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Ça sent la fin!

Image par joduma de Pixabay

Goldrick Noel

Enseignant au primaire


Je le fais et vous l’avez probablement déjà fait. Nous sommes plusieurs à avoir jeté un coup d’oeil au calendrier pour compter le nombre de jours d’enseignement avant les vacances. Des vacances pour les enseignantes, des vacances pour les élèves, des vacances pour toutes ces âmes qui ont dû affronter cette année exceptionnelle pour laquelle il n’y avait aucun mode d’emploi.

Mais avant de vivre ces journées ensoleillées, il faut trouver le moyen de s’y rendre idéalement en un morceau et avec un moral assez bon pour en profiter. Prenons tout d’abord le temps de réaliser qu’on ne fera aucun miracle en si peu de temps. Par contre, ce serait une grave erreur de croire que tout est classé et qu’on peut se laisser aller jusqu’à la dernière cloche. Donc, comme dans tout, l’idéal est de trouver le juste milieu. Voici ce que je vous propose.

Permettez-vous des périodes de révision, mais lors de ces périodes mettez l’accent sur les méthodes de travail qui seront gagnantes lors des examens de fin d’année. Encouragez les élèves à expliquer leur démarche à haute voix et n’hésitez pas à leur présenter des problèmes simples pour favoriser la motivation et leur faire vivre des succès tout en apprenant. On veut aller plus loin que la traditionnelle “drill”.

Profitez du beau temps pour offrir un peu de soleil aux élèves. Prenez un cinq minutes de plus après une récréation ou allez dehors pour enseigner. L’idée d’une pause active sur la pelouse est beaucoup plus attrayante que celle que nous vivons habituellement entourés de nos bureaux. On peut aussi bouger en apprenant! Par exemple, on peut jouer à “J’ai…. Qui a…?” en demandant aux élèves d’échanger leur place à chaque fois. Quand on travaille le féminin des noms : “J’ai une fille, qui a un cheval?” Celui qui a la jument lève la main et ils échangent de place : “J’ai une jument, qui a un singe?” Les élèves sont attentifs et ont hâte de changer de place. Ajoutez un temps à battre pour plus de piquant.

Finalement, rappelez-leur qu’il ne faut pas lâcher et qu’il n’en reste plus gros. Plus tôt, je disais qu’on ne pouvait pas faire de miracle, mais juste par notre présence et notre bienveillance on peut encore faire la différence. C’est important pour eux de sentir que nous ne sommes pas déjà en vacances et que nous continuons de faire notre part. Comme à chaque année, une belle compétition se fera entre nous et le beau temps, mais cette fois-ci elle aura une saveur particulière. Si vous trouvez un moyen d’en faire votre allié, ce sera une situation gagnante pour vos élèves et vous.

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