• Communication avec les parents,  Espaceprof,  Valérie Harnois

    Recette infaillible pour les rencontres de parents

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    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Les rencontres de parents prennent plusieurs formes tout dépendant de l’école, du niveau et des matières. J’ai personnellement connu des rencontres avec tous les enseignants dans le gymnase, d’autres, chacun dans nos classes, avec ou sans rendez-vous. 

    Les enseignants titulaires, du primaire ou de l’adaptation scolaire ont habituellement le temps de rencontrer tous les parents. Cependant, les spécialistes au primaire et les enseignants du secondaire n’ont pas cette possibilité-là dû au nombre d’élèves à qui ils enseignent. C’est à ces derniers que mon billet s’adresse.

    Que vous ayez une formule avec ou sans rendez-vous, vous aurez rarement l’opportunité de rencontrer tous les parents que vous désirez. Certains par manque de temps, d’autre par leur absence. Aussi, certains parents qui désirent vous rencontrer n’auront possiblement pas la chance de le faire. Je vous propose donc quelques trucs pour vous faciliter la vie en rencontre de parents et être plus efficace.

  • Espaceprof,  Formation,  Gestion de classe,  Nouveaux enseignants,  Suppléance,  Valérie Harnois

    La suppléance n’est pas juste une paye, c’est la meilleure école.

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    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    J’ai fait mon baccalauréat au début 2000. C’était l’époque où nous devions encore aller chercher l’information puisqu’elle ne venait pas directement à nous via notre téléphone. C’était aussi l’époque où nous devions encore appeler pour avoir de l’information. Malgré que la majorité d’entre nous avions un courriel, la norme était de répondre dans les 3-4 jours ouvrables, loin du 2-3 heures que nous connaissons aujourd’hui. La majorité de notre information venait non pas d’un ordinateur ou d’une tablette, mais bien de sources humaines. 

    C’est donc à cette époque archaïque que j’ai entendu parler, par des collègues étudiants, qu’en tant qu’étudiante en enseignement, je pourrais faire de la suppléance. J’ai alors sauté sur l’occasion et je suis allée rencontrer les secrétaires d’école près de chez moi pour leur offrir mes services de suppléance (oui, c’est comme ça que ça fonctionnait à l’époque!). 

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Organisation,  Valérie Harnois

    La communication avec les parents

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    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Nous le savons tous, elle est primordiale, et les parents sont d’un soutien irremplaçable pour nos jeunes et leur réussite scolaire. Dans un monde idéal, je pourrais communiquer avec les parents de mes élèves deux ou trois fois par mois pour les tenir au courant de ce qui se passe dans la classe, du cheminement de leur enfant et pour régler chaque petite difficulté dès qu’elle se pointe le bout du nez. 

    La réalité

    La réalité est cependant différente. En tant qu’enseignante d’anglais au secondaire, j’enseigne à six groupes par année. Si nous comptons 30 élèves par groupes, ça en fait environ 180. C’est beaucoup de monde ça! C’est donc impensable de communiquer avec chaque parent individuellement. Pire encore, avant la fin de la première étape, je connais rarement tous mes élèves. Pour ma part, au début d’octobre, je connais les élèves dérangeants, les élèves à plan d’intervention, les élèves qui ont des difficultés et les élèves qui participent beaucoup. Les autres, je ne les connaitrai pas avant le début novembre. Dans ce contexte, il est difficile de même savoir quoi dire à chaque parent. 

  • Alex-Anne Flambert,  Enseignement positif,  Formation,  Motivation,  Passion

    La formation continue : une avenue à plusieurs voies


    Alex-Anne Flambert

    Enseignante au secondaire

    https://labibliomaniaque.wordpress.com


    Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours eu une soif intarissable d’apprendre. C’est probablement une des raisons pour lesquelles je suis une lectrice aussi inconditionnelle. Je suis avide de connaissances, affamée de nouveauté. Je me considère également comme une personne qui cherche sans cesse à s’améliorer. C’est d’ailleurs pourquoi, dès mon entrée à l’université, j’ai su que mes cours ne seraient pas suffisants pour me satisfaire. 

