• Elisabeth Nelson Dupré,  Enseignement positif,  Motivation,  Santé mentale

    Vivre le moment présent en enseignement


    Élisabeth Nelson Dupré

    Enseignante au primaire et au secondaire


    Depuis plusieurs années, on entend combien le métier d’enseignant est dévalorisé, combien les enseignants sont sous payés pour accomplir un million de tâches;

    Je me demande souvent comment ça se fait que, pour ma part, je sois autant épanouie dans ce métier…

    Tdah & anxieuse que je suis, j’ai réalisé que lorsque je suis en présence d’élèves, c’est l’instant présent qui compte le plus !!

  • Alexandra Coutlée,  Espaceprof,  Motivation,  Reconnaissance

    L’entourage de l’enseignant

    Ma grand-mère Florence aurait voulu être enseignante. Petite, elle en rêvait et quand est venu le temps de continuer ses études, son père lui a répondu qu’une femme n’avait pas besoin d’aller à l’école pour apprendre à changer des couches. Autre époque et autre mentalité. Quelle ne fut alors sa fierté que d’apprendre que j’allais exercer le métier dont elle avait rêvé. Elle me le dit régulièrement lorsque je la vois et ça me touche et me rend très fière, chaque fois. Fière non seulement d’être enseignante, mais de savoir que les filles ont maintenant le droit d’accéder à leurs rêves et à une éducation, de leur choix.

    Les gens de notre entourage sont souvent très fiers de ce que nous exerçons comme métier. Ils sont au premier rang de notre quotidien. Ils suivent autant nos joies que nos angoisses. Ils voient le VRAI nombre d’heures travaillées et le dévouement que nous dirigeons envers notre tâche et nos élèves. En ces temps où plusieurs enseignants souffrent du manque de reconnaissance, la reconnaissance et la fierté de notre entourage sont essentielles. Je pense à ma mère qui annonce fièrement que je suis enseignante lorsqu’elle me présente à quelqu’un. Je pense à mon conjoint qui m’écoute, m’appuie et contribue même à ma classe en déménageant des bibliothèques ou même en prenant en stage d’un jour un de mes élèves un peu démotivé qui avait besoin d’un objectif et d’une motivation de plus.

  • Alexandra Coutlée,  Espaceprof,  Lâcher prise,  Motivation,  Santé mentale

    Mieux vivre les séances de mutation et d’affectation

    La fin de l’année veut souvent dire mouvement et recherche de poste pour plusieurs enseignants. Pour certains, c’est un poste permanent qu’on veut délaisser pour un autre. On se lance et on attend cette séance pour voir si c’est possible de “muter” vers le poste ou l’école de notre choix et de changer de milieu. Pour d’autres, c’est la fin d’un contrat et les séances d’affections sont un moment stressant où on attend de voir ce qui s’offre à nous. Moment de stress, d’angoisse pour plusieurs, c’est aussi un moment de joie lorsqu’on obtient le poste qu’on convoitait.  

    Les séances, que ce soit la première ou la dixième fois, sont angoissantes. Lorsqu’on est devant l’inconnu, c’est toujours un peu inquiétant. Est-ce que le poste désiré sera encore disponible lorsque viendra notre tour? Est-ce qu’il restera quelque chose ou bien devrions-nous attendre octobre et faire de la suppléance? Lors des séances, la tension est palpable. Et que dire de l’ambiance lors des séances de type foire de l’emploi où les enseignants attendent dès l’aube devant les portes avec les chaises pliantes? Et quand le choix arrive, il faut faire vite, il faut trancher et espérer faire le bon choix.

  • Alexandra Coutlée,  Gestion du temps,  Motivation,  Rétroaction numérique

    La correction


    Alexandra Coutlée

    Alexandra Coutlée

    Conseillère pédagogique au primaire et au secondaire et fondatrice d’Espaceprof


    Ah, la correction. S’il y a bien une tâche lourde, mais incontournable dans la vie enseignante, c’est bien elle! Bien sûr, l’évaluation, et donc, la correction, est essentielle à l’apprentissage. En tant qu’enseignant, c’est un outil qui nous aide à adapter notre pédagogie, à voir ce qui reste à travailler, à voir quel élève a besoin de nous. Mais c’est tout de même une tâche lourde en termes de temps, mais aussi émotivement. Voir qu’un élève qu’on a accompagné en récupération n’a pas réussi l’évaluation, ça brise le coeur. Voir aussi que le concept qu’on a expliqué de dix façons différentes n’a pas été réussi à l’examen… c’est frustrant.

    Le temps mis sur cette correction peut aussi être lourd. Il est impossible pour plusieurs, vu le nombre d’élèves, le nombre d’évaluations et le nombre de copies, de tout corriger dans l’horaire de travail et donc la correction se fait souvent au détriment de notre vie personnelle et familiale. Corriger un dimanche matin? Bien oui… c’est la réalité des enseignants un peu partout dans la province. Alors, est-ce que c’est possible de mieux vivre ces moments de correction? Voici ce que les collègues que j’ai sondés avaient à proposer comme solution.

