• Enseignement positif,  Espaceprof,  Nadia Bélanger

    Pourquoi les ados?


    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    On me pose souvent cette question quand on me demande ce que je fais dans la vie et que je réponds: « Je suis enseignante au secondaire ».

    Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles j’ai choisi les ados!

    Les ados sont les adultes de demain, ils sont porteurs d’espoir et de changement. Lorsqu’on prend le temps de les écouter (et non pas simplement de les entendre), on se rend compte à quel point le monde change, les idées évoluent. Les ados ne manquent pas d’idées révolutionnaires. Quand on regarde les bibliographies de grands révolutionnaires comme Mark Zuckerberg ou Elon Musk, on peut vite comprendre qu’adolescents, ils ne manquaient pas d’idées non plus. Alors quand je veux m’imaginer à quoi va ressembler l’avenir, j’écoute et j’observe mes ados dans mes classes et je suis toujours positivement étonnée! Et si on misait l’avenir sur leur présent?

  • Alexandra Coutlée,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation

    Mes élèves restent toujours mes élèves


    Alexandra Coutlée

    Enseignante au secondaire et fondatrice d’Espaceprof


    Les enseignants voient défiler devant eux, chaque année, des dizaines, voire des centaines d’élèves. À chaque année, je tisse des liens avec environ 150 à 180 élèves puisque j’enseigne habituellement à 6 groupes en anglais au secondaire. Je vois ces élèves deux à trois fois par semaine. Je les vois aussi lors de leurs spectacles, des activités du midi, des sorties…et à la fin de l’année, ils me quittent pour rejoindre un autre enseignant d’anglais l’année suivante. Lorsqu’ils ne sont plus mes élèves, je les croise dans les corridors, ils me saluent et parfois me rendent visite en classe. Voir un grand de 5e secondaire venir me saluer alors que je suis avec des 1re secondaire est toujours un beau moment pour moi. Je suis contente de revoir mon élève et amusée de voir le visage impressionnée de mes petits de secondaire 1 (oups, non, mes grands… ils ne seraient pas contents de se faire traiter de petits…mes grands de première secondaire).

    Et puis ces grands de secondaire 5 quittent l’école. Je peux les saluer au bal des finissants et à la collation des grades… et je les perds de vue. Parfois, par contre, j’ai la chance de les recroiser, d’entendre parler d’eux. Je dis alors avec fierté: c’est MON élève. Eh oui, même si un jeune quitte ma classe, il reste à jamais: MON élève. Ce lien ne s’efface pas. J’ai la chance d’avoir pu avoir des nouvelles de plusieurs de mes élèves à travers les années. Il y a quelques années, j’ai assisté aux retrouvailles, 10 ans suivant la graduation, d’élèves à qui j’avais enseigné. Quel beau moment que de voir ces jeunes adultes et de voir ce qu’ils avaient fait de leur vie. Entendre parler de leur carrière qui débute, de l’achat de leur première maison… Chaque fois que je croise un ancien élève, j’ai un petit pincement de fierté… après tout, ce sont MES élèves. Et oui, il arrive d’avoir eu plus de difficulté avec un élève… ça ne change rien au sentiment quand on les recroise! J’ai bien ri avec Nicolas à qui j’avais enseigné en 3e secondaire lorsque nous nous sommes remémoré une présentation orale plutôt clownesque qu’il avait faite… Avec du recul, c’était bien drôle, un peu moins au moment où il l’avait faite, par contre…mais plusieurs années plus tard, il vaut mieux en rire!

  • Alexandra Coutlée,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Motivation,  Nouveaux enseignants

    Les premières années en enseignement

    Après plusieurs années d’études, des stages en classe et bien des travaux théoriques, les jeunes enseignants sont souvent fébriles de commencer leur carrière et d’avoir enfin leurs élèves à eux. Malheureusement, plusieurs d’entre eux quittent dans les cinq premières années de carrière. Selon une étude du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante, c’est 25% des nouveaux enseignants qui quittent le métier,  une perte considérable de potentiel de relève.

    Plusieurs raisons expliquent leur départ: tâche lourde ou partielle, instabilité d’emploi ou désillusionnement quant au métier qui est plus difficile qu’imaginé. Plusieurs vivent une ou des premières années loin de ce qu’il s’étaient imaginé. Pourtant, il ne faut oublier les 75% qui restent et qui ont trouvé comment mieux vivre les débuts dans ce métier. Je vous présente donc cinq jeunes enseignants qui ont gracieusement accepté de me partager leurs bons coups et leurs conseils aux nouveaux enseignants!

    Enseignante 1: Anne

    Anne a signé une tâche à 26% en début d’année, soit un seul groupe de 1re secondaire. Ce petit morceau de tâche s’est vite transformé en 41% à la suite de l’ajout d’un groupe d’art dramatique en 3e secondaire et du tutorat. En 1re, secondaire elle a découvert un groupe d’élèves forts et allumés à qui il était très agréable d’enseigner. Son groupe d’art dramatique était un peu plus un défi. Composé uniquement de garçons d’un profil sportif, il fallait trouver des idées pour les faire bouger et des projets qui rejoignaient leurs champs d’intérêt. Anne a su s’adapter et avoir beaucoup de plaisir avec eux.