    Dans mon parcours universitaire, j’ai fait beaucoup de bénévolat lors de congrès. Je me rappelle avoir découvert l’Association québécoise des professeur.e.s de français (AQPF) grâce à une de ces journées de bénévolat, de même que le congrès De mots et de craie. Autant ai-je adoré me sentir utile et aider au bon déroulement de ces journées enrichissantes que j’ai eu la piqûre pour ces occasions de formation. Cela m’a d’ailleurs donné envie de créer une journée de conférences sur un sujet qui prend une place importante sur mon blogue, la culture. Les circonstances étant ce qu’elles sont, la journée n’a pas eu lieu, mais simplement chercher quels conférenciers auraient été pertinents m’a permis d’en apprendre beaucoup et de découvrir de belles personnalités et ressources. Je me suis formée, autrement!

  • Espaceprof,  Gabriel Gaudreault,  Motivation

    Une histoire d’amour propre


    Gabriel Gaudreault

    Enseignant en formation professionnelle

    https://leblogueduprof.com


    Ça m’a toujours fait sourire d’entendre mes collègues enseignants parler de discipline. Avouez-le, lorsqu’on entend ce mot, « discipline », on pense immédiatement aux pires scénarios imaginables. On s’imagine devoir gérer un élève complètement hors de contrôle ou en train de devoir s’expliquer avec des parents au sujet d’une crise quelconque. Pourtant, la discipline n’a jamais été synonyme de processus négatif. En fait, en ce qui me concerne, je préfère dire que j’enseigne la discipline et non pas que je fais « de la discipline » en classe.

    Peut-être trouverez-vous la nuance très subtile, mais à mes yeux, celle-ci est flagrante. J’aime beaucoup mieux percevoir la discipline comme un état d’esprit qui s’enseigne que comme une série d’actions punitives ou conséquentes. Une fois acquise par l’élève, la discipline se transforme en autodiscipline, et quelqu’un d’autodiscipliné est forcément quelqu’un qui s’aime suffisamment pour se mettre en branle, pour se mettre en action. L’autodiscipline est quelque chose que je prône beaucoup. Elle nécessite une force de caractère, une autonomie bien développée et un amour propre. J’essaie, autant que possible, d’apprendre à mes élèves à s’aimer suffisamment pour faire des choix qui représentent un investissement en leur propre personne, investissement qui leur rapportera un respect envers eux-mêmes à long terme.

  • Espaceprof,  Santé Physique,  Valérie Harnois

    Prévenir la contagion en classe


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Ce temps de l’année est de retour! Celui où les élèves se transforment en morveux, non pas parce qu’ils font des mauvais coups, mais bien parce qu’ils ont tous le nez qui coule. Les élèves sont très créatifs quand vient le temps de partager ces petits microbes. Les toux et éternuements ailleurs que dans le coude font partie de notre quotidien en tant qu’enseignants. Certains élèves toussent dans leurs mains et nous remettent leurs documents quelques secondes plus tard. D’autres, surtout les tout petits, n’ont pas encore appris comment bien gérer ces réactions physiologiques et nous éternuent au visage sans le vouloir. C’est sans compter le nombre d’items que nous ramasserons qui auront été préalablement dans la bouche des élèves (crayons, feuilles, bouchons…) ou même ceux qui auront besoin d’aide pour un paper cut qui ne veut pas arrêter de saigner. 

    Les experts en santé publique sont clairs, nous devrions nous laver les mains régulièrement après avoir touché du matériel souillé. Mais ont-ils pensé aux profs? Pour les chanceux d’entre nous qui ont des classes munies de savon et lavabo et qui ont le temps et l’occasion de tourner le dos à la classe pour se laver les mains quelques secondes, plusieurs fois par cours, que dire de plus que profitez-en! Pour les autres 99.9% des enseignants, que pouvons-nous faire pour ne pas tomber malade ou contaminer les autres? Je vous partage quelques trucs qui m’ont permis, à travers les années, de ne pas attraper tous les virus présents dans ma classe. 

  • Espaceprof,  relation d'aide,  Santé mentale,  Valérie Harnois

    Quand une confidence d’élève devient une dénonciation


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Les trucs et conseils présentés dans le présent billet sont issus des recommandations de la Direction de la Protection de la Jeunesse, de l’Institut Nationale de Santé Publique du Québec, L’Institut de Recherche Robert-Sauvé en Santé et Sécurité du Travail et de l’Ordre des Psychologues du Québec. Je les ai adaptés à la réalité enseignante avec mes connaissances et expériences en enseignement et criminologie. Ces conseils et trucs visent à vous outiller dans les interventions avec les élèves. Ils ne remplacent pas des conseils juridiques ou des services professionnels dont vous ou vos élèves pouvez avoir besoin.