  • Alexandra Coutlée,  Espaceprof,  Motivation,  Reconnaissance,  Santé mentale,  Santé Physique

    Lettre ouverte au ministre de l’éducation

    Monsieur le ministre de l’Éducation,

    Je me présente brièvement. Je suis enseignante depuis une quinzaine d’années maintenant et j’adore mon métier. Par contre, je dois vous avouer que je suis essoufflée… et à certains moments, épuisée. Étant une personne positive et en mode solution, j’ai démarré Espaceprof afin de trouver, avec l’aide de mes collègues enseignants, des solutions dans le but de cesser d’être en mode survie et plutôt de mieux vivre ma profession. J’essaie donc de trouver des moyens d’aider mes collègues à persister et à s’épanouir en enseignement… tout en m’aidant moi-même.

    Je suis très heureuse de voir les mesures que le gouvernement veut mettre en place pour attirer de nouveaux enseignants. Nous avons bien besoin de relève et de meilleures conditions salariales aideront sûrement les nouveaux enseignants qui quittent beaucoup trop notre belle profession. Nos enseignants en place ont aussi besoin de soutien, d’aide et de reconnaissance. À quoi bon attirer de nouveaux candidats si ceux-ci passent leur année devant un collègue avec plus d’expérience, mais éteint, brûlé ou encore… en congé de maladie ! Les enseignants en place doivent aussi être soutenus afin d’être des modèles inspirants et de solides mentors pour ces enseignants débutants afin de leur donner envie de rester et de demeurer passionnés pour au moins 35 ans de service !

  • Alexandra Coutlée,  Espaceprof,  Gestion du temps,  Motivation,  Santé mentale

    Rester mais changer

    Pour plusieurs enseignants, c’est le temps de l’année où nous recevons nos tâches ou les contrats possibles dans l’école où nous sommes actuellement. Moment angoissant qui cause bien des émotions pour plusieurs! Le groupe de 4e année tant attendu a été donné à une autre collègue et on nous a donné de la 6e dont nous ne voulions pas. C’est à notre collègue qu’on a attribué le groupe d’anglais enrichi auquel nous étions convaincus d’enseigner à nouveau cette année et dont la planification était enfin à notre goût. Parfois, c’est même d’apprendre qu’il n’y aura rien pour nous du tout à notre école et que nous devrons recommencer ailleurs… et vivre avec l’incertitude pendant nos « vacances ».

  • Alexandra Coutlée,  Gestion du temps,  Motivation,  Santé mentale

    Faire le bilan de notre année scolaire

    Il peut sembler un peu précipité de parler de bilan de fin d’année alors que l’année n’est pas encore terminée…. et que la neige n’est même pas fondue encore. Mais je me rends compte chaque année que d’attendre juin pour dresser un bilan est toujours trop tard et que je suis un peu trop épuisée rendue là pour le faire. Au mois de mai, nous sommes tous en mode dernier milles de préparation d’examens et en juin, ce sont les sessions officielles d’examens, les sessions de correction, les surveillances et toutes les autres activités connexes à notre vie d’enseignants comme des galas méritas ou la collation des grades. Avril semble donc un bon moment pour effectuer le bilan de l’année scolaire.

    Si vous êtes comme moi, chaque début d’année arrive en force et ne permet pas beaucoup de temps de réflexion: nouvelle tâche, nouvelle planification, nouvelle année, nouveau local à décorer… Les quelques jours pédagogiques de début d’année passent si vite qu’on se met rapidement à la tâche en mode automatique. Pourtant, chaque fin d’année, je me dis que je vais continuer de mettre en place la routine gagnante qui a fonctionné pour mes débuts de cours ou que je dois ajuster ce projet coup de coeur, car il était presque parfait sauf une ou deux questions à retirer. Je me promets de ne plus m’embarquer dans un certain comité qui m’a causé de la frustration et je me dis qu’il faudrait bien me souvenir de passer plus de temps avec ces collègues positifs qui me font toujours du bien.

  • Alexandra Coutlée,  Décrocher,  Lâcher prise,  Motivation,  Santé mentale,  Santé Physique

    Prendre une pause de l’enseignement

    Prendre une pause et du recul nous aide parfois à voir les choses plus clairement. Lorsqu’on a le nez collé dans le quotidien, avec ses hauts et ses bas, il est parfois difficile de trouver de nouvelles solutions. Aussi, parfois, c’est notre vie familiale ou même notre corps qui nous demande une pause. Cette pause peut être une journée de congé, un congé de maladie, mais il existe aussi d’autres types de pause.

    Il est possible pour un enseignant de prendre une pause de l’enseignement pendant un certain temps sans être en congé de maladie. Cette solution n’est peut-être pas possible présentement pour vous parce que vous n’êtes pas encore un enseignant permanent ou encore parce que ce n’est pas le bon moment financièrement, mais savoir que ça existe peut faire réfléchir.

  • Alexandra Coutlée,  Motivation,  Santé mentale

    L’importance de bien s’entourer

    Nous passons plusieures heures au travail, souvent plus d’heures qu’avec notre famille et nos amis. Il est donc essentiel que ce temps passé au travail soit agréable et cela passe par le plaisir que l’on a entre collègues. En fait, certains sondages disent même que les gens considèrent l’ambiance au travail plus importante que les avantages sociaux ou même le salaire. Certains seraient même prêts à rester en poste malgré un emploi qui leur plait peu si l’ambiance avec les collègues est bonne.

    De bons collègues, qui nous font décrocher, nous font rire, nous appuient et sont là quand ça ne va pas, c’est essentiel pour mieux vivre dans n’importe quel emploi, mais assurément dans le nôtre. Il faut donc briser l’isolement si c’est notre mode de fonctionnement quotidien!