Alex-Anne Flambert,  Lâcher prise,  Passion,  Santé mentale

Quitter pour un congé de maternité

Image par alessandraamendess de Pixabay

Alex-Anne Flambert Espaceprof

Alex-Anne Flambert

Enseignante au secondaire


Je viens de terminer ma première semaine de congé de maternité. Bien que j’ai passé celle-ci avec un bon rhume, j’ai – presque complètement – réussi à décrocher de tout ce qui était scolaire. En fin d’étape, je dois dire que j’en suis plutôt fière! Avant de partir, mes notes étaient entrées, mes commentaires étaient faits et mes adieux avaient été envoyés aux parents. Je pouvais donc partir la tête vide! Ou presque…

Les semaines qui ont précédé mon départ, je recevais chaque jour la même question : « As-tu hâte, il n’en reste pas long! » Eh bien, non, je n’avais pas si hâte. Oui, j’étais fatiguée et j’attendais avec impatience le moment où je pourrais me lever sans cadran, mais j’angoissais à l’idée de quitter ma routine et mes élèves. Même si j’arrivais chaque matin un peu plus épuisée et moins motivée que la veille, dès que je mettais les pieds dans ma classe, que je me retrouvais aux côtés de mes élèves, j’étais revigorée.

C’est sûr que chaque année, nos groupes ne sont pas tous aussi merveilleux que ceux que j’ai eus. Parfois, la chimie est moins présente, la gestion de classe est plus exigeante… Probablement qu’à l’idée de partir, j’aurais été plus soulagée. Cette année, je ne l’étais pas. J’ai côtoyé des élèves merveilleux, des groupes motivés, qui embarquaient dans mes projets. J’ai discuté avec des parents impliqués et respectueux. C’est le genre d’année où j’ai beaucoup reçu, et j’en suis extrêmement reconnaissante. Vous pouvez donc vous imaginer la peine que j’ai eue à quitter pour mon congé de maternité.

En ce vendredi de tempête en congé de maternité (j’écris cet article alors que mon copain, aussi enseignant, n’est pas en congé comme l’affirme notre ministre, mais bien en train de compléter ses bulletins), je n’ose pas encore penser à lundi qui vient. J’ai l’impression que cette semaine n’était qu’une semaine de relâche et que prochainement, je retrouverai ma classe. Il faut croire qu’on peut sortir un.e enseignant.e de sa classe, mais pas la classe du cœur d’un.e enseignant.e! Cela dit, je continuerai d’en profiter et je suis persuadée que dès que je tiendrai mon petit bébé dans mes bras, le nouveau défi qui m’attend saura occuper toutes mes pensées! 

Vous avez aimé l’article de notre collaborateur/collaboratrice? Consultez sa page pour voir ses autres publications!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *