• Communication avec les parents,  Enseignement positif,  Espaceprof,  Marie-Claude Pilote,  Santé mentale

    Les parents exigeants ou comment mettre une pression inutile sur le dos de son enfant

    Image par Luisella Planeta Leoni de Pixabay

    Marie-Claude Pilote Espaceprof

    Marie-Claude Pilote

    Enseignante au secondaire


    Dans mon premier billet, je vous ai mentionné que mon passage du privé au public m’a amenée à enseigner au PEI (Programme d’enseignement international ou intermédiaire, c’est selon). La semaine dernière, j’ai vécu ma première rencontre de parents avec cette nouvelle réalité. Bien humblement, je vous avoue que je l’anticipais un peu. Mes nouveaux collègues me disaient que certains parents étaient intenses et exigeants. Je me rassurais et me disais: « Ce doit être le même genre de parents qu’au privé. »

    Le constat

    Ce que j’y ai vécu ressemble beaucoup au monde du privé: des parents impliqués, qui ont l’éducation à cœur, qui veulent le mieux pour leur enfant. J’ai aussi rencontré une catégorie « à part »; une catégorie de parents qui ne sont pas satisfaits d’un 84%, qui veulent que leur fille qui a 92% se « force un peu » pour atteindre 95%.

  • Espaceprof,  Formation,  Jade Boudreau,  Nouveaux enseignants

    Le TECFÉE, un cauchemar collectif

    Image par athree23 de Pixabay

    Jade Boudreau Espaceprof

    Jade Boudreau

    Étudiante en enseignement


    C’est le test de certification en français pour l’enseignement que nous appelons affectueusement (ou pas) le TECFÉE. C’est le cauchemar de plusieurs élèves au BAC. Pour éclairer les humains qui n’ont pas à subir ce test, je vous explique. Que tu sois en enseignement au préscolaire et en éducation primaire, en enseignement de l’éducation physique, en enseignement de l’éthique et culture religieuse au secondaire ou encore en éducation en anglais langue seconde, tu dois passer ton TECFÉE. Il ne faut pas oublier que tu dois l’avoir réussi avant de pouvoir faire ton 3e stage. Si tu l’échoues, je suis bien désolée, mais tu ne vas pas en stage. Attends et recommence. De l’aide est fournie, comme le CARÉ à l’UQAM, mais pas assez utilisée. Certes, ce n’est pas au même degré que nous utilisons la langue, mais tous les programmes en enseignement ont un double seuil de réussite de 70 % (mis à part anglais langue seconde qui a un seuil à 55 %). Par double seuil, je parle qu’il y a deux volets à cet examen. Une partie sur les codes linguistiques : toutes les notions de la langue française peuvent être abordées, soit la syntaxe, la ponctuation, la morphologie (la morpho-quoi?), les verbes, les accords, les définitions et sans oublier les fameuses expressions. Ensuite, après le questionnaire de 60 questions à choix de réponses, tu dois faire une rédaction. Tu écoutes une entrevue portant sur un sujet relié à l’éducation et tu dois écrire un texte de 350 mots minimum (petit conseil : n’en fais pas plus) en ajoutant un commentaire personnel pertinent (Selon qui? On ne le sait pas). En moins de temps pour le dire, tu payes 70 $ à ta première passation et 80 $ pour la seconde, la troisième, la quatrième et ça peut continuer longtemps comme ça…

  • Communication avec les parents,  Espaceprof,  Valérie Harnois

    Recette infaillible pour les rencontres de parents

    Image par rawpixel de Pixabay

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Les rencontres de parents prennent plusieurs formes tout dépendant de l’école, du niveau et des matières. J’ai personnellement connu des rencontres avec tous les enseignants dans le gymnase, d’autres, chacun dans nos classes, avec ou sans rendez-vous. 

    Les enseignants titulaires, du primaire ou de l’adaptation scolaire ont habituellement le temps de rencontrer tous les parents. Cependant, les spécialistes au primaire et les enseignants du secondaire n’ont pas cette possibilité-là dû au nombre d’élèves à qui ils enseignent. C’est à ces derniers que mon billet s’adresse.

    Que vous ayez une formule avec ou sans rendez-vous, vous aurez rarement l’opportunité de rencontrer tous les parents que vous désirez. Certains par manque de temps, d’autre par leur absence. Aussi, certains parents qui désirent vous rencontrer n’auront possiblement pas la chance de le faire. Je vous propose donc quelques trucs pour vous faciliter la vie en rencontre de parents et être plus efficace.

