les exigences sont intenses du côté des demandes de la direction et des parents.