    Les confidences : un cheveu sur la soupe

    Les élèves nous font souvent des confidences. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette confiance qui nous démontre l’étendue de la bonne relation que nous avons avec l’élève. Dans la tâche enseignante, sous la rubrique appelée « … et toutes autres tâches connexes, » nous portons parfois le chapeau de confident à différents degrés. Ces élèves voient en nous un guide et une ressource humaine précieuse. Quant à moi, une confidence est un des meilleurs compliments professionnels que je peux recevoir, à égalité avec une amélioration des notes phénoménales. 

  • Enseignement positif,  Espaceprof,  Nadia Bélanger

    Pourquoi les ados?


    Nadia Bélanger

    Enseignante au secondaire


    On me pose souvent cette question quand on me demande ce que je fais dans la vie et que je réponds: « Je suis enseignante au secondaire ».

    Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles j’ai choisi les ados!

    Les ados sont les adultes de demain, ils sont porteurs d’espoir et de changement. Lorsqu’on prend le temps de les écouter (et non pas simplement de les entendre), on se rend compte à quel point le monde change, les idées évoluent. Les ados ne manquent pas d’idées révolutionnaires. Quand on regarde les bibliographies de grands révolutionnaires comme Mark Zuckerberg ou Elon Musk, on peut vite comprendre qu’adolescents, ils ne manquaient pas d’idées non plus. Alors quand je veux m’imaginer à quoi va ressembler l’avenir, j’écoute et j’observe mes ados dans mes classes et je suis toujours positivement étonnée! Et si on misait l’avenir sur leur présent?

  • Espaceprof,  Gestion du temps,  Jade Boudreau,  Nouveaux enseignants,  Santé mentale

    1er stage très paradoxal! Oui, oui!


    Jade Boudreau

    Étudiante en enseignement


    Toute la session d’automne, on nous prépare à notre futur stage. Le premier, on sent l’excitation dans les classes à la vue de ce grand moment. Durant ces cours d’introduction, on met en place les bases pour faire notre stage d’observation. Je tiens à souligner que notre stage est basé sur l’observation, c’est un élément à retenir attentivement, on y reviendra plus tard. 

    Donc, tu étudies, tu fais des travaux, des lectures et beaucoup de travaux d’équipe pour finalement atteindre le Graal. Tu vas avoir des vrais élèves, dans une vraie école et avec de vrais profs. Entre ton emploi à temps partiel, tes bourses et tes prêts (si t’es chanceux) et parfois la vie de maman. Tu bûches. Je dirais même tu rush. FINALEMENT, voilà ta fin de session qui se pointe et hop! On s’en va dans le tourbillon du temps des fêtes.

  • Espaceprof,  Gestion de classe,  Valérie Harnois

    Les décisions en gestion de classe; comment gérer l’efface qui vole?


    Valérie Harnois

    Enseignante au secondaire


    Ah! la gestion de classe… cette bête noire qui est aussi vaste que le domaine de la psychologie lui-même et qui détermine la destinée d’un groupe, de leur apprentissage, de leur plaisir à venir en classe, du plaisir et du désir de l’enseignant à enseigner et à travailler. C’est aussi la première cause de stress et de congé de maladie chez les enseignants (Royer, Loiselle, Dussault, Cossette, & Daudelin, 2001; RRQ)! Cette tâche est si complexe qu’elle nous est souvent difficile à définir. 

    Les experts nous suggèrent souvent une liste d’interventions, graduées en intensité, à utiliser avec les élèves. Ils nous suggèrent aussi des méthodes de prévention et, au Québec, c’est la relation maître-élève qui est privilégiée unanimement. Mais qu’en est-il de l’entre-deux? Entre la prévention et la réaction, il y a la décision. Cette étape est souvent sous-estimée en fait de charge cognitive des enseignants, mais tant importante. Afin d’illustrer cette étape si importante, je vous propose le scénario où l’enseignant voit, dans sa classe remplie d’élèves, une efface voler. Ok, elle ne vole pas vraiment, mais comme on n’a vu personne la lancer et qu’elle se retrouve aéroportée, c’est tout comme si elle volait.