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Organisation,  Valérie Harnois

    La communication avec les parents

    Image par tjevans de Pixabay

    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Nous le savons tous, elle est primordiale, et les parents sont d’un soutien irremplaçable pour nos jeunes et leur réussite scolaire. Dans un monde idéal, je pourrais communiquer avec les parents de mes élèves deux ou trois fois par mois pour les tenir au courant de ce qui se passe dans la classe, du cheminement de leur enfant et pour régler chaque petite difficulté dès qu’elle se pointe le bout du nez. 

    La réalité

    La réalité est cependant différente. En tant qu’enseignante d’anglais au secondaire, j’enseigne à six groupes par année. Si nous comptons 30 élèves par groupes, ça en fait environ 180. C’est beaucoup de monde ça! C’est donc impensable de communiquer avec chaque parent individuellement. Pire encore, avant la fin de la première étape, je connais rarement tous mes élèves. Pour ma part, au début d’octobre, je connais les élèves dérangeants, les élèves à plan d’intervention, les élèves qui ont des difficultés et les élèves qui participent beaucoup. Les autres, je ne les connaitrai pas avant le début novembre. Dans ce contexte, il est difficile de même savoir quoi dire à chaque parent. 

  • Espaceprof,  Gabrielle Levesque,  Gestion du temps,  Motivation,  Nouveaux enseignants,  relation d'aide

    Madame Gabrielle

    Image par tookapic de Pixabay

    Gabrielle Levesque

    Gabrielle Levesque

    Enseignante au secondaire


    Je m’appelle Gabrielle. On m’appelle madame Gabrielle, madame Levesque ou parfois rien que madame. On me tutoie et d’autres fois on me vouvoie. Mes élèves me disent souvent bonjour quand ils entrent dans ma classe, alors que d’autres fois, ils passent devant moi sans me saluer. On ne me demande pas souvent comment je vais, mais je suis toujours la première à vouloir savoir comment tous vont. C’est important pour moi.

    J’aurais pu être secrétaire parce que je prends des notes tout le temps. Il y a des papillons autocollants partout sur mon bureau et dans mon agenda. Les notes et les rappels, je sais les gérer. J’aurais pu être juge dans une grande cour parce qu’il m’arrive de gérer des conflits lors des travaux d’équipe ou même des chicanes entre amis. J’aurais pu être médecin aussi parce que mes élèves ont tout le temps mille et un bobos que je tente de soigner, à coup de pansements, comme je le peux. Il y a les bobos du cœur aussi, les premières peines adolescentes que j’arrive à gérer telle qu’une psychologue le ferait. J’aurais pu faire toutes ces professions parce que je passe ma journée à exercer un peu chacune d’entre elles. J’en passe même.

  • Espaceprof,  Gabriel Gaudreault,  Motivation

    Une histoire d’amour propre


    Gabriel Gaudreault

    Enseignant en formation professionnelle

    https://leblogueduprof.com


    Ça m’a toujours fait sourire d’entendre mes collègues enseignants parler de discipline. Avouez-le, lorsqu’on entend ce mot, « discipline », on pense immédiatement aux pires scénarios imaginables. On s’imagine devoir gérer un élève complètement hors de contrôle ou en train de devoir s’expliquer avec des parents au sujet d’une crise quelconque. Pourtant, la discipline n’a jamais été synonyme de processus négatif. En fait, en ce qui me concerne, je préfère dire que j’enseigne la discipline et non pas que je fais « de la discipline » en classe.

    Peut-être trouverez-vous la nuance très subtile, mais à mes yeux, celle-ci est flagrante. J’aime beaucoup mieux percevoir la discipline comme un état d’esprit qui s’enseigne que comme une série d’actions punitives ou conséquentes. Une fois acquise par l’élève, la discipline se transforme en autodiscipline, et quelqu’un d’autodiscipliné est forcément quelqu’un qui s’aime suffisamment pour se mettre en branle, pour se mettre en action. L’autodiscipline est quelque chose que je prône beaucoup. Elle nécessite une force de caractère, une autonomie bien développée et un amour propre. J’essaie, autant que possible, d’apprendre à mes élèves à s’aimer suffisamment pour faire des choix qui représentent un investissement en leur propre personne, investissement qui leur rapportera un respect envers eux-mêmes à long terme.

  • Espaceprof,  Santé Physique,  Valérie Harnois

    Prévenir la contagion en classe


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Ce temps de l’année est de retour! Celui où les élèves se transforment en morveux, non pas parce qu’ils font des mauvais coups, mais bien parce qu’ils ont tous le nez qui coule. Les élèves sont très créatifs quand vient le temps de partager ces petits microbes. Les toux et éternuements ailleurs que dans le coude font partie de notre quotidien en tant qu’enseignants. Certains élèves toussent dans leurs mains et nous remettent leurs documents quelques secondes plus tard. D’autres, surtout les tout petits, n’ont pas encore appris comment bien gérer ces réactions physiologiques et nous éternuent au visage sans le vouloir. C’est sans compter le nombre d’items que nous ramasserons qui auront été préalablement dans la bouche des élèves (crayons, feuilles, bouchons…) ou même ceux qui auront besoin d’aide pour un paper cut qui ne veut pas arrêter de saigner. 

    Les experts en santé publique sont clairs, nous devrions nous laver les mains régulièrement après avoir touché du matériel souillé. Mais ont-ils pensé aux profs? Pour les chanceux d’entre nous qui ont des classes munies de savon et lavabo et qui ont le temps et l’occasion de tourner le dos à la classe pour se laver les mains quelques secondes, plusieurs fois par cours, que dire de plus que profitez-en! Pour les autres 99.9% des enseignants, que pouvons-nous faire pour ne pas tomber malade ou contaminer les autres? Je vous partage quelques trucs qui m’ont permis, à travers les années, de ne pas attraper tous les virus présents dans ma classe. 

  • Espaceprof,  relation d'aide,  Santé mentale,  Valérie Harnois

    Quand une confidence d’élève devient une dénonciation


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Les trucs et conseils présentés dans le présent billet sont issus des recommandations de la Direction de la Protection de la Jeunesse, de l’Institut Nationale de Santé Publique du Québec, L’Institut de Recherche Robert-Sauvé en Santé et Sécurité du Travail et de l’Ordre des Psychologues du Québec. Je les ai adaptés à la réalité enseignante avec mes connaissances et expériences en enseignement et criminologie. Ces conseils et trucs visent à vous outiller dans les interventions avec les élèves. Ils ne remplacent pas des conseils juridiques ou des services professionnels dont vous ou vos élèves pouvez avoir besoin.


    Les confidences : un cheveu sur la soupe

    Les élèves nous font souvent des confidences. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette confiance qui nous démontre l’étendue de la bonne relation que nous avons avec l’élève. Dans la tâche enseignante, sous la rubrique appelée « … et toutes autres tâches connexes, » nous portons parfois le chapeau de confident à différents degrés. Ces élèves voient en nous un guide et une ressource humaine précieuse. Quant à moi, une confidence est un des meilleurs compliments professionnels que je peux recevoir, à égalité avec une amélioration des notes phénoménales. 

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Nadia Bélanger

    Pourquoi les ados?


    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    On me pose souvent cette question quand on me demande ce que je fais dans la vie et que je réponds: « Je suis enseignante au secondaire ».

    Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles j’ai choisi les ados!

    Les ados sont les adultes de demain, ils sont porteurs d’espoir et de changement. Lorsqu’on prend le temps de les écouter (et non pas simplement de les entendre), on se rend compte à quel point le monde change, les idées évoluent. Les ados ne manquent pas d’idées révolutionnaires. Quand on regarde les bibliographies de grands révolutionnaires comme Mark Zuckerberg ou Elon Musk, on peut vite comprendre qu’adolescents, ils ne manquaient pas d’idées non plus. Alors quand je veux m’imaginer à quoi va ressembler l’avenir, j’écoute et j’observe mes ados dans mes classes et je suis toujours positivement étonnée! Et si on misait l’avenir sur leur présent?

  • Espaceprof,  Gestion de classe,  Valérie Harnois

    Les décisions en gestion de classe; comment gérer l’efface qui vole?


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Ah! la gestion de classe… cette bête noire qui est aussi vaste que le domaine de la psychologie lui-même et qui détermine la destinée d’un groupe, de leur apprentissage, de leur plaisir à venir en classe, du plaisir et du désir de l’enseignant à enseigner et à travailler. C’est aussi la première cause de stress et de congé de maladie chez les enseignants (Royer, Loiselle, Dussault, Cossette, & Daudelin, 2001; RRQ)! Cette tâche est si complexe qu’elle nous est souvent difficile à définir. 

    Les experts nous suggèrent souvent une liste d’interventions, graduées en intensité, à utiliser avec les élèves. Ils nous suggèrent aussi des méthodes de prévention et, au Québec, c’est la relation maître-élève qui est privilégiée unanimement. Mais qu’en est-il de l’entre-deux? Entre la prévention et la réaction, il y a la décision. Cette étape est souvent sous-estimée en fait de charge cognitive des enseignants, mais tant importante. Afin d’illustrer cette étape si importante, je vous propose le scénario où l’enseignant voit, dans sa classe remplie d’élèves, une efface voler. Ok, elle ne vole pas vraiment, mais comme on n’a vu personne la lancer et qu’elle se retrouve aéroportée, c’est tout comme si elle